GIOTTO — GIRAFE
grand ouvrage, Sloria dei Papi(t852; 5 vol.). Ilest n.ort le 16 mai 1862, à Naples, où il dirigeait un journal,
GIRAFE (giraffe dans les anciens auteurs, de l'arabe Zerapha, girnafe, jeruffa). La girafe constitue dans l’ordre des ruminants un genre distinct, que Cuvier classe dans Ja série animale entre les cerfs et les antilopes ; et ce genre, qui ne renferme jusqu’à présent qu’une seule espèce (camelopardalis giraffa, Linné), s'éloigne assez de ses congénères du même ordre pour que quelques naturalistes aient voulu Périger en une famille distincte. La girafe en effet présente dans tous les détails de son organisation des singularités qui frappent l'observateur le plus superficiel par leur étrange nouveauté : la petitesse de la tête et la brièveté excessive du tronc, alors qu’on les compare avec la longueur démesurée du col et des membres, la disproportion apparente des membres entre eux , eten général la prédominance anormale des parties antérieures sur les parties postérieures, sont des caractères qui ont frappé tous les voyageurs, tous les naturalistes, et que la plupart d’entre eux se sont plu singulièrement à exagérer. Michel Baudier, gentilhomme languedocien, qui en 1623 dessina d’après nature une girafe, à Constantinople, ne craint pas d’avancer, en présence même de son dessin, qui le réfute, que le jambes de devant de la girafe sont de quatre à cinq fois plus longues que ses jambes de derrière; et Buffon luimême, suivant en cela trop fidèlement les erreurs des naturalistes ses prédécesseurs, affirme que chez'la girafe les membres postérieurs sont de moitié plus courts que les membres antérieurs. Or, il résulte de mensurations exactes que chez la girafe le garrot est plus élevé que la croupe de 0,48 seulement ; et dans cette différence de niveau, la longueur inégale des jambes elles-mêmes entre pour fort peu de chose, car l'humérus et le fémur sont sensiblement égaux, et si le radius dépasse de 0°,16 le tibia, le canon postérieur est de 0,05 plus long que le canon antérieur : ainsi, somme toute , la différence de longueur des membres antérieurs et postérieurs serait de 0®,11 au plus, différence minime chez un animal qui porte de 5”,25 à 6,50. Aussi, pour expliquer l'élévation anormale du train de devant, il faut tenir compte d’une multitude de circonstances concurrentes ; la hauteur des apophyses épineuses des premières vertèbres dorsales, la longueur démesurée de l’omoplate, la flexion habituelle des membres postérieurs et la tension constante des membres antérieurs, leur différence réelle de longueur, etc.
La tête de la girafe, petite, fine et allongée, rappelle assez, par ses formes générales, la tête du chameau, mais elle offre aussi des caractères distinctifs très-saillants; deux prolongements frontaux solides , non caducs, constants chez les deux sexes, et recouverts par une peau velue qui se continue avec celle de la tête, s'élèvent parallèlement sur le front, et forment à la girafe des organes spéciaux, qui ne sont véritablement ni des cornes ni des bois : ces prolongements frontaux sont formés daus le jeune âge de deux
| portions, l’une interne’et spongieuse, l'autre externe et commano in Occidente (3 vol., Milan, 1846), enfin, pour faire | suite à l'Histoire universelle de Cant, sa Storia dei Lon- | : qui livrent passage aux artères nourricières : un troisième Dans la plupart de ces ouvrages Giovini à fait preuve d'une connaissance approfondie de la littérature romaine, !
puisse lui comparer pour la connaissance de l’histoire ec- | $ et lalangue est couverte de papilles cornées. Le pelage de la
clésiastique et des sciences théologiques.
En 1848 Giovini vint à Turin prendre la rédaction en chef de l’'Opinione. Les violentes attaques auxquelles il se livrait dans cette feuille contre le clergé et contre l'Autriche lui altirèrent, dans l'étéde 1850, deux mois de bannissement en Suisse. Depuis lors, il s’occupa à Turin de terminer gon
pacte, portions qui se confondent plus tard en une substance unique éburnée, percée à sa base par des ouvertures
tubercule osseux, formé par une excroissance spongieuse de l'os frontal, et quelquefois calleux, occupe le milieu du chanfrein , de telle sorte que la tête de la girafe paraît réellement tricorne. La mâchoire supérieure compte 12 molaires seulement , la mâchoire inférieure 12 molaires, plus 8 incivives, comme chez les chameaux, le chevrotain et quelques cerfs : toutes deux sont dépourvues de canines. La lèvre supérieure est très-mobile, très-allongée, mais entière et sans muflle,
girafe, ras et blanchâtre , est tout parsemé de larges taches phénicées, triangulaires, trapézoïdes, pentagonales ; fauves chez les femelles et les jeunes individus, ces taches deviennent presque nolres chez les vieux mâles. Une petite crinière, droite et composée alternativement de poils noirs