GENÈVE
71 kilom.; sa plus grande largeur (entre Ouchy et Évian), de 14, Ce vaste bassin, dont la surface est de 170 kilom. carrés, s'étend de l’est au sud-ouest. Son élévation, audessus de la mer, est de 360 m.; sa plus grande profondeur de 318. On y comyte 21 espèces de poissons, dont quelques-unes sont très-recherchées , entre autres la truite et ses variétés, l'ombre-chevalier, la loche, la perche, le brochet. Les vents dominants sur le lac de Genève sont le vent du nord-est, appelé la bice, et le vent du sud-ouest; ils sont quelquefois très-violents et même danzereux. Les eaux du lac de Genève, qui ne gè!e jamais entièrement en hiver, sont d’une extrème limpidité et sujett s à une espèce de flux et de reflux, sensible surtout aux environs de Genève et qu'on appelle seiches ; de savants physiciens expliquent ce phénomène par les pressions inégales de la colonne atmosphérique sur la surface du lac. La beauté des rivages, dans le canton de Vaud, est célèbre à bon droit; ceux du littoral savoisien, où l’on remarque les romantiques rochers de la Meilleraie avec les gigantesques ontagnes de la Savoie pour encadrement, ont quelque chose de plus sévère et de plus sombre. Le lac de Genève recoit les eaux du Rhône, qui y entre à l’extrémité orientale, el qui en sort à l'extrémité opposée, et celles de 25 petites rivière. qui y ont toutes leurs embouchures, savoir : 5 sur la rive gauche et 20 sur la rive droite. Le volume d’eau que toutes ces rivières versent dans le bassin du Leman est, selon les saisons , plus ou moins considérable ; et ento:t temps le Rhône en fournit plus de la moitié, Il n’y a point d’ile proprement dite dans le lac de Genève, La navigation y est en général sûre et facile. Des entreprises de bateaux à vapeur desservent les principales localités du littoral.
GENEVE (Convention de). En 1862, quelques citoyens de Genève, préoccupés du sort des militaires blessés sur les champs de bataille, émirent la pensée de subvenir à l'insuffisance du service militaire dans les armées en campagne. Ils provoquèrent la réunion d’un congrès, qui se tint au mois d'octobre 1863, à Genève, et adopta les trois résolutions suivantes : 1° Obtenir des gouvernements la neutralisation complète du service de santé; 29 former en tous pays des comités permanents chargés de préparer des secours pour l'éventualité d’une guerre; 3° former des corps d’hospitaliers volontaires. On laissa les deux dernières résolutions au zèle des pays contractants , et la première fit l’objet d’une convention que signèrent, le 22 août 1864, les représentants de la France, du grand-duché de Bade, de la Belgique, du Danemark, de l'Espagne, du grand-duché de Hesse, de l’Italie, des Pays-Bas, du Portugal, de la Prusse, de la Suisse et du Wurtemberg. On lais:a le protocole ouvert, dans l'espoir que toutes les autres puissances accéderaient bientôt à cette convention, qui conciliait les devoirs de l’humanité avec les exigences des opérations militaires, et dont voici les articles essentiels : « Les ambulances et les hôpitaux militaires seront reconnus neutres, et comme tels, protégés et respectés par les belligérants. Le personnel des hô-
pitaux et des ambulances participera au bénéfice de la neu- "
tralité lorsqu'il fonctionnera, et tant qu'il restera des blessés à relever ou à secourir, Les militaires blessés ou malades seront recueillis et soignés, à quelque nation qu'ils appartiennent. Tout blessé recueilli et soigné dans une maison y servira de sauvegarde. Un drapeau distinctif et uniforme sera adopté pour les hôpitaux, les ambulances et les évacuations; un brassard sera également admis pour le per-
sonrel neutralisé. Le drapeau etle brassard porteront croix -
rouge sur fond blanc. » ' Tous les gouvernements adhérèrent à la convention de Genève, C'est dans la guerre de 1866, entre la Prusse et l'Autriche, qu’elle fat appliquée pour la première fois. Le comité central de Berlin se signala par une grande activité. La reine de Prusse se décora du brassard et le porta durant toute la campagne, A son exemple, près de six