GIOBERTI — :GIORDANO
livre sur la Protologie ou science première, que la mort vint le frapper à l’improviste. Le 26 octobre 1853 , une attaque d’apoplexie foudroyante l’enleva à ses nombreux amis, Tous les partis, ceux-là même qui avaient montré le plus d’acharnement à accuser ses doctrines religieuses d’hétérodoxie, se sont accordés pour rendre hommage à ses vertus privées et à la pureté extrême de ses mœurs.
GIOBERTITE, carbonate desmagnésie, ainsi composé : Acide carbonique, 51,7 ; magnésie, 48,3. Sa densité est 3; sa dureté, 4,5. Douée d’un éclat vitreux, la giobertite se trouve disséminée en cristaux dans les roches magnésiennes, et en filons dans les roches serpentineuses, où elle accompagne fréquemment la magnésite, Le Salzbourg, le Tyrol et la Styrie sont les pays dans lesquels on la rencontre le plus communément. On observe la giobertite en masses compactes ou terreuses, au milieu des roches ophiolithiques de Hrubschitz en Moravie, de Baldissera et de Castellamonte en Piémont. La giobertite se dissout lentement à froid, et avec une faible effervescence, dans l’acide azotique. Quand les cristaux de giobertite sont purs, ce qui arrive rarement, ils ressemblent beaucoup à ceux de la dolomie; mais ils n'offrent point la courbure qui distingue souvent ces derniers; de plus, ils ne renferment pas de chaux. Souvent ils contiennent quelques centièmes d’oxydule de fer, qui leur donnent une teinte grise ou brunâtre ; ils appartiennent alors à la sous-espèce nommée breunérite. GIOCONDO (Grovaxni Fra), l’un des plus savants et des plus remarquables architectes de l’école vénitienne au quinzième siècle. Tout ce qu’on sait des circonstances particulières de sa vie, c’est qu’il était né à Vérone. Il possédait à fond les langues anciennes et les antiquités classiques ; et il nous reste, comme monument remarquable de l’activité qu’il déploya dans le domaine particulier de la science, une collection d'anciennes inscriptions dédiée par lui à Laurent de Médicis. Comme architecte, il travailla à Vérone, à Venise, à Rome et en France; mais on ignore combien de temps et à quelle époque précise il séjourna dans notre pays. À Paris, il construisit le pont Nofre-Dame. Dans les autres édifices qu'il y exécuta, il mélangea le style complétement italien de la renaissance, qu'il n'avait point encore osé aborder, avec des éléments français et allemands d’une époque plus récente, et fit usage des pignons en pointes, des ogives et des tourelles. A Venise, il mérila la reconnaissance publique en mettant à exécution les plans qu’il avait proposés pour donner une autre direction au cours de la Brenta, à l'effet de prévenir ainsi l’engorgement des lagunes. Irrité d’avoir vu la reconstruction du pont du Rialto, à la suite de l’incendie qui l'avait détruit, confiée à un autre architecte, malgré le beau plan qu’il avait composé par ordre du sénat, il se rendit à Rome, où il appert d’une lettre de Raphael qu’il travailla à la construction de l'église de Saint-Pierre. Cette lettre parle de lui comme d’un vieillard alors âgé de quatre-vingts ans; et il est vraisemblable que c’est à Rome que mourut le frère Giocondo, Enfin, à Vérone, il construisit un pont massif et le palais du Conseil, monument très-remarquable à tous égards. Giocondo, tout en se livrant à ses travaux d'architecture, ne laissait point que de s'occuper en même temps descience et de littérature, C’est ainsi qu'une heureuse trouvaille-lui permit de combler une grave lacune dans Pline le jeune. 11 donna aussi une nouvelle édition de Vitruve, et des aneiïens auteurs qui ont écrit sur l’agriculture, GIORDANDO ( Luc), peintre, naquit à Naples, en 1632, et fut élève de Joseph Ribera. fl reçut de très-bonne heure le sobriquet de Fapresto, soit à cause de la facilité avec laquelle il travaillait, soit plutôt parce que son père ne cessait de l’exhorter à faire vite. Enthousiasmé par tout ce qu’il entendait dire des chefs-d’œuvre qui décoraient la ville de Rome, il s'échappa dela maison paternelle, et vint dans la capitale des arts. 11 s’y lia d'amitié avec Pierre Berettini, qui avait aussi une grande facilité, Giordano fit ensuite des voyages à Bologne, à Parme, à Venise et à Florence ; partout il exécuta de nombreux travaux, et sa réputation prit