‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 4)Chapitre 146 sur 552 · ZA · texte numérisé non relu

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che‘pasSalent pour funestes, combien ce côté devenait de mauÿais augure en toutes choses chez les Romains superstitieux. La gauche était considérée comme fatale, comme la région femelle , imbécile du corps humain, comme son pôle glacial, comme n’engendrant que le sexe féminin, etc.

Pour trouver une cause précise de la force ou de la faiblesse relative d’un côté du corps sur l’autre, il faut en scruter l’organisation. Le côté droit récèle un viscère volumineux, le foie, qui entraîne de son poids le corps, et qui détermine l’homme et les animaux à se coucher, à dormir de préférence sur ce même côté. D’ailleurs, lorsqu'on se couche sur le côté gauche, le foie pèse sur l’estomac, et aussi le cœurest comprimé ; ce qui gêne le mouvement circulatoire et rend la digestion plus pénible. De là viennent encore des rêves fatigants chez quelques personnes; l’instinct du malaise fait qu’elles se retournent même en sommeillant, alin de prendre une posture moins laborieuse pour leurs fonctions vitales. Or, les corps qui passent ainsi plusieurs heures de repos au lit sur le côté droit reçoivent nécessairement dans ses régions déclives une plus riche nutrition, un plus abondant afflux d’humeurs que dans le côté gauche, situé en dessus. Cela seul expliquerait pourquoi les bouchers trouvent toujours que le côté droit des bestiaux est le plus pesant, le plus charnu. En outre, le côté du foie est celui qui recueille presque tout le système vasculaire sanguin noir et l'appareil réparateur, les vaisseaux du chyle, les lymphatiques, pour se rendre dans la veine cave , où vient également aboutir la veine azygos. Il paraît donc évident que les moyens de nutrition étant plus abondants pour le côté droit que pour le côté gauche, lui donnent ainsi une supériorité de force et d’activité. J.-J. VIREY.

GAUCHE (Art militaire). Voyez Corps D'ARMÉE.

GAUCHE (Histoire parlementaire). Voyez CÔTÉ Droir, CÔTÉ GAUCHE.

GAUCHERIE, action d’une personne gauche et maladroite. 11 faut du temps pour façonner un domestique aux habitudes d'une maison; et jusque là que de gaucheries ne doit-on pas se résigner à lui voir commettre à chaque instant du jour! La gaucherie est aussi un manque d’aisance, d'usage du monde, de grâce et d’adresse. Les provinciaux, longtemps encore après leur arrivée à Paris, ont toute la gaucherie de nouveau-débarqués. Ce mot est familier, sans être trivial.

GAUCHOS, C’est ainsi qu'on appelle dans les provinces de la Plata les paysans fixés dans les pampas, où ils se livrent principalement à l'élève du bétail. Encore bien qu’ils se considèrent comme blancs et soient très-fiers de ce titre, ils appartiennent pour la plupart à la classe des métis, ef, par leur commerce avec les femmes indiennes, contribuent à rapprocher de plus en plus la population des provinces intérieures du type des habitants aborigènes. Comme ces rudes enfants de la nature , les gauchos n’ont que peu de besoins. Vivant sous un climat qui dispense l’homme de se pourvoir d’une habitation et de vêtements chauds, ils se contentent de misérables huttes construites en roseaux et en argile, contenant peu ou point de meubles en bois, parce que dans ces vastes plaines, où ne s’élève pas un seul arbre, et où la vue se perd comme sur un océan sans rivages, la dépouille des bœufs doit le plus souvent tenir lieu de plancher et d’aire, Au lieu d'objets en fer destinés à consolider, on s’y sert avec beaucoup d’art et d’habileté de lanières de cuir. Un pareil ameublement, on le conçoit, se transporte aisément, ou, s’il vient à se perdre, peut être remplacé partout où l'on se trouve avec les produits même du sol; d’ailleurs, ce que le gaucho possède en fait d'objets irremplaçables et tirés des villes ou bien de l’autre côté de la mer, se réduit à si peu de choses, qu'il lui est toujours facile de l'emporter sur son cheval,

Pâtre et chasseur tour à tour, on voit le gaucho, tantôt faire paître d'innombrables troupeaux vivant dans un état à demi sauvage, tantôt se précipiter avec délire au-devant des mille périls de la chasse aux bôtes féroces, Sa dévorante

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