GLARIS — GLASGOW
nouvelle imposée alors à la confédération helvétique. Mais ;
ent sous le rapport du nombre, mais encore sous celui de !
laquelle les catholiques ne contribuaient plus guère que pour |
par se soumettre, après que la résistance organisée et nourrie : rupture formelle qui eut lieu alors de tous rapports hiérarchiques entre le canton de Glaris et l'évêché de Coire, et aussi au moyen de la déposition de quelques prêtres obsti- |
Aux termes de cetle constitution de 1836, qui fut revisée :
guille de Segnes, de 2,990 mètres d'élévation et percée d'un trou dit Trou de Martin, par lequel les rayons du soleil viennent éclairer le clocher du village cinq jours de l’année seulement (les 13, 14 et 15 mars, et les 24 et 25 septembre).
GLAS. On nomme ainsi le tintement lugubre, lent, mésuré, et sur une seule note uniforme, d’une cloche qui an- | nonce l’agonie ou la mort d’une personne : quand elle tinte l’agonie, elle demande des prières. Glas se prend quelquefois pour la cloche elle-même; on dit communément sonner un glas. L'usage et le nom de cette sonnerie viennent du Nord, dont les hautes cathédrales ont les premières suspendu des carillons dans les nues. Le mot glas, à cela | près des modifications de lettres voulues par les idiomes et | leurs dialectes, est général chez les peuples septentrionaux de la France : il paraît venir du celtique. DENNE-Banon.
GLASGOW, dans la hiérarchie administrative, la seconde, mais pour les développements de l’industrie et l'importance du commerce la première ville de l'Écosse, | chef-lieu du comté de Lanark ou de Clydesdale, reliée à Édimbourg par un canal ei par un chemin de fer, se compose d’une vieille ville, d’une ville neuve et de plusieurs faubourgs. Ces &erniers, ainsi que la partie basse de la vieille ville, d’un aspect généralement sale et misérable, où le jour est obseurci par la fumée épaisse de la houille en combustion et l’air tellement vicié par les émanations délétères des | fabriques de produits chimiques et autres, que souvent on ne peut pas le respirer sans courir risque d’être asphyxié, produisent sur le voyageur avec leurs masures et leur population en guenilles l’impression la plus triste. Le quartier où est située la nouvelle grande bourse est déjà plus sain et plus élevé; les rues en sont grandes, droites, propres, bien bâties et presque complétement exemptes de fumée. Mais la plus belle partie de la ville est la ville neuve, qui domine les deux autres quartiers, avec ses grandes et larges rues garnies de belles maisons en pierres de taille, et avec ses charmants squares. En fait d’édifices publics, il faut plus particulièrement mentionner la superbe cathédrale, dont la construction remonte à l’an 1133, les bâtiments de l’université, , Phôpital royal, assez vaste pour contenir de 12 à 1,500 ma-
lades, une maison d’aliénés parfaitement organisée, la prison avec une cour à colonnade, l'hôpital de la Madeleine, l’observatoire, construit en 1811; l'hôtel de ville, la bourse, | la banque royale et l’école d'équitation. On voit aussi à Glasgow trois statues équestres figurant Guillaume IT, Wellington et la reine Vicloria ; les statues en pied de Pitt, du général Moore, de Watt, de Robert Peel etde W. Scott; un obélisque, de 47% de hauteur, en l'honneur de Nelson, | et un monument à la mémoire de Knox. Il ya trois pares | destinés à la promenade : Green park, Queens’ park et Kelvingrove.
La ville est située de la manière la plus favorable pour le commerce, dans le voisinage des riches gisements houilliers du Lanarkshire et de ses importants hauts fourneaux ; elle est reliée à l’Atlantique par la Clyde et à la mer du Nord par le canal de la Clyde ainsi que par la rivière de Forth. Le commerce actif qu’elle fait avec l'Amérique du Nord et avec les Indes occidentales commença tout aussitôt après ! Jacte de réunion des deux royaumes en 1707, et provoqua les rapides développements de sa prospérité. Depuis lors le chiffre de ses importations de denrées coloniales et celui de ses exportations de houille et de produits de l’industrie locale ont été chaque année en grossissant; aussi la ville de Glasgow est-elle à bon droit regardée comme le granc' centre de l’activité commerciale de l'Écosse. Les vaisseaux d’un fort tonnage ne peuvent cependant pas arriver jusqu'aux quais de la ville; et comme la Clyde offre ici beaucoup de bas-fonds , force leur est de s'arrêter à Port-Glasgow, situë à environ 4 kilomètres plus bas que Glasgow.
Dans le cours du siècle dernier, Glasgow s’est créé dans sen sein même une nouvelle source de richesses par ses nombreuses fabriques; et on peut dire que sous le rapport de la diversité des vroduits, son activité industrielle et manu-
facturière dépasse celle de toutes les autres villes de la Grande Bretagne. En effet, on xencontre réunies dans les murs de cette ville les filatures de coton et les fabriques de cotonnades de Manchester, les fabriques d'impression sur calicot du Lancashire, les fabriques de lainage de Norwich, les fabri- * quesdechâles et de mousselines de la France, les filatures de soie et les fabriques de soïeries de Macclesfield, les filatures de chanvre de l’Irlande, les fabriques de tapis de Kidderminster, les forges et les fabriques de machines de Wolverhampton et de Birmingham, les fabriques de poteries et de verreries du Staffordshire et de Newcastle, et la construction de navires de Londres. On y trouve en outre d'immenses distilleries et brasseries, de grandes manufactures de produits chimiques, des teintureries, des blanchisseries , des tanneries, des papeteries , etc :, ete. C’est à Glasgow que, en 1793, Cartwright essaya pour la première fois d'employer la vapeur comme force motrice pour les métiers à tisser. En 1854fon y comptait 1,800,000 broches et 25,000 métiers à la méca nique, produisant en moyenne765,000 mètres.le cotonnades; plus 5,000 méliers aliant à la main, tant dans la viile que dans ses environs. On estime à 25,500,000 kilog. pesant la quantité de coton brut nécessaire chaque année pour alimenter les diverses manufactures de Glasgow. Le développement magnifique qu’y ont pris le commerce et l’industrie depuis une quarantaine d’années explique l'accroissement presque incroyable du nombre de ses maisons et du chiffre de sa population. Tandis que ce dernier n’était encore en 1801 que de 77,345, il s'élevait déjà en 1850 à 367,000 âmes, et 477,144 en 1871.
Giasgow peut d’ailleurs s’enorgueillir à bon droit des 1mportants établissements scientifiques qu’elle possède. Son université, fréquentée chaque année par environ 1,400 éludiants , fut fondée en 1451 par le roi Jacques II d'Écosse et par l’évêque Turnbull; comme celle d'Édimbourg, son organisation est la même que l’orgauisation des universités d'Allemagne. Dans ces derniers temps, elle a été considérablement accrue par les testaments de John Anderson et de W. Hunter. Dans l'établissement académique créé en 1796 par Anderson, et auquel il légua sa collection de livres , son musée et toute sa fortune, des cours publics d'histoire naturelle ont lieu à l’usage des dames et de ceux qui veulent avoir une idée générale des sciences sans pour cela avoir la prétention de les cultiver spécialement. Un cours particulier de ces mêmes sciences y est fait aussi pour les ouvriers. Hunter légua à l'université son musée, qui ne renfermait pas seulement des échantillons en minéraux, des préparations anatomiques et des médailles de toutes espèces, mais encore toute sa bibliothèque, remarquablement riche en livres et en manuscrits et contenant une foule de tableaux originaux des premiers maîtres. On estime à 150,000 liv. sterl. (3,750 ,000 fr. ) l'importance totale du legs de Hunter, qui a été placé dans un édifice de bon goût, construit à cet effet Glasgow possède en outre un séminaire où sont instruits cinq cent vingt jeunes gens, une académie des beaux-arts, un grand établissement typographique, exclusivement consacré à l'impression de la Bible, et depuis 1819 un magnifique jardin botanique.
GLATZ ( Comté de), situé dans la Silésie prussienne, où il forme les cercles de Glatz, de Neurode et d’'Habelschwerdt, de l’arrondissement de Breslau, comprend une superficie d'environ 21 myriamètres carrés et une population dé 164,140 habitants, professant pour la plupart la religion catholique, 11 changea jadis fréquemment de maîtres, parmi lesquels on voit figurer des rois de Hongrie et de Bohème. En 1453, Ladislas, roi de Bohême, permit à Georges Podiebrad, qui en était alors gouverneur, et qui plus tard devint roi, de racheter la seigneurie de Glatz à Guillaume de Leuchtenberg; et en 1462, l’empereur Ferdinand II l'érigea en comté en faveur des fils de Podiebrad, Ces derniers ayant partagé l'héritage paternel, le comté passa rapidement d’un seigneur à un autre jusqu'en l'année 1561, vù l’empereur Ferdinand le réunit à la couronne de Bohème,