GAULOIS — GAUSSIN
Clovis ou Chlodwig anéantit les faibles débris.de la puissance rôfhaine, qui entre la Somme et la Loire continuaient encore sous Syagrius l'empire romain d'Occident. C’est par ce Chlodwig et ses descendants que la Gaule fut transformée en royaume des Franks. Le christianisme ne commença guère à se propager dans les Gaules que vers le milieu du deuxième siècle; mais ses progrès y furent si rapides qu’au commencement du quatrième siècle il y avait déjà des évêchés à Bordeaux, à Rouen, à Reims, à Cologne. Consultez Walckenaër, Géographie des Gaules Cisalpine et Transalpine (2 vol., 1826-1828); et Thierry, Histoire de la Gaule sous la domination romaine (Paris, 3 vol., 1828).
GAURA , idiôms des Garrows.
GAURE (Comté de), ancien pays du bas Armagnac, aujourd’hui dans le département du Gers, où il forme l’arrondissement de Lectoure, fut possédé d’abord par des comtes d’Armagnac, puis par la maison de Casaubon. Revenu ensuite aux d’Armagnac, il passa à la famille d’Albret, avec les biens de laquelle il fit retour à la couronne, Par la suite, il fut engagé au duc de Roquelaure. Le comté de Gaure avait pour chef-lieu Fleuranges. |
GAUSS (CuarLes-FréÉnÉéric), professeur d'astronomie à l’université de Gœættingue, l’un des plus grands mathématiciens de notre époque, est né le 23 avril 1777, à Brunswick, Dès son enfance il annonça de si grandes dispositions pour les sciences, que le duc Charles-Ferdinand de Brunswick voulut se charger seul de pourvoir à tous les frais de ses études. Ce fut en 1807 qu’il obtint sa chaire à l’université de Gœttingue. Dans la thèse qu’il soutint en 1799 pour obtenir le diplôme de docteur, il fit preuve de la sagacité de son esprit en soumettant à la critique les méthodes employées précédemment pour prouver la vérité des axiomes fondamentaux de l’algèbre, dont il donna une démonstration nouvelle et plus rigoureuse. Ses Disquisiliones arithmeticæ (Leïpzig, 1801, in-4°), ouvrage marqué au coin de la spéculation mathématique la plus élevée, et qui a enrichi la haute arithmétique des plus belles découvertes, signalèrent ses rapides progrès. Quand, au commencement de ce siècle, on découvrit de nouvelles planètes, Gauss trouva de nouvelles méthodes pour calculer leurs révolutions. Il les publia dans sa Theoria motus corporum cœlestium (Hambourg, 1809, in-4°), qui contribua beaucoup à donner une juste direction à lesprit de recherches qui caractérise notre époque dans les observations astronomiques. Sa Theoria combinationis observationum erroribus minimis obnoxiæ (Gættingue, 1823, in-4°) a aussi beauconp contribué aux progrès de la science.
Une fois que le nouvel observatoire de Goœttingue fut achevé, M. Gauss se consacra également aux observations astronomiques. Chargé par le gouvernement danois de continuer dans le royaume de Hanovre la mesure du degré, il découvrit à cette occasion la manière de rendre visibles les stations les plus éloignées au moyen de la lumière solaire réfléchie par un instrument de son invention, qu’il appela héliotrope. Il s’est plus tard activement occupé de recherches relatives à l’action du magnétisme terrestre, et à cet effet le gouvernement hanovrien lui a fait construire dans le voisinage de l'observatoire céleste un petit observatoire magnétique. C’est grâce à ses travaux dans cette partie du domaine de la science, et aussi à ceux de Guillaume Weber, notamment à la théorie qu’il a donnée du magnétisme terrestre, que cette doctrine si difficile a reçu une forme toute nouvelle. Ils sont consignés dans les Résultats des observations de la Société Magnétique, ainsi que dans l'Atlas du magnétisme terrestre, publiés en société par ces deux savants. M. Gauss s’est aussi occupé de la théorie de lagéodésie, qui lui a fourni matière à une série de dissertations, qui ne brillent pas moins par la profondeur de la pensée que par la pureté et la clarté du style. Il est mort le 23 février 1855, à Gœttingue.
GAUSSIN (JEANNE-Carnenne GAUSSEM, dite), célèbre actrice de la Comédie Française, naquità Paris en 1711.