GRENADILLE — GRENIERS D’ABONDANCE
gnésie, que Vauquelin n’a pas trouvée dans les autres variétés, Le grenat exposé à la flamme du chalumeau se fond trèsfacilement en un émail noirâtre. Les substances qui conslituent cette pierre sont : la silice, l’alumne, oxyde de fer, et quelquefois la chaux et la magnésie ; maïs ces deux oxydes ne sont pas indispensables à sa constitution.
Quand les grenats jouissent d’assez de transparence et de
dureté pour être susceptibles d’un bean poli et d’un certain jeu de lumière, on les taille, soit à facettes, soit en cabochon, pour la bijouterie. Quant aux grenats impurs, on les emploie avantageusement comme castine, quand on les trouve dans le voisinage des fonderies de fer : ils facilitent la fusion du minerai, et augmentent le produit de toute la quantité de fer qu’ils contiennent. Le grenat était un des cinq fragments précieux employés autrefois par la médecine. C. Favror
GRENELLE, bourg voisin de Paris, situé à l’ouest, au milieu d’une vaste plaine et qui, avant sa réunion à la capitale en 1860, comptait plus de 15,000 habitants. Centre d’une grande activité manufacturière , on y fabrique des chapeaux de paille, de l’asphalte, du bleu d'outre-mer, des cordages, des briques, des tuiles, du cuir, ete. C'était un lieu fort ancien et déjà connu des Romains sous le nom de Garanella (sarenne) ; l'emplacement qu’il occupe était occupé par un vaste lac, et sous le roi Robert des pécheurs y avaient fixé leur demeure. Le village actuel date de 1824, et fut constitué en commune en 1830. Ce qu'il a de plus remarquable comme monument, c'est le fameux puits artésien ditpuits de Grenel!e, profond de 545 mètres et inauguré le 26 février 1841. Sous la révolution, en 1794, Pexplosion de la poudrière de Grenelle causa la mort de quelques centaines de personnes, et quelques jours après le camp d'instruction , qui y avait été installé, fut attaqué de nuft par un millier de royalistes qu’on mit facilement en déroute.
GRENIER, C’est l'étage le plus élevé d’une maïson, celui qui est immédiatement sous le comble. Dans les exploitations rurales, il est destiné à serrer les fourrages et les grains. Le grenier d'une ferme employé à ce dernier usage reçoit le nom de chambre à b lé. Mais le commerce à besoïn de greniers plus vastes, qui doïventrépondreaux mêmes exigences. Le grenier perpendiculaire, inventé par lagronome sir John Sinclair, semble être celui qui offre le plus d'avantages. H consiste en un bâtiment carré, dont la hauteur égale deux fois la largeur, Legrain y est introduit par une lucarne supérieure. Ce système a été perfectionné en 1858 par M. Pavy, agriculteur français.
GRENIERS D’'ABONDANCE. Vastes édifices où
l’on amasse et où l’on conserve des grains pour subvenir aux besoins publics en temps de disette. Ce n’est guère que dans les capitales et dans les villes populeuses que lon construit des greniers d’abondance. E’un des premiers soins de toute société constituée est de S’assurer d’abord les nécessités premières : aussi les greniers d’abondance, qui en sont un moyen naturel et simple, sont-ils d’un usage antique et universel, Cependant, il s'en faut que cet expédient soit pratiqué dès le berceau des nations : nous voyons presque fous les peuples de l’antiquité et du moyen âge <ubir une foule de famines et de disettes cruelles avant d'arriver même à ce degré imparfait de prévoyance sociale; comme si en toutes choses l'enseignement et le progrès humain dussent se faire par des souffrances séculaires !
L'Égypte, déjà si vieille au temps de Joseph, semble
avoir dû le premier usage des greniers d’abondance aux conseils et à l'administration de ce patriarche, Tout le monde a pu lire dans la Bible l'explication des songes de Pharaon, Joseph avait remarqué que les années stériles et les années fertiles alternaient périodiquement sur les bords du Nil. 11 amassa pendant sept ans la cinquième partie des grains d'Égypte, et les resserra dans les villes : «Savoir, en chaque ville les vivres d’alentour; » et quand vinrent les années de famine, + it ouvrit tous les greniers », ét distribua