GARDEL — GARDE NATIONALE
la garde mobile, et ces bataïllons disséminés sur le territoire français, ne tardèrent pas à étre dissous.
Le gouvernement impérial ayant senti la nécessité, après la bataille de Sadowa, d’accroitre l'effectif de notre armée, le maréchal Niel, ministre de la guerre, proposa l’établissement d’une garde nationale.mobile. En conséquence fut présenté, le 8 mars 1867, au Corps législatif, et adopté le 14 janvier 1868, un projet de loi, qui portait : « La garde nationale mobilecomprend, outre lesjeunes gens appelés qui ont accompli quatre ans dans Ja réserve, les jeunes gens qui ont obtenu l'exonération du service et ceux qui se sont fait remplacer. La durée du service est de cinq ans. La garde nationale mobile, organisée, par département. en compagnies, balaillons, escadrons el batteries, estdestinée, comme auxiliaire, à la défense des places fortes, des côtes el des frontières; elle est soumise à des exercices dont la durée ne peut excéder quinze jours par an, et qui se font au chef-lieu du département, de l'arrondissement ou du canton. Les jeunes gens de la garde nationale. mobile peuvent contracter mariage sans autorisation. » La garde nationale mobile au complet devait comprendre 318 bataillons d'infanterie, 123 batteries d’artillerie el 5 compagnies de pontonniers. L'uniforme élait très-simple: la tunique sans taille et sans épaulettes, le pantalon de même ordonnance que celui de l'infanterie de marine, les buflleteries noires comme celles de la ligne.
Après la déclaration de guerre à la Prusse, le 15 juillet 1870, un projet de loi portant appel à l’activité de la garde nationale n.obile fut adopté immédiatement. Sachant à peine, pour Le plus grand nombre, manier un chassepot, incomplétement organisés et mal équipés, les gardes m:0biles allèrent, au chant de la Marseillaise, rejoindre les camps qui leur étaient assignés. Les bataillons de Paris, d’abord envoyés au camp de Chälons, où rien n’était préparé pour leur installation, et où ils se livrèrent à quelques actes d'insubordination, furent rapprochés ensuite de leurs familles et réunis au camp de Saint-Maur. Un arrêté du ministre de la guerre, en date du 1°’ septembre, appela 100,000 gardes mobiles des départements à Paris; un décret du 9 septembre éleva leur solde à 1 fr. 50 par jour, chiffre de l'indemnité allouée aux gardes nationaux sédentaires. On les avait d’abord logés chez les habitants, mais bientôt, alin de les garantir contre l’inüiscipline, on leur construisit des baraquements considérables au Champde-Mars, à l'Esplanade des Invalides, sur les boulevards extérieurs. Les mobiles, ou, pour reproduire le langage que parlaient alors les gamins de Paris, les moblots, donnèrent, dès le 19 septembre, l'exemple d’une courageuse ténacité à l'affaire de Châtillon, ils se distinguèrent ensuite à Bagneux, à L'Hay, à Champigny, à Montretout, etc. Le 22 janvier 1871, ils furent obligés de défendre l'Hôtel de ville par les armes. Ce fut la fin de leur histoire à Paris. L’attitude des mobiles en province ne fut pas moins digne d’éloge. Les généraux Chanzy, Faidherbe, Bourbaki, se sont à plusieurs reprises loués des mobiles, de ces jeunes soldats que l’ennemi traitait de collégiens, mais qui ont rarement fléchi, et qui en certains cas ont montré beaucoup de vigueur.
Aussitôt que l’Assemblée nationale eut ratifié les préliminaires de paix, la garde nationale mobile fut renvoyée dans ses foyers, à l'exception d’une partie des mobiles du midi, qui reçurent l’ordre d'aller en Algerie, où sévissait alors une grave insurrection, Ils y restèrent jusqu’au commencement de juin, époque où le triomphe de l'Assemblée sur la Commune , et le relour des prisonniers de guerre, permirent aux troupes de ligne de les remplacer,
GARDE MUNICIPALE, Voyez GARDE pe Paris.
GARDE NATIONALE, A peine les état: généraux de 1789 s’étaient-ils consliluës en Assemblée nationale, pourexercer l'autorité législative, quela cour prit l'alarme et s’efforça d’inspirer aux représentants la terreur qu’elle éprouvait, Des régiments nombreux d'infanterie et de