‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 4)Chapitre 214 sur 552 · GEORGES — GEORGES WEYMER · texte numérisé non relu

GEORGES — GEORGES WEYMER

Yarrivée de ces deux hommes d’État aux affaires ne tarda point à être suivie d'importantes réformes économiques. À la mort de Canning et par suite de la démission de Robinson, le roi confia la présidence du conseil à Wellington ; et en même temps que celui-ci se décida à faire adopter par la chambre haute la grande mesure de l'Émancipation des catholiques, ainsi qu’à opérer une modification sensible dans l'esprit qui jusque alors avait présidé à la politique extérieure du cabinet anglais.

En 1920 il avait octroyé à son royaume de Hanovre une constitution représentative , eten 1823 il avait restitué au duc Charles de Brunswick, dont jusque alors il avait été le tuteur, l'exercice de son droit de souveraineté, auquel l’appelait alors son arrivée à l’âge de majorité.

Dans les dernières années de sa vie Georges IV souffrit eruellement des tortures de la goutte et aussi des progrès d’une ossification du cœur. Ses douleurs le condamnèrent à vivre dans un isolement profond à Windsor, où il mourût le 26 juin 1830, couronnant par une vieillesse sans dignité une jeunesse sans moralité. Il n’a laissé aucun monument digne d’immortaliser sa mémoire. Georges était l’âme de la résistance des tories aux demandes du parti populaire; tous ses ministres repoussèrent constamment cette réforme parlementaire, qui n’attendait que sa mort pour triompher du mauvais vouloir de laroyauté et de l’aristocratie anglaise. Peut-être trouvera-t-on trop rigoureux le jugement que jai porté sur le roi qu’on a appelé le premier gentleman de la Grande-Bretagne; que je me suis trop appliqué à délayer les taches d’une jeunesse orageuse., Malheureusement l’histoire privée de ce monarque n'offre rien d’honorable qui puisse

réhabiliter des erreurs qui ont duré autant que sa vie. Sa fille Charlotte et son frère puiné, le duc d’York, étant morts sans laisser de descendance, il eut pour successeur sonsecond frère, quirégna sous le nom de Guillaume IV. Napoléon GazLois.

GEORGES V (FRÉDÉRIC-ALEXANDRE-CHARLES-ÉRNEST- Aveusre), roi de Hanovre, fils du roi Ernest-Auguste, et de Frédérique, princesse de Mecklembourg-Sirélitz, et cousin germain de la reine Victoria, est né le 27 mai (819, en Angleterre, où son père vivait alors, comme duc de

Cumberland. Une affection des yeux se déclara de bonne heure chez ce prince, et une opération, tentée en 1840 par le célèbre Dicffenbach, loin d’y porter remède, aggrava encore le mal, et lui enleva à peu près complétement la puissance visuelle de ses deux yeux. C’est à la suite de ce malheur, et aussi en raison de dispositions particulières des plus remarquables, que ce jeune prince, outre les études sérieuses qu'on lui fit faire, se livra de préférence et avec un remarquable succès à l’étude de la musique. Il s’est inême essayé avec bonheur comme compositeur. Par lettres patentes du 3 juillet 1841, son père ordonna que tant que le souverain du royaume se trouverait privé de la vue, les signatures qu'il serait appelé à apposer aux actes du gouvernement pour leur donner force d’exécution, seraient authentiquées par la présence de deux personnes choisies sur une liste de douze individus désignés à cet effet par le roi, et aslreints par un serment préalable à lui donner lecture, à haute et intelligible voix, de chacun des actes qu’ils soumettraient à son approbation, Pendant une absence que son père fit en Angleterre, en 1843, le prince royal fut chargé de la direction des affaires, sous l'observation de ces formalités et précautions. Le 18 novembre 1851, il monta sur le trône de Hanovre, et prit le nom de Georges V. Bien qu’il eût juré de maine tenir la constitution libérale du pays, il entra bientôt dans la voie de la réaction, et rétablit par voie d’ordonnancela charte de 1840. Forcé par la majorité parlementaire de changer de politique (1862), il dut aussi céder aux injonctions de la diète germanique, et réformer la constitution. En 1854, il s'était prononcé contre les puissances d'Occident en guerre avec la Russie; en 1864, il demanda l'occupation des duchés de l’Elbe, Absolutiste par principes

el dévoué à l'Autriche, il soulint sa cause en 1866, et mar- Cha avec son armée au-devant des Prussiens. Cerné par € ux ci à Langelsalza, il se vil réduil à capituler (29 juin). L’annexion du Hanovre fut accompl'e le 6 octobre suivant, et le roi Georges se retira à Vienne. Du reste, il avait eu soin de faire transporter à Londres la plus grande partie de sa fortune, qui estcon-idérable. De son mariage avec une princesse de Saxe-Altembourg, il a eu un fils, Ernest-{uguste, né le 21 septembre 1845, et deux filles.

GEORGES Le ( CHRISTIAN - GUILLAME - FERDINAND - ADOLPHE), roi des Grecs, né le 24 décembre 1845, est le second fils de Christian IX, roi de Danemark. Flevé à Copenhague, il entra dans la flotte, et obtint le grade de capilaine de vaisseau. Le trône de Grèce étant devenu väcant par la chute du roi Othon, il fut, sur la proposition de l'Angleterre, choisi pour lui succéder, le 30 mars 1863, par l’Assemblée nationale grecque, sous le nom de Georges. Un décret du 27 juin le déelara majeur. Il débarqua le 2 novembre à Athènes, arec le comte Sponneck, qu’on lui avait donné pour con:eiller; mais il fut obligé, en 1865, de le sacrifier aux exigences du parti Boulgaris. Dans l’automne de 1871, il fit un voyage en Ilalie et en Allemagne (voyez Grèce). Ce prince a épousé, le 27 octobre 1867, la princesse O/ga, fille aînée du grand-duc Constantin de Russie, née en 1851, et il en a eu deux fils et une fille.

GEORGES CADOUDAL, Voyez CapoupaL.

GEORGESTO W N, chef-lieu de la Guyane anglaise, avec 16,000 habitants et un évéché.

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