‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 4)Chapitre 201 sur 552 · GÉODÉSIE — GEOFFROY · texte numérisé non relu

GÉODÉSIE — GEOFFROY

guerre longue et cruelle, mais sans résultats. Revenu plus tard à des seutiments plus pacifiques, il se rendit à Rome, en pèlerinage, et fut tué d’un coup de pierre en revenant dans ses États. La cause de cet assassinat, telle que la rapportent les historiens, est si bizarre, que nous devons la signaler ici. Une femme qui avait logé précédemment le roi et sa cour avait eu la douleur de voir une de ses poules chéries dévorée par un de ces oiseaux de proie que tous les grands seigneurs faisaient porter à leur suite par ostentation; le ressentiment qu’elle en conçut fut si grand, que le duc de Bretagne dut être sacrifié aux mânes de la poule.

GEOFFROI IL était fils de Henri II d'Angleterre. A peine son père lui eut-il fait épouser la fille de Conan IV, duc de Bretagne, dont elle était l’héritière, qu’il dépouilla son beau-père de ses États (1166). Un de ses cousins lui disputa pendant trois ans un duché dont la possession ne coûtait à Henri II, son père, qu’un aëte de traîtreuse déloyauté, mais depuis 1169 il n’eut. à lutter contre aucun compétiteur. Geoffroi rendit une loi célèbre, et que de son nom on appela l’assise de Geoffroi, par laquelle les biens des barons et chevaliers passaient à leurs fils aînés, au détriment de leurs autres enfants. Il fut un allié fidèle de Philippe-Auguste contre les ducs de Bourgogne et les comtes de Flandre et de Champagne; il se distingua vaillamment dans les guerres que le monarque français soutint contre eux, et vint mourir malheureusement à Paris, dans un tournois que Philippe-Auguste donnait en son honneur,

GEOFFROY ( Érienne-Louis ), fils d'Étienne-François GEorFrox ( célèbre médecin et professeur de chimie au Jardin des Plantes, de médecine et de pharmacie au Collége de France ), naquit à Paris en 1725. Médecin distingué comme son père, Geoffroy s’est surtout fait un nom dans les sciences naturelles : lentomologie lui doit d’heureuses modifications, entre autres la distribution des ordres de coléoptères d’après le nombre des articles des tarses: Il exposa sa méthode dans une Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris (Paris, 1762, 2 vol. in-4° ), La conchyliologie fut pour Geoffroy l’objet d’un travail analogue, dont il publia une partie en 1767. Il se montra anatomiste de premier ordre dans ses Dissertations sur l'organe de l’ouie de l’homme, des reptiles et des poissons (1778, in-8° ). IL avait aussi des connaissances littéraires, ainsi qu’en témoigne le poëme qu’il publia en 1771, sous le titre de Hygiene, sive ars sanilatem conservandi, traduit en prose française par le docteur Delaunay. Geoffroy mourut au mois d’août 1810. IL était alors doyen d’âge et de réception de l’ancienne Faculté de Médecine de Paris.

GEOFFROY (Juzien-Louis), l’un des créateurs du feuilleton ,etdesplus ingénieux critiques denotre époque, était né à Rennes, en 1743. Écolier distingué, d’abord des jésuites de cette ville, puis de ceux du collége de Louis le Grand, dans la capitale, les bons Pères, suivant leur usage, avaient eu soin de s'assurer une si excellente recrue. Lors de leur suppression, conservant seulement le petit collet, il entra, comme maître d'études, au collége de Montaigu, et devint ensuite précepteur des enfants du banquier Boutin, le riche et voluptueux sybarite. Les goûts assez mondains de Pinstituteur, qu’on appelait à tort l'abbé Geoffroy, s’accommodaient fort bien d’un emploi dont une des fonctions était de conduire souvent ses élèves au spectacle; elle lui procura en même temps l'occasion d'acquérir des connaissances dramatiques, qu’il sut depuis mettre à profit. Cette éducation finie, Geoffroy, agrégé à l’université, entra au collége de Navarre, puis au collége Mazarin, comme professeurs de rhétorique. Trois années de suite il avait obtenu un prix de l’université pour le meilleur discours latin : ce qui lui valut une honorable exclusion deg concours futurs; mais à l’Académie Française son É/oge de Charles V n’obtint qu'une mention honorable, et celui de La Harpe fut couronné, Indè iræ de l’un de ces célèbres critiques contre l'autre, qui s’accrurent plus tard par la jalousie de métier,

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