‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 4)Chapitre 381 sur 552 · GRETNA-GREEN — GREUZE · texte numérisé non relu

GRETNA-GREEN — GREUZE

François It", roi des Deux-Siciles, marié, le 7 mai 1836, à Pénélope-Caroline Smith ; enfin, à la date du 5 novembre 1845, les noms du capitaine de hussards Ibbetson et d’Adela Villiers, fille du comte de Jersey. Paul Tiy.] En 1857 un acte du parlement interdit formellement ces unions iliicites. s GRETRY (Anoré-Ernesr-MoDEsTE), né à Liége, le 11 février 1741, de parents pauvres et obscurs , chez lesquels la profession de musicien était héréditaire, fut placé en qualité d'enfant de chœur à Saint-Denys. « Je demandai à Dieu, dit-il, qu'il me fit mourir le jour de ma première communion si je ne devais être honnête homme et bon musicien. » Le ciel entendit la naïve prière de cet enfant. Grétry se rendit aussi estimable par ses qualités privées et sa conduite morale que digne d’admiration par ses talents et son génie, Aussi sa carrière fut belle! Piccinni l’applaudit à Rome, Voltaire accueillit sa jeunesse, prédit sa gloire, et voulut faire pour lui des opéras-comiques; J.-J, Rousseau copia sa musique, Aroaud et Suard protégèrent son début, Marmontel le ‘produisit sur la scène, Grimm et La Harpe l’appelaient le premier des compositeurs dramatiques. En effet, s’il n’a pas travaillé dans le genre le plus difficile et le plus noble, si sa musiquen’est pas aussi énergique, aussi savante que celle de bien d’autres compositeurs, s’il n’a pas appelé à son secours l'artillerie de l'orchestre, quelle musique est plus vraïé, dit plus juste les paroles suivant leur déclamation naturelle, est plus fraîche, plus spirituelle, plus variée et plus chantante? On lui reprochaït des fautes d’harmonie : « Je sais que j'en fais quelquefois, répondait-il ; mais je veux les faire, » Revenu d’Italie, il apporta en France ce goût de mélodie simple et pure dont Philidor, Duni et Monsigni semblaient seuls y avoir eu le secret. Ze Huron commença sa réputation, et une foule de charmants ouvrages, qui se succédèrent avec rapidité, l’établirent chaque jour sur des fondements plus solides. Lucile, Le Tableau parlant, Silvain, Les Deux Avares, Zémire et Azor, La Fausse Magie, Le Jugement de Midas, L'Amant jaloux, Richard Cœur de Lion, L'Épreuve villageoise, La Caravane, Panurge, charmeront toujours les oreilles musicales, en offrant en même temps des sujets d’étude aux compositeurs assez cléments pour convenir que dans un opéra le poëme est quelque chose et a même le droit de commander la musique. Au reste, la théorie de Grétry a été exposée par lui dans un ouvrage où il raconte sa vie avec candeur, avec bonhomie, et où il apprécie ses ouvrages avec autant de finesse que de franchise. Mais quand il vise à la philosophie, la lecture de ses Æssais devient ennuyeuse et pénible, ce qui doit nous faire moins regretter les Réflexions d'un Solitaire, dont il avait achevé le sixième volume peu de temps avant de fermer les yeux. 11 mourut le 24 septembre 1813, à Montmorency, où il avait acheté la petite maison qu'avait longtemps avant lui habitée J.-J. Rousseau, et à laquelle est resté dans le pays le nom d’'£rmilage. Il avait légué son cœur à sa ville natale, Le mari d’une de ses nièces refusa de céder ce legs : il y eut à cette occasion un procès qui ne se termina qu’en 1828, et où les magistrats de Liége ne furent pas toujours traités avec impartialité par leur adversaire. Enfin , ils se justifièrent d’une manière éclatante, et un monument confié au ciseau du sculpteur Geefs a payé au grand musicien qui n'est plus la dette de ses compatriotes. De REIFFENBERG. GREUZE (Jean-Baprisre), peintre français, né à Tournus, vers 1725. Ce délicieux peintre de genre laissa deviner de bonne heure le penchant irrésistible qui l’entratnait vers son art, Aussi n’était-ce que discussions perpétuelles avec son père, qui avait juré de faire de lui un bon commerçant. Tout fut mis en usage pour le faire renoncer à ses projets d'avenir; rien ne put dompter ce caractère opiniâtre et déterminé, Son père, lassé de combattre un parti pris, le confia, fort jeune encore, à un nommé Grandon, peintre de portraits, qui allait à Lyon, et qui plus tard, partant pour Paris, ne manqua pas d'emmener son élève, qui annonçait

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