GRECQUES — GRECS
l'enfance de l’art; le métal employé est le plus souvent l'argent, rarement l'or. A cette époque le cuivre ne servait jamais à pareil usage. EE
La seconde période va d'Alexandre I‘ à Philippe II de Macédoine, c’est-à-dire de lan 454 à l'an 359 avant J.-C, La valeur artistique des monnaies devenait toujours plus grande, et approchait de la perfection. On en frappait en or, en argent et en cuivre, pourtant de ce dernier métal fort
eu.
de troisième période va de Philippe IX jusqu’à Auguste,
"c'est-à-dire à la création de l'empire romain, de l'an 359 à
l'an 30 avant J.-C. Le haut degré de perfection auquel l’art grec était parvenu à cette époque apparaît visiblement dans ces monnaies, qui sont d’une grande valeur artistique. Le plus grand nombre sont en or et en argent, mais il y en a aussi en cuivre.
La quatrième période comprend le temps qui s'écoula du règne d’Auguste à celui d'Adrien , c’est-à-dire de l’an 30 avant J.-C. à l'an 117 de notre ère, et où l’art fleurit à à Rome à mesure qu'il dégénérait en Grèce. L'extension de la domination romaine sur des pays où la langue grecque était en usage eut pour résultat de diminuer les monnaies grecques autonomes ; par contre, cette période est trèsriche en impériales et en coloniales grecques. Déjà les monnaies de cuivre l’emportaient sur celles d’or et d’argent, et l’art du monnayage dégénérait de plus en plus.
Dans la cinquième période, qui s'étend d’Adrien à Gallien ( de 117 à 260), et où Part grec était tombé complétement en décadence, on n’employa guère que le cuivre pour les monnaies, très-rarament l'argent.
Dans la sixième période, qui commence à Gallien, il n’y a que des monnaies de cuivre, et les monnaies gretques ne se composent plus guère que de quelques impériales.
L'unité du système monétaire grec était le drachme; on frappait des pièces de deux, de trois et de quatre drachmes; l'obole était une division du drachme, lequel en contenait six. On frappait des pièces de quatre, de trois, de deux et d’une obole: il existait aussi des demi-obples en argent. Il y avait encore des pièces de quatre, de tois, de deux et d’une obole en bronze, enfin des demi-obdles, des quarts et des huitièmes d’obole. Le nom de ces dernières pièces était glaucus. Le lepton, septième partie dun chalcus, et l'assarion, pièces de menue monnaie , initées du système monétaire romain, étaient moins en usaæ.
GRECS (arts chez les). La géométrie estla mère des arts, qui ne sont que l'imagination et l’ordre uris ensemble. Cette science , déjà si avancée sous Platon, avai depuis plusieurs siècles enfanté le plus beau comme le plus utile des arts, l'architecture. Les piliers carrés ,les rondes colonnes des Égyptiens, avaient été évidés; les trois ordres grecs avaient leurs proportions, leur place et leur emploi ; le dorique fut consacré à la solidité et à la simplicité; l’ionique à la volupté, dont ses volutes ftisées sont l’image, et le corinthien à la majesté et à la magnificence. En Grèce, le luxe des colonnes fut seul prodigué aux maisons des dieux ou temples, et aux théâtres, qui quelquefois y étaient adossés. Celles des grands citoyens, même dans les beaux temps de cette nation , étaient à peine remarquables fntre les autres. Les riches frontons, d'invention tout helénique, les frises ornées, les périptères ou portiques sur les quatre faces, les diptères , ou double rang de colonns, étaient l’apanage de la divinité. Ces temples ne recevant de lumière que par la porte; un mystérieux demijour régnait dans l'intérieur. Quelques-uns étaient entièrement ouverts par en haut. Dans la Grèce d'Europe, les temples et les édifices publics furent réduits à des dimensions proportionnées au peude superficie qu’occupait chacun des pétits États ; mais elles étaient relevées par l'harmonie de l’ensémble, l'élégance ou la richesse des détails, comme l’attestent à Athènes les ruines du Parthénon, sur les murs duquel ami de Périclès, Phidias, a laissé des vestiges irrécusables de son immortel ciseau. Au contraire, les immenses plaines de la
DICT, DE LA CONVERS, — T, X
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