GLASGOW — GLAUBER
‘peu près 0,56 de son poids d'eau de cristallisation, qu’il
dont il continua toujours depuis de faire partie jusqu’en 1742, époque où Frédéric le Grand s'en empara. Après en être momentanément rentrée en possession en 1760, l’Autriche dut se résigner à le céder définitivement à la Prusse par le traité de paix d'Hubertsbourg. |
Le chef-lieu du comte de Glatz est la ville du même nom, que protègent une citadelle et une enceinte fortifiée. Elle a (en 1864) 11,664 habitants. et fait avec l'Autriche un commerce très-actif de toiles, de cuirs, de draps et de linge damassé, Dans la guerre de Silésie, une capitulation la fit tomber, en 1742, au pouvoir des Prussiens. Dans la guerre de sept ans, Loudon s’empara de sa citadelle par surprise, En 1807, les troupes bavaroïises et wurtembergeoises avaient déjà enlevé le camp retranché qui en défendait l'accès, ef, « malgré la brillante défense de son commandant, le comte Goetz, qui avait épuisé toutes ses munitions, elles allaient s’en emparer, quand la signature de la paix de Tilsitt vint mettre un terme aux hostilités.
GLAUBER (JEAN-RonoLrue), chimiste allemand, né en 1604, à Karlstadt, vint se fixer en Hollande, à Amsterdam, où il tint une école publique d’alchimie, et mourut en 1668. 11 n’en a pas moins droit à ce litre de chimiste que nous lui donnons, à cause des nombreuses expériences qu’il fit et qui le conduisirent à de beaux résultats, entre autres à la découverte du sel auquel est resté son nom. La plupart de ses ouvrages, d’ailleurs, sont plutôt d'un charlatan que d’un savant. Tels sont : Furni novi philosophici (Amsterdam, 1648), où l’auteur traite de la transmutation des métaux; De Medicina universali, sive de auro potabili vero (Amsterdam, 1658), dont il suffit d’énoncer le titre; Miraculum mundi, etc.
GLAUBER (Sel de). C’est ainsi qu’on désigne encore très-fréquemment aujourd’hui le su/fate de soude, en commémoration du chimiste allemand qui le trouva le premier M en examinant le caputmortuum, ou, comme on le disait encore, la £erra damnata, résidu de la décomposition du sel marin par lacide sulfurique. Glauber fut si enchanté de sa découverte, qu’il nomma ce sel le sel admirable en y ajoutant son propre nom, pour le distinguer, sans doute du sel simplement admirable, qui n'était rien que le sel ammoniac. Lesel de Glauber a encore porté d’autres noms : on l’a appelé vitriol de soude, soude vitriolée, et enfin sulfate de soude, parce qu’il est une combinaison M de soude et d’acide sulfurique. On le trouve dans le commerce cristallisé d'une manière très-confuse en prismes allongés, transparents, à six pans , ordinairement cannelés, « terminés par un sommet dièdre. Il est soluble dans moins de trois fois son poids d’eau, fusible au-dessus de la chaleur rouge; et comme il renferme dans l'état de cristal à M
perd à l'air, il en résulte qu'il est fort efflorescent. Sa saveur, qui a d’abord quelque chose de frais et d’analogue à
la saveur du muriate de soude, finit par devenir très-amère, il existe en assez grande quantité dans la nature, où il se trouve dans les états les plus variés ; on le rencontre en dissolution dans les eaux de quelques fontaines, particulièrement dans celles qui contiennent du sel marin, ou bien combiné avec le sulfate de chaux , ou enfin dans les plantes qui viennent au bord de la mer, Suivant Kirwan, il est composé de 23,52 d'acide et de 18,48 de base, avec 58,00 d’eau ; anhydre, il est formé, suivant le même chimiste, de 51 d'acide et 44 de base. On obtient le sulfate de soude dans. les arts en décomposant le sel marin par l'acide sulfurique. Il est très-employé, surtout dans la fabrication de la soude artificielle; journellement, en médecine, on donne comme purgatif le sel de Glauber, quoiqu'on ne se fie plus guère aux propriétés ratraichaissantes que Cullen lui attribuait, M ni aux vertus fondantes que lui reconnaissait la vieille médecine, C’est un des sels neutres les plus usités, soit qu'on le prenne plusieurs jours de suite en dissolution, à la dose « de 8 ou 10 grammes, soit qu'on aille d’un seul coup jusqu'à 20, 30 ou 60 grammes, Le sel de Glauber est un purgatif «