‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 4)Chapitre 42 sur 552 · FUMIER »— FUMIVORE · texte numérisé non relu

FUMIER »— FUMIVORE

se trouve pour lui la source de l’aisance, du bien-être et même de ja richesse. Alors il pourra profiter des savantes leçons des maîtres : la masse des fumiers utilisés sera doublée. Qu'aura-t-il à faire pour arriver à ce but? 1° Creuser à une profondeur de 0,50 à 1 mètre, sur le point de la cour le moins éxposé au soleil et aux courants d'air, ou mieux au dehors, si la disposition des lieux le permet, une fosse proportionnée à la quantité probable des fumiers, sur un plan légèrement incliné ; 2° revêtir le fond d'une couche argileuse; 3° pratiquer à l’une des extrémités basses un tron pour servir de réservoir aux engrais liquides; 4° placer sur un point reculé, derrière Les bâtiments, des latrines pour le service de toutes les personnes de la ferme : un tonneau garni d’anses remplit très-bien cet objet; 5° sortir le fumier des écuries une fois par semaine, ou au moins tous les quinze jours , le répandre dans la fosse uniformément, sans trop le fouler (le fumier des bergeriesse conserve à part); 6° disposer le sol des écuries et des étables de telle sorte qu’il donne écoulement aux urines vers la fosse destinée aux engrais liquides; 7° recueillir avec soin toute matière animale ou végétale, et la déposer selon sa nature dans l’un des trois réservoirs principaux ; 8° rassembler à part la fiente des volailles et des pigeons, la sécher, la réduire en poussière et la conserver pour l’usage.

Fumer une terre, c’est y répandre du fumier ou tout autre engrais. Quelle que soit la nature ou la consistance des matières fertilisantes, elles doivent toujours être répandues uniformément à la surface du sol. Les procédés de la main-d'œuvre varient selon l’espèce des engrais : la poudrette et toutes les substances de nature pulvérulente se sèment à la volée; le fumier est dispersé à l’aide de fourches; l’engrais liquide dont on n’a point formé de compost se répand avec un tonneau à arroser; les matières tirées des latrines, n’éfant jamais utilisées sans être mélées à la marne ou à la terre franche et desséchées ensuite, se dispersent comme les autres substances pulvérulentes.

Page 1