‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 4)Chapitre 366 sur 552 · GRECQUE — GRECQUES · texte numérisé non relu

GRECQUE — GRECQUES

de plus en plus vastes et appronfondies, Aristote, au zontraire, conduisit à une espèce de conclusion l’ensemble des idées émises jusque alors avec plus ou moins de précision : et en même temps il utilisa la masse des notions mises par lui en circulation r l’exploitation d téria e di , pour Pexploi es matériaux em:

ae et d’une richesse extrême qu'il avait à sa dispor sition.

Après lui, et dans la tension moins grande de la pensée spéculative, commence la troisième période de la philosophie des Grecs période de décadence, où à la place d’un progrès régulier se produisent tantôt une simple rénovation des anciennes doctrines, tantôt une foule de querelles, inutiles pour la plupart, du moins en ce qui touche l’époque qui vient immédiatement après, jusqu’à ce qu'enfin Ja croyance en la possibilité d’une science systématique s’évanouit, d’une part, devant le scepticisme, et de l'autre devant le fanatisme. Cette décadence se manisfeste déjà dans les deux écoles qui vinrent s'ajouter aux deux écoles préexistantes, celle de l’Académie et celle du péripatétisme, dans l’école épicurienne (voyez Éricune), et dans l’école stoïque, ainsi que dans les discussions qui surgirent au sujet de la possibilité de la science, entre les stoiciens et ce qu’on a appelé la nouvelle Académie (voyez ArCÉsiLas et CarnéAnE). Le probabilisme sceptique de la nouvelle Académie et l’éclectisme empirique, qui effacèrent peu à peu la vive empreinte des diverses écoles, étaient des signes de plus en plus manifestes de dissolution intérieure ; et la transplantation de la philosophie des Grecs chez les Romains n’amena en aucune façon, dans la participation prise par ceux-ci aux choses de la philosophie, une renaissance énergique de ce vigoureux esprit de recherche qui avait été le propre des grands philosophes de l’antiquité. Ainsi se termine le cercle parcouru par la philosophie des Grecs : avec le scepticisme, que Énésidème et Sextus Empiricus réduisirent à une espèce de méthode, déclarant, au profit des notions immédiatement utiles à la vie, que toute science n’est qu'illusion. D'un autre côté, au milieu de la triste fer. mentation des premiers siècles de l’Église chrétienne, surnagèrent les écoles néo-pythagoricienne et néo-platonicienne; elles essayèrent, en face du christianisme , de relever le paganisme mourant et retombant en ruines sur lui-même. Mais de même qu’extérieurement le foyer de la vie intellectuelle avait passé d'Athènes à Rome et à Alexandrie, l’école néoplatonicienne (voyez PLoriN) revenant, malgré son éclectisme, à Platonet à Aristote, se trouva beeucoup trop sous l’influence d'idées étrangères et surtout d'idées orientales, pour qu’on puisse la considérer comme la continuation de la culture scientifique particulière à l'antiquité classique.

GRECQUES (Monnaies). La numismatique ancienne désigne sous ce nom toutes les monnaies qui ne sont pas romaines, monnaies des peuples, villes et rois. Quand elles ont été frappées par les pays ou les villes avec leurs types propres, on les appelle aufonomes. Par contre, on désigne sous le nom d’impériales grecques les monnaies des villes qui reconnaissaient la souveraineté des empereurs romains et dont l’image y a été reproduite ; et sous celui de coloniales , les monnaies frappées dans les colonies romaines. Ces dernières se subdivisent en auonomes et en impériales. Le domaine de la numismatique grecque est par conséquent aussi vaste que riche. Il comprend toutes les monnaies frappées depuis l'invention du monnayage en Grèce et dans les pays où on ne parlait point la langue des Romains, comme la Grande-Grèce, la Sicile avant la domination romaine, l'Égypte, l'Asie, etc. On divise tout ce trésor numismatique, suivant sa valeur artistique, en diverses classes ou périodes, d'après le perfectionnement des frappes.

La première période renferme les monnaies frappées depuis l'invention du monnayage jusqu'au roi Alexandre 1” de Macédoine, c'est-à-dire depuis environ le septième jasqu'à la moitié du cinquième siècle avant J.-C. Les im6nnaies de cette période portent visiblement les traces de

Page 1