‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 4)Chapitre 135 sur 552 · GARRICK— GARROT · texte numérisé non relu

GARRICK— GARROT

: rôle du roi Zear. Après la mort de Fielding, les amis de

ce célèbre romancier exprimaient dans un club le regret qu’on eût négligé de transmettre par la peinture à la postérité des traits que sans doute elle aimerait à connaître, Hogarth dit qu'il l'avait plusieurs fois, mais toujours inutilement, pressé de consentir à poser. Garrick observa alors qu’il ne serait peut-être pas impossible de suppléer à cet oubli, et que si Hogarth voulait prendre son crayon, il allait essayer de lui offrir la physionomie de leur ami commun, et sur-lechamp il présenta sur sa propre figure une ressemblance de Fielding qui parut si frappante, qu'Hogarth, bon juge assurément en pareille matière, n’hésita point à tracer à l’aide de ce singulier modèle l’esquisse unique qu'on ait du visage de l’auteur de Tom Jones.

La merveilleuse puissance que Garrick exerçait sur chacun de ses gestes, sur toutes les expressions de sa physionomie , explique comment il n’excellait pas moins dans la tragédie que dans la comédie. Cependant, c’est le second de ces genres qui était son triomphe. Sur les vingt-sept comédies dont il est l’auteur, quelques-unes se sont maintenues au répertoire jusqu’au jourd’hui, par exemple : The lying Valet, Miss în her teens, High life below stairs et The clandestine Marriagé, ouvrage composé en société avec Colman : on les trouvera réunies dans les volumes supplémentaires du British Theatre de Bell (Édimbourg, 1786); et elles ont aussi été imprimées à part (3 vol. Londres, 1798). Les Poelical Works of D. Garrick (2 vol., 1785) contiennent un choix de ces excellents prologues et épilogues, destinés à être, suivant l'usage du théâtre anglais, récités par un acteur t et après la pièce, de même qu’un choix de ses épitres à : et autres poëmes. Consultez The Correspondance of David Garrick with the most celebrated Persons of his time (2 vol. 1832); Davies, Memoirs of D. Garrick (1780); Murphy, The Life of Garrick (1799).

La femme de Garrick, Eva-Maria VeiceL, née le 29 février 1724, à Vienne, où elle débuta comme danseuse, sous le non de Violette, et où elle obtint de grands succès, fut engagée en 1744 à l'opéra de Londres. Garrick en était devenu éperdument amoureux, et l'avait épousée en 1749. ]l l’accompagna en 1760 dans une tournée sur le continent , et parcourut avec elle la France, l'Allemagne et l'Italie, recevant partout l'accueil le plus flatteur. Devenue veuve, elle repoussa les propositions de mariage de plusieurs grands seigneurs, du savant lord Montboddo entre autres, parce que, aux termes du testament de Garrick, elle eût dû perdre, en convolant à de secondes noces, la plus grande partie de l’importante fortune qu’il lui avait laissée, laquelle s’ésevait à plus de 70,000 liv. st.; et elle mourut à Londres, presque centenaire, le 16 octobre 1822, Parmi les nombreux legs qu’elle laissa par son testament, on remarque celui d’une paire de gants qui avait été portée par Shakespeare, et qu’elle légua à la célèbre mistress Siddons, sœur du grand acteur John Kemble.

GARROT, partie du corps de certains animaux , particulièrement du cheval, formée par les apophyses épineuses des huit premières vertèbres dorsales, 11 est placé au-dessus des épaules, et termine le col. Pour être bien conformé, il faut qu'il soit haut et tranchant. 11 en résulte dans le premier cas que l’encolure est plus relevée, et que la selle a moins de facilité pour couleren avant et incommoder les épaules. Dans le second cas, il est moins sujet à être blessé que quand il est trop garni de chairs,

GARROT, morceau de bois plus ou moins gros passé dans une corde, un lien quelconque, pour le serrer par une série plus ou moins grande de mouvements de torsion. C’est ainsi qu’on serre le garrot d'une malle d’une scie. Les chirurgiens, avant l'usage du tourniquet, se sont longtemps servi d’un petit instrument du nom de ga ot, et qui agissait à peu près de la manière que nous venons de dire, pour exercer sur les vaisseaux ouverts une compression capable d'en arrêter l'hémorrhagie. Ce mot est employé aussi dans le jardinage pour désigner un baton

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