‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 4)Chapitre 308 sur 552 · GOTHS · texte numérisé non relu

GOTHS

de meme que des bandes d’Ostrogoths, commandées par Safrachet Alatheus, et que les Romains avaient repoussées de leur territoire, vinrent se joindre à eux. Valens périt le 9 août, dans la grande bataille qu’il leur livra sous les murs d’Andrinople. Ils portèrent alors le fer et le feu dans toutes ces contrées , et restèrent en possession définitive de la Mésie et de la Thrace. Après qu'Afhanarich, qui alors vint faire cause commune avec eux, eut traité de la paix avec Théodose le Grand, 40,000 Goths entrèrent au service des Romains.

Alaric, de la race royale des Baltes, réunit sous ses lois les diverses tribus qui après la mort d’Athanarich s'étaient rattachées à des chefs particuliers. En l’an 395 il rompit le traité; et ses expéditions, qui embrassèrent toute la péninsule de l’'Hæmus, eurent à partir de l’an 402 l'Italie pour but. Alaric mourut en 410, peu de temps après la prise de Rome. Depuis l’an 408 il s'était solidement établi en Italie. Son beau-frère A/aul f conduisit, en 412, la nation dans la Gaule méridionale, puis en Espagne, après avoir épousé, en l’an 414, Placidie, sœur de l’empereur Honorius; et il périt assassiné dans ce pays, après la prise de Barcelone, en 415. Un ennemi des Baltes, qui après lui s’empara du pouvoir suprême, périt assassiné sept jours plus tard; et la souveraineté fut alors déférée à WaLLiA, qui combattit avec succès en Espagne les Alains, les Vandales et les Suèves. Il refoula ces derniers dans les montagnes du nord-ouest de la péninsule; et les Romains lui témoignèrent leur reconnaissance en lui faisant abandon d’une partie de l’Aquitaine, où Tolosa (Toulouse) devint alors la capitale de l'empire des Visigoths, qui fut consolidé par Tuéovonric 1°", lequel trouva la mort en 451, dans les champs Catalauniens, où il vainquit Attila, et par son fils Tuorismunp. Celui-ci fut assassiné par ordre de son frère Taéonoric II, lequel à son tour périt de la même manière par ordre de son frère Euricn, qui du moins racheta ce forfait en gouvernant la nation avec autant de sagesse que de vigueur, de l’an 466 à l'an 484. Le premier il fit rédiger par écrit les lois du peuple goth; et il étendit son empire en Gaule jusqu’à la Loire et au Rhône, puis sur la côte (Provence) jusqu'en Italie. Arelale (Arles) devint sa capitale.

Son successeur, ALARIC II, qui fit rédiger à l’usage de ses sujets romains un abrégé du droit romain ( Breviarium Alaricianum), périt en l'an 507, à la bataille de Vouglé, près Poitiers, livrée au Frank Clovis, confédéré avec les Bourguignons, lequel lui enleva la plus grande partie de la Gaule. L'Ostrogoth Tnéoporic III, son beau-père, qui incorpora la Provence et Arles à son propre empire, conserva cependant aux Visigoths la possession de la Seplimanie sur laquelle régna le fils d'Alaric, AmALARIC, d’abord sous la tutelle de l’Ostrogoth Theudes. A sa mort, arrivée l’an 531, dans une bataille contre les Franks, l’antique race royale des Baites s’éteignit; et à partir de ce moment la souveraine puissance devint élective, ce qui provoqua souvent de grands troubles intérieurs. Le premier que l'élection en revêtit fut Taeupes.

En l'an 554, ATHANAGILD, secondé par une flotte byzantine, vainquit AciLa, qui s'était emparé du trône; mais les Byzantins s’établirent alors à demeure fixe sur la côte qui s'étend depuis Carthagène jusqu’à Lagos, et parvinrent à s’y maintenir, LÉoviciLp régna avec vigueur, de 569 à 586. Il fut victorieux dans sa lutte contre les Vascones (habitants de la Biscaye et de la Navarre), dont un grand nombre, fuyant devant lui, se réfugièrent au delà des Pyrénées (dans la Gascogne), et il comprima par la force ane révolte des partisans de la foi catholique, qui à l'époque des Romains s'était propagée en Espagne, qui commençait maintenant à se répandre aussi parmi les Goths ariens, et que son propre fils, HermÉnÉéGiLD, avait lui-même embrassée, Celui-ci fut fait prisonnier à Séville, après un siége de deux années. Relégué à Valence, il essaya de s'enfuir de cette ville, mais fut arrêté; et alors, ayant refusé d'abandonner le catholicisme, son père l’envoya au supplice. Les Suèves qui avaient fait cause commune avec lui furent soumis en

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