GUIRAUD — GUISCARD
ce signal un peu trop {ot. A peine avait-il fait ses premières preuves de talent, que les portes de l’Académie s’ouvraient pour le recevoir. Jules Janin.
Son fils, Léonce Guiraun, a siégé au Corps législatif dans les dernières années du second empire, et à l’Assemblée de Versailles comme député de l'Aude. Il était légitimiste et clérical. Il est mort en 1878.
GUIRLANDE, feston de fleurs. En architecture, il se dit des ornements de feuillages ou de fleurs dont les sculpteurs et les peintres décorent les bâtiments.
Les anciens se servaient fréquemment de guirlandes pour orner les autels, les portes, les vestibules, etc. On les employait surtout dans les sacrifices et pour la décoration des temples. Dans les commencements, les guirlandes et les festons étaient de fleurs et de feuillages. Peu à peu on se servit aussi de guirlandes de fruits mélés de fleurs et de feuilles, et les architectes en ornèrent les frises. On en voit au Pan-
théon de Rome, où elles sont suspendues entre des candélabres. Les décorateurs modernes ont imité les guirlandes antiques, en bois, en métal ou en pierre, maïs souvent avec peu de goût. Sur les monuments, les guirlandes servent quelquefois d'encadrement.
GUIRLANDE DE JULIE. Voyez MonTAUSIER et ANGENNES.
GUISARME , lance dont le fer avait la forme d’une hache à deux tranchants. On appelait guisarmier l'homme de guerre qui en était armé. Il est souvent question dans les vieilles chroniques des guisarmiers et des hullebardiers combattant côte à côte sur les mêmes champs de bataille.
GUISCARD. Voyez Oise (Département de l),
GUISCARD ou WISCARD (Rorerr), du vieil allemand Wise, sage, prudent, fin, avisé, sortait d'une race de vavasseurs ou bannerets du diocèse de Coutances, en basse Normandie , lesquels habitaient le château de Hauteville, Tancrède, son père, marié deux fois , avait douze enfants. Un modique patrimoine ne suffisait pas à une famille si nombreuse; les douze frères résolurent d’aller chercher fortane
dans les guerres étrangères ; deux seulement se chargèrent de soigner la vieillesse de leur père, et les dix autres rejoigairent , les uns après les autres, les Normands qui avaient fondé dans la Pouille la colonie d’Aversa. Le succès des atnés encouragea les cadets. Robert Guiscard , le premier des sept fils du second mariage, alla rejoindre ses frères Guillaume, Drogon et Humphray, qui avaient mérité de devenir les chefs de la colonie. Robert possédait , de l'aveu même de ses ennemis , toutes les qualités d’un grand capitaine et d’un homme d'état, mêlées aux défauts de son siècle. A la mort de son frère Humphray , il fut élevé sur un bouclier et déclaré comte de la Pouille et de la Calabre, au préjudice de ses neveux, encore en bas âge. Le pape Nicolas LI, qui l'avait d’abord excommunié pour des rapines ou des sacriléges, lui accorda bientôt le titre de due pour lui et sa postérité, avec l'investiture de ia Pouille, de la Calabre et de toutes les terres de l'Italie et de la Sicile qu’il enlèverait aux Grecs vhismatiques et aux Sarrasins,
Robert passa en Sicile avec son frère Roger, et fit la conquête de cette île; il restait encore des princes de Salerne descendants de ceux qui avaient les premiers attiré les Normands dans ce pays : Robert les chassa, et leur prit leur ca= pitale, Les vaincus s'étant mis sons la protection de G régoire VII, ce pape excommunia le vainqueur, Le duc de Bénévent, de la race lombarde, étant venu à mourir, Robert s’empara de son duché, et Grégoire VIT leva son excommunication en recevant de Robert la ville de Bénévent. Guiscard maria ensuite sa fille à Constantin , fils de l'empereur de Constantinople Michel Ducas. Les suites de ce mariage ne furent pas heureuses : Robert avait à venger des outrages faits à sa fille et à son gendre. Il marcha sur Constantinople, où Alexis Co mnène venait de monter sur le trône, et assiégea Durazzo le 17 juin 1081. Les Vénitiens, engagés par les promesses et par les présents d’Alexis, secoururent cette place, La famine se mit dans l'armée de Ro-