GROUCHY — GROUP
et investi du commandement des 7°, 8°; 9° et 10° divisions militaires. 11 eut à diriger les opérations contre le dnc d’Angoulême, l’armée royale et les rassemblements du midi; ensuite il organisa la défense à l’armée des Alpes, Appelé à faire partie de la grande armée, il y fut chargé du commandement supérieur de la cavalerie de réserve. Après la bataille de Ligny, 16 juin 1815, il se mit à poursuivre, avec 34,000 hommes et 100 pièces de canon, la retraite de l’armée prussienne aux ordres de Blücher. Pendant qu’il attaquait en conséquence, le 18, le général Thielemann à Wavre, l’empereur livrait la bataille de Waterloo. L'avis unanime des juges les plus compétents est que Grouchy fut la cause du désastre qu’essuya l’armée française dans cette fatale journée , parce qu’il ne s’aperçut pas que trois corps d'armée prussiens s’avançaient sur les lignes de Waterloe : pour prendre Napoléon en flancet en arrière, tandis que Thielemann seul restait à Wavre avec une quinzaine de mille hommes. Grouchy entendit bien le bruit du canon dans la direction de Waterloo et fut mis en demeure par les généraux placés sous ses ordres, notamment par Gérard, d’avoir à marcher vers ce point; mais il cruf devoir persister à exécuter à la lettre les instructions que l’empereur lui avait données le 17. Ce ne fut d’ailleurs que dans la soirée du 18 seulement qu’il reçut de Napoléon l’ordre de se rapprocher de l'aile droite de l’armée. Il préféra donc, faute dont les suites furent incalculables, conserver sa position vis-à-vis de Thielemann à Sart-à-Valain. Il se replia ensuite, toujours en combattant, sous les murs de Namur, sans savoir ce qu'était devenue la grande armée. « A Waterloo Grouchy s’est perdu, dit plus tard l’empereur à Sainte- Hélène; j'aurais gagné cette affaire sans son imbécillité. » Ayant appris à Rhétel l’abdication de Napoléon, il fit proclamer par son armée Napoléon II, puis envoya sa cavalerie recueillir les débris de l’armée sous Laon et Soissons, tandis qu’à la tête de l'infanterie il se portait sur Reims. Nommé par le gouvernement provisoire au commandement supérieur de tous les corps de la grande armée , il se rendit à Soissons, et conformément aux ordres du maréchal Davout, ministre de la guerre, ramena sous les murs de Paris l’armée, encore forte de 45,000 hommes. Quand les négociations pour la reddition de la capitale s’ouvrirent, il déposa son commandement, et quitta tout à fait l’armée.
Compris , à la seconde rentrée de Louis XVIIL à Paris, dans l'ordonnance de proscription en date du 24 juillet, il passa aux États-Unis. Mais en 1821 il obtint l'autorisation de rentrer en France, et vécut depuis lors comme simple lieutenant général en dispombilité dans sa terre de Ferrière, près de Caen, le gouvernement de la Restauration s’étant obstinément refusé à reconnaître la dignité de maréchal de France que lui avait conférée Napoléon pendant les cent jours. Élu membre de la chambre des députés par le département de l'Allier, à la suite de la révolution de Juillet, Louis-Philippe se décida enfin, en 1831, à le nommer maréchal de France, et l’année suivante il le comprit dans une fournée de pairs. Lors du grand procès politique des accusés d'avril 18%4, il refusa de prendre part aux travaux de la chambre constituée en cour de justice. Grouchy mourut le 29 mars 1847, à Saint-Étienne, au retour d'un voyage en Italie, où il était allé passer l'hiver. Il avait épousé en pre-
mières noces la sœur de Pontécoulant, et laissait trois enants : le général de division Alphonse, comte DE Grouceny, député, représentant de la Gironde à la Législative, sénateur, mort en 1864; le général de brigade Victor ne Groucuy, mort'en 1863, et Mm° d'Ormesson, Deux de ses sœurs, qui avaient épousé, l’une Condorcet, l'autre Cabanis, se sont fait remarquer par les grâces de leur esprit,
GROUP, terme de factage et de messagerie par lequel on désigne des masses plus ou moins considérables de numé: raire confiées par le commerce soit aux chemins de fer, soit aux messageries, où encore au roulage, pour être transpors tées d'un point sur un autre à l’effet d’y opérer des payes ments.