‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 4)Chapitre 129 sur 552 · GARENNE — GARIBALDI · texte numérisé non relu

GARENNE — GARIBALDI

Autrefois le mot garenne avaitune extension plus grande : il signifiait tout bois ou bruyère où il y avait beaucoup de lapins. Le droit de garenne d’eau consistait à défendre la pêche dans les étangs, rivières, fleuves, sur lesquels il était

établi. Une garenne était encore un lieu près du château | d | corniche, et ornés de masques, de têtes d'animaux, parti-

que l'on soignait d’une manière plus particulière.

GARGANTUA, sorte de géant, héros d'un roman satirique composé par notre immortel À a belais. La plupart des commentateurs s'accordent à penser que sous les traits de Gargantua le facélieux écrivain a voulu peindre Frangois Ier, et Henri II sous ceux de Panlagruel.

Par antonomase, Gargantua se ditsubstantivement d’un gastronome à outrance, d’un mangeur sans frein ni mesure, d’un être insatiable, d’un homme, en un mot, que la nature a doté d'un appétit extraordinaire.

GARGANTUA (Palais de). Voyez DoLMEN.

GARGARISME (de yapyapitw, je lave la bouche ). On désigne par ee mot une préparation liquide destinée à agir sur les parties internes de la cavité buccale et du gosier. Les gargarismes n’ont ordinairement qu’une action locale ; du moins leurs effets généraux sont peu marqués, quoique la membrane muqueuse qui lapisse la bouche et le gosier soit fort sensible et garnie de pores absorbants très-nombreux ; l’action de ces liquides médicamenteux est toujours trop instantanée pour qu'ils puissent être absorbés et portés dans la circulation.

On prépare des gargarismes d’une foule de manières, et presque toutes les substances pharmaceutiques solubles ou simplement suüspendues dans l’eau ou un autre liquide ont été ou peuvent être administrées sous cette forme. Ainsi, il y à des gargarismes émollients, acidulés , astringents, toniques, calmants, détersifs, antisyphilitiques, antiscorbutiques , etc., selon qu’il entre dans leur composition tels ou els médicaments ayant les propriétés que nous venons d'indiquer. Les maladies qui réclament l'emploi des gargarismes sont les suivantes : les stomatites, les glossites, les Inflammations pharyngiennes, aiguës, simples ou coucnneuses ; les abcès des amygdales, l’atonie, le relâchementon la paralysie des organes gutturaux, leurs inflammations, celles du palais, de la luette, la procidence de cet organe, les aphthes, les ulcérations syphilitiques, scorbutiques, scrofu- Jeuses, enfin toutes les affections siégeant dans la bouche et le gosier.

Lorsque les gargarismes sont mis en usage, moins comme médicament que comme préparation hygiénique ou de propreté, on doit alors, pour augmenter leur action, contracter alternativement tous les muscles du pharynx, de même que ceux qui forment les parois des joues, particulièrement le buccinateur. Par ces mouvements et les contractions simultanées ou alternatives des organes buccopharyngiens, on fait circuler le liquide dans toutes les anfractuosités de manière à déterger toutes les surfaces gutturales. Mais lorsque les gargarismes sont administrés comme agents thérapeutiques , surtout dans les affections aiguës du gosier, il faut, pour ne pas les rendre plus nuisibles qu’utiles, laisser dans nn repos absolu les organes gutturaux, On doit donc se contenter de tenir le gargarisme dans l’arrièrebouche en renversant la tête eten évitant d’agiter le liquide : sans cette précaution, les contractions et les mouvements qu'on a l’habitude de faire augmentent l’irritation des parties enflammées, qui ont besoin de repos. C’est l'oubli de ce précepte qui a fait dire à plusieurs praticiens que les gargarismes étaient souvent plutôt nuisibles qu’avantageux dans lea inflammations de la gore, et qu’ils augmentaient la douleur au lieu de la diminuer. Si le siége du mal se trouvait borné à lacavité de la bouche, le malade, au lieu de renverser ia tête, se tiendrait sur son séant, de manière à rejeter plu factiement le liquide et à l’empêcher de pénétrer, soit dans l'æsophage, soit dans les voies aériennes ; on devrasurtout éviter d'avaler le gargarisme lorsque les substances qui le composent seront de nature à irriter les organes de la digestion. CoLouBaT (&e l'Isère),

DICT. DE LA CONVERS, == T, X

EE

GARGOUILLE. Cemot, employé au singuker, désigne

un trou, orné d’un mascaron, par lequel l’eau sort d’une fontaine ou d’une cascade ; c’est aussi une rigole de pierre, par où l’eau coule de bassin en bassin, dans un jardin. Les gargouilles sont les trous pratiqués dans la cymaise d’une

culièrement de lions, par où s’écoule l’eau des petits canaux taillée sur la corniche.

GARGOUILLEMENT. Ce mot se dit du bruissement que fait l’eau dans la gorge, dans l'estomac ou dans les autres viscères. Autrefois le mot gær'gouillement se prenait pour gazouillement ; il signifiait le bruit agréable que fait l'eau en coulant surles pierres et le sable; cette acception s’est perdue.

GARGOUSSE, autrefois gargouche et gargouge, cylindre creux, en papier ou en parchemin, destiné à con- {enir la charge de poudre d’une bouche à feu, de siége, de place ou de côte. Elle est toujours du tiers du poids du boulet. Ainsi, la gargousse d'une pièce de douze doit contenir quatre livres de poudre, et celle d’une pièce de dix-huit six liyvres, etc. Lorsque ce sac est en serge, il prend le nom de sachet; enfin, sile boulet ou la botte à balles y sont fixés, on nomime celte réunion cartouche à balles ou à boulet. On confond généralement dans la conversation les gargousses et les cartouches ; nous venons d’en expliquer la différence. La gargousse n’est absolument qu’un sac en papier collé, disposé au moyen d’un mandrin de la même dimension que le calibre de la pièce à laquelle la gargousse est destinée. Le papier fortest préférable en parchemin, qui a linconvénient de laisser au fond du canon des culots qu’il faut retirer avec le tire-bourre, pour éviter des accidents graves, teis que l’explosion de la nouvellecharge pendant que les servants refoulent encore. Dans l’origine on introduisait la poudre à nu dans l’âme des pièces, au moyen d’une grande cuiller, nommée Lanterne ; il en survenait de fréquents accidents, qui y ont fait renoncer.

On donne le nom de gargousier ou garde-feu à une boîte cylindrique, en bois léger ou en cuir fort, dans laquelle on renferme la gargousse pour l’apporter dans la batterie au premier servant chargé de l’introduire dans l’âme de la pièce. Les gargousiers varient nécessairement de dimension, suivant le calibre de la bouche à feu. MERLIN.

GARGUILLE (Gauriék). Voyez GAUTIER GARGUILLE.

GARIBALDI (Giuserre), fameux patriote et général italien, est né à Nice, le 4 juillet 1807, d’une famille de marins. Il entra de bonne heure dans la marine sarde. Impliqué dans une conspiration qui devait éclater à Gênes au commencement de 1834, il réussit à se refugier sur le territoire français, puis entra au service du bey de Tunis en qualité de capitaine de frégate; mais au bout de quelques mois se rendit dans l'Amérique du Sud. Il entra au service de la république de l’Urugnay, et obtint bientôt le commandement de l’escadre chargée d'opérer contre Buenos-Ayres. Montevideo ayant été bloqué par les forces navales de l’Angleterre et de la France, Garibaldi alla prendre part, comme comm andant d’un corps franc, à la guerre faite sur terre à Rosas, La nouvelle de la révolution dont l’Italie était devenue le théâtre ramena en 1848 Garibaldi dans sa patrie; et dans la guerre du Piémont contre l’Autriche il eut occasion de se distinguer d’une manière toute particulière au sud du Tyrol. Lorsque la république fut proclamée à Rome en 1849, il y reçut le grade de général de division, et fut victorieux dans plusieurs rencontres. Chargé pendant le siège de défendre le front de la place, il prolongea la lutte par son énergie. Quand la résistance devint tout à faitimpossible, il quitta Rome, à la tête de 2,500 hommes d'infanterie el de 400 cavaliers, et se faisant jour à travers les lignes françaises et autrichiennes, effectua sa retraite à San-Marin0, Où il arriva le 31 juillet. Il réussit ensuite à gagner les côtes de la Méditerranée et à s’embarquer pour les Etats-Unis. |

Après un assez long séjour à New-York, il passa en Californie, d’où en 1852 il partit pour la Chine comme capitaine d’un navire péruvien. Dans l'été de la même année, il éfait de retour au Pérou, où on l’investit du commandement en chef de l’armée péruvienne.

En 1854 il revint en Italie, et, retiré dans la petite île de Caprera, s’y oceupa d'agriculture jusqu’en 1858. Vers

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