GUILLELMITES — GUILLON
de la campagne d'Espagne de 1823, et suivif, comme major général, l’armée qui envahit ce pays sous les ordres:du duc d'Angoulême, profitant de sa position pour combattre, autant qu’il dépendait de lui, le parti absolutiste, aux intrigues duquel il se trouva dès lors en butte. On voulait le forcer à quitter l’armée; mais le duc d’Angouléme, bien inspiré, tint bon, et le conserva auprès de lui. C'est lui qui inspira au prince la célèbre ordonnance d'Andujar. A la fin de la campagne, la dignité de pair et l’abassade de Constantinople furent la récompense des services qu’il avait rendus, et un adoucissement à l'espèce de disgrâce où l'avait fat tomber le libéralisme dont avaient été empreïnts quelques-uns de ses actes officiels pendant l’expédition d’Espagne. Dans sa nouvelle position, il exerça une influence notable sur les importantes réformes militaires et politiques commencées vers ce temps-là par le sultan Mahmoud I. En 1826 il revint en France, pour figurer dans le procès intenté à Ouvrard, à l’occasion des marchés passés à Bagonne, en 1823, pour l’approvisionnement de l’armée expéditionnaire, Il fut acquitté, et se justifia complétement, en outre, daus un Mémoire intitulé : Campagne de 1893, exposé sommaire des mesures administratives adoptées pour l'exécution de cette campagne (Paris, 1826). De retour à son poste d’ambassadeur auprès de la Porte, il s’employa avec autant de zèle que d'efficacité pour faire déclarer la Grèce État indépendant.
Lorsque après la révolution de 1830 une mésinteïligence grave éclata entre les cabinets de Paris et de Saint-Pétersbourg, Guilleminot s’eflorça, en mars 1831, de gagner la Porte à une politique hostile à la Russie et à ses intérêts. Plus tard, le parti de la paix l'ayant décidément emporté dans les conseils de Louis-Philippe, le général fut rappelé, sous le prétexte qu’il avait outre-passé ses pouvoirs. Il revint alors à Paris, et déclara à la tribune de la chambre des pairs qu’il était prêt à prouver par des pièces officielles qu’il n'avait agi que dans le sens de ses instructions. Le ministre des affaires étrangères Sébastiani combattit la proposition, et l’affaire dut en rester là. Depuis lors Guilleminot, tombé en disgrâce, vécut à Paris en disponibilité. En 1839 il fut nommé président de la commission chargée d'établir la démarcation de nos frontières de l’est, et membre de ja nouvelle commission de défense du royaume. Il remplissait ces deux missions lursqw’il mourut, le 14 mars 1840, à Bade, des suites d’une inflammation de poitrine.
GUILLEN DE CASTRO. Voyez Casmo (Guilhen de).
GUILLERIS ou GUILLERYS. Voyez CoMPAGNIES (Grandes ).
GUILLOCHIS, GUILLOCHER. On entend par guillochis des ornements d’un genre particulier faits sur des plaques, des tabatières, des boutons, etc., en traits de différentes formes entrelacés les uns dans les autres et qu'on exécute au moyen d’un {our particulier, dit £owr à guillocher.
GUILLON (MaRïE-NicOLAS-SYLVESTRE), mort en 1847, évêque de Maroc in partibus infidelium, était né à Paris, le 1°" janvier 1760. Au collége Louis-le-Grand, où il fitune partie de ses études, il eut pour condisciples Robespierre et le cardinal de Cheverus. En même temps qu’il entrait dans les ordres sacrés, le jeune abbé Guillon obtenait le titrede professeur agrégé à l’université de Paris; et en 1788 il se faisait avantagensement connaître dans les lettres par la publication d’un ouvrage intitulé : Mélanges de Littérature orientale, et dédié à l’auteur des Voyages d'Anacharsis. Peu de temps auparavant , la princesse de Lamballe , témoin des premiers succès qu’il avait obtenus dans la chaire sacrée, l'avait attaché à sa maison en qualité de lecteur et de bibliothécaire, et plus tard elle le nomma son aumônier, fono. tions qu'il conserva jusqu'aux néfastes journées des 2 et 3 septembre 1792. Pendant la tourmenterévolutionnaire, l’abbé Guillon resta caché sous le nom de Postel, qui était celui de sa tuère, à Sceaux près Paris, uù il exerça la médecine,