‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 4)Chapitre 410 sur 552 · GUATEMALA — GUÉBRIANT · texte numérisé non relu

GUATEMALA — GUÉBRIANT

térêt dramauque qu'us y Cherchaient, une lumiére souvent très-fausse, une touche maladroite à force d’être hâtée, firent douter non pas du savoir de l’artiste, mais de sa conscience et firent même méconnaitre à la foule les quelques qualités sérieuses qui survivaient à ce grand naufrage, La fécondite de cet artiste ne s’est pas ralentie avec les années ; les ex-!

- Positions universelles de 1855 et de 1867 ont reçu de lu

de nombreux ouvrages, GUE, endroit d’un fleuve, d'une rivière ou d’un cours d’eau quelconque, dont le fond est assez ferme et assez rapproché de la surface de l’eau pour qu’on puisse le passer à pied, ou à cheval, ou même en voiture. La profondeur d’un gué pour le passage des gens de pied ne doit pas excéder un mètre ; pour les hommes à cheval, 1*, 30; pour les voitures, s’il n’y a point à craindre que leur chargement ne soit mouillé 1", 30 ; et dans le cas contraire, de 6 à 7 décimètres. Presque toutes les armées ont franchi des rivières à gué. César ne put passer le Sègre qu'après avoir détourné une partie de ses eaux. À la guerre, on détruit les gués en creusant un fossé ou des trous en quinconce dans leur largeur , en les barrant par des pieux assez serrés à fleur d’eau, en les embarrassant de herses de laboureur, dont on place les chevilles en dessus, en y jettant des chausses-trappes et des arbres avec toutes leurs branches la cime tournée vers l’ennemi, ou, enfin, en faisant jouer des fougasses, dont l’explosion forme dans les gués des entonnoirs profonds. GUÈBRES, du persan ghebr, qui, de même que l'a rabe kafir dont il est vraisemblablement dérivé, et comme le mot turc ghiaour, désigne un infidèle. Les sectateurs de Mahomet appellent ainsi les débris des sectateurs de Zoroastre ou de la religion du parsisme, Ils forment un peuple errant et répandu dans plusieurs des contrées de l'Inde et de la Perse. Bannis, persécutés, maudits, objets de mépris, de haine et d'horreur, souvent traqués comme des bêtes fauves par leurs stupides bourreaux, ils vivent en général dans les bois, au fond des campagnes ; et s'ils osent approcher des habitations et des villes, ils n'ont d’autres retraites que les masures abandonnées ou Les tombeaux en ruines. Les guèbres sont le triste reste de l’ancienne monarchie persane, dont Alexandre sapa les fondements, et que les khalifes arabes , armés par le fanatisme, ont détruite, dans le septième siècle, pour faire régner le dieu farouche de Mahomet à la place du dieu pacifique et bienveillant de Zoroastre. Cette sanglante mission, dit un écrivain célèbre, força le plus grand nombre des Perses à renoncer à la religion de leurs pères ; les autres prirent la fuite, et se dispersèrent en différents lieux de l’Asie, où, sans patrie et sans asile, méprisés des autres nations, et invinciblement at tachés à leurs usages, ils ont jusqu’à présent conservé la loi de Zoroastre , la doctrine des mages et le culte du feu, comme pour servir de monument à l’une des plus anciennes religions du monde. Ils ont horreur de l’attouchement des cadavres, n’enterrent point leurs morts ni ne les brûlent ; ils se contentent de les déposer à l'air dans des enceintes murées, en mettant auprès d’eux une coupe de vin, quelques fruits et d’autres objets de consommation. Le prêtre qui préside aux funérailles les termine par ces mots : « Notre frère était composé de quatre éléments. Que chacun d'eux reprenne ce qui lui appartient : que la terre retourne à la terre, l'air à l'air, l’eau à l’eau, et le feu au feu. » Les guèbres de Perse s’adonnent presque tous à l’agriculture où aux arts mé: caniques. Ils négligent les lettres, le commerce et la profession des armes. Leur,couleur est plus basanée que celle des mahométans, parce qu’ils sont plus exposés aux fatigues. GUÉBRIANT (Jean-Barrisre BUDES, comte DE), maréchal de France, naquit en Bretagne en 1602, et fit ses premières armes en Hollande, Le fâcheux éclat d’un duel qu'il eut en 1626 l'obligea de sortir du royaume, Mais il y rentra dès que ses amis furent parvenus à apaiser la colère de Louis XIII, dont il avait nargue les édits; et en 1630 il

fut pourvu d’une compagnie, avec laquelle il alla rejoindre

l'armée en Piémont, Deux ans avrès, Louis XI lui con-

Page 1