GORE
tenus. Le lendemain les prisons du Kingsbench -t de Fleet furent forcées et incendiées; on réduisit en cendres un grand nombre de maisons, ainsi ge des distilleries d’eau-de-vie appartenant ax catholiques ; et on tenta même une attaque contre la banque et la douane. Ce ne fut que le 8, après des hésitations difficiles à comprendre, que le ministère se décida à comprimer l’émeute à l’aide de 15,000 hommes de troupes. Lord Georges Gordon fut artêté sous l’accusation de haute trahison; mais Erskine le fit acquitter par ce motif, qu'aucune disposition de la loi ne prohibait la présentation de pétitions par des masses de citoyens. Excommunié en 1786 par l’archevèque de Canterbury peur faits d'injures, il vint en France, où, en 1788, il fut condamné à cinq ans de prison , à l’occasion d’un pamphlet qu’il y publia contre la reine. Il se réfugia alors en Hollande, où lon dit qu’il embrassa le judaïsme. Au mois de décembre, le gouvernement anglais le fit arrêter, et conduire à Newgate, où il mourut, en 1793.
Georges, 5° duc pe Gorpon, né le 1°* février 1770, à Édimbourg, créé pair en 1807, du vivant même de son père, sous le titre de marquis de Huntley, fut nommé général en 1819, et plus tard chancelier d'Écosse. Dans la chambre haute, il se montra orangiste zélé et adversaire opiniâtre du cabinet Melbourne. A sa mort, arrivée le 28 mai 1836, la ligne mâle des ducs de Gordon s’est éteinte. Le titre de marquis de Huntley et de comte d’Enzie passa alors au comte Georges d’'Aboyne (né le 28 juin 1761 ), qui descendait de lord Charles Gorpox, fils cadet du marquis décapité en 1649; et qui avant la révolution de 1789 était connu à la cour de Versailles sous le nom de lord Sérathaven.
Sir Robert Gornow, diplomate distingué, frère puiné du comte d’Aberdeen , né en 1791, étudia à Oxford, et füt attaché en 1810 à la légation anglaise en Perse. Plus tard il fut nommé secrétaire de légation à La Haye, puis, en 1826, ministre plénipotentiaire au Brésil; en 1829, ambassadeur à Constantinople, où il rétablit les bons rapports que la fatale (untoward event) bataille de Navarin avait brisés entre l'Angleterre et la Porte. Rappelé par le ministère whig, il resta en inactivité jusqu’à ce qu'en 1841 Peel lui confia l'ambassade de Vienne, poste dans lequel il fut remplacé par lord Ponsomby en 1846. Rentré alors en Écosse, il mourut subitement, le 8 octobre 1847, à Balmoral, près d’Aberdeen
GORE (CATHERINE FRANCIS), née, en 1799, dans le comté de Nottingham, et mariée en 1823 au capitaine Gore, écrivit d’abord The two broken hearts et le poëme dramatique The Bond (1824). Elle se rendit ensuite sur le continent, et consacra alors son activité littéraire au roman et à la scène. Nous citerons plus particulièrement d'elle, en fait de romans : Lettre de cachet (1827); Hungarian Tales ; Women as they are (1830) ; Manners of the day ; Mothers and Daughters, a tale of 1830 (1831); The Hamäiltons; Mistress Armitlage, or female domination ; The Opera; Polish Tales ; Sketch Book of Fashion; Tuileries, a Tale; Mary Raymond, and other tales; The Heirs of Selwood (1838); The Cabinet Minister (1839); Greville (1841); Fascination; The manœuvring Mother; The Moneylender, The Banker's Wife (1842) ; The Birthright (1844) ; Peers and Parvenus ; The Debutante (1846); et Castles in the air (1847). En 1848 elle publia, sous le voile de anonyme, Cecil, roman tour à tour attribué à diverses notabilités, On a aussi d’elleun livre ravissant sur la eulture des fleurs : The Book of Roses, or rosefancier's manuel (1838) et une foule de Nouvelles disséminées dans les revues, les Keepsakes, etc. Elle a écrit pour le théâtre : The King's Seal, King O'Neil et Lords and Commoners, drames; The School of Coquettes (1831), comédie : le drame historique Dacre of the South (1841); enfin The Queen's Champion el The Maid of Croissy, pièces traduites ou imitées du français. Elle a fait preuve aussi d’un vrai talent comme musicienne dans la composition d’airs pour les mélodies de Burns, Mme Gore est morte le 29 janvier
1861, à Linwood (Hampshire), laissant des Mémoires.