D” CHARBONNIER
GORGE (Mal de). Voyez ESQUINANGIE.
GORGERIN, partie de l’armurve des anciens chevaliers et hommes d’armes, tenant au heaume ou salade, en faisant même souvent partie, et destinée à protéger la gorge contre les coups ou les traits de l’ennemi. Elle se composait d’une ou de plusieurs pièces mobiles, afin de ne pas gêner les mouvements du cou.
En termes d’aschitecture, c’est la petite frise du chapiteau dorique, entre l’astragale du haut du fût de la colonne et les annelets.
GORGIAS naquit vers le milieu du cinquième siècle avant J.-C., à Leontium (aujourd’hui Lentini), en Sicile, d’où il a été surnommé Le Léontin, pour le distinguer d’un autre Gorgias, général syrien du onzième siècle avant J.-C., et du riche Gorgias, l'ami d’Alcibiade et l’Apicius d'Athènes. Lorsqu’au milieu de la guerre du Péloponnèse, quelques villes de Sicile demandèrent aux Athéniens du secours contre la tyrannie de Syracuse, Gorgias Le Léontin fut député par ses concitoyens. L’effet de sa parole fut prodigieux : non-seulement on lui accorda par acclamation l’objet de sa demande, mais on le supplia de rester dans la ville où il avait conquis tant d’admiration. C’est ainsi que Gorgias fut enlevé à sa patrie et à la tribune : dans les écoles des philosophes, aux jeux publics de la Grèce, il se soutint à la hauteur de son début, par sa facilité à improviser sur tous les sujets. Il eut pour disciples Isocrateet Eschine. On lui reproche toutefois de l’emphase et de l’exagération, Il prolongea sa carrière au delà de cent ans. On trouve dans les Orateurs grecs de Reiske deux discours quilui sontattribués, l’Apologie de Palamède et l'Éloge d'Hélène. Platou a donné, sous le titre de Gorgias, un dialogue où il se moque des sophistes et des o ateurs, en se montrant grand orateur lui-même, ainsi que le remarque Cicéron. F. Harry.
GORGON, espèce de genre anfilope. Le gorgon (antilope gorgon) a les cornes semblables par fa courbure À celles du gnou, mais dirigées latéralement, en sorte que les pointes se rapprochent l’une de l’autre. Un peu plus grand que le gnou, son pelage est de couleur gris-brun, avec des