‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 4)Chapitre 463 sur 552 · HACKERT —- HADJI-AHMED · texte numérisé non relu

HACKERT —- HADJI-AHMED

! comme engrais. Les seules manufactures un peu importantes

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du pays consistent en quelques distilleries.

Le chef-lieu, Haddington, sur la rive gauche de la Tyne,

se relie à Édimbourg par un chemin de fer, Son église re- | Monte au trezième siècle, Ses habitants, au nombre de 4,004

font un commerce considérable de cuirs et de grains. À une petite distance au sud-est de cette ville s'élevait jadis l’abbaye d'Haddington, fondée en 1172, par Adda, mère de Malcolm, et par Guillaume le Lion, dans laquelle se tint, en 1548, le parlement qui approuva le mariage de Marie Stuart avec le dauphin, Dunbar est un petit port du même comté.

HADERSLEBEN ou HADERSLEVY, appelé dans le moyen âge Hatharslæf ou Hathersleven, chef-lieu du plus grand bailliage du Schleswig et la ville la plus septentrionale de ce duché, est situé sur la Haderslebener-Fæhrde, bras de mer étroit qui depuis le petit Belt s'étend à plus de 14 kilo mètres dans les terres. Hadersleben possède trois églises, dont la plus remarquable est Notre-Dame, un port pour les petits navires, un gymnase et 8,596 habitants, qui s'occupent d'agriculture, d'industrie et de commerce maritime. Élevé au rang de ville en 1292, par Waldemar II, Hadersleben devint plus tard une ville impériale, et fut le siége d’un évéché jusqu’à la réforination. En avant de ses murailles s'élevait un grand château, qui fut souvent assiégé. Dans le quinzième siècle, les ducs de Sehleswig et de Holstein s’en disputèrent la possession. Le roi Éric de Danemark s’en Saisil; mais Christophe III la restitua au duc Adolphe. Elle appartient à la Prusse depuis la guerre de 1864.

HADJ, HADJI. Le mot arabe kadÿj, qui signifie pèlerinage, sert chez les mahométans à désigner le pèlerinage à Médine, à La Mecque et au tombeau du prophète, dont le Coran impose l’obligation, au moins une fois dans sa vie, à tout musulman libre de l’un et de l’autre sexe, comme le plus sacré de ses devoirs ; et on appelle Hadji ceux qui ont exécuté ce voyage, soit pour leur propre compte, soit au profit du salut éternel de ceux qui sont assez riches pour le faire entreprendre par procureurs.

Jadis le pèlerinage de La Mecque était pour les musulmans du Magbreb un voyage long, pénible; il fallait traverser d'immenses déserts, affronter mille périls. Aujourd’hui il se fait d’une manière toute confortable; et le gouvernement français a soin de mettre ses bateaux à vapeur à la disposition des pieux indigènes de l’Algérie et même des personnages distingués des régences voisines et du Maroc. Ces pèlerins sont en général très-désireux de se procurer un passe-port français, ce qui les met à l’abri d’une foule d’exactions dans les pays musulmans qu'ils doivent traverser, car le sentiment de la fraternité religieuse n’y est pas assez fort pour faire taire les instigations de la cupidité. Ilne paraît pas, du reste, que les mahométans reviennent beaucoup meilleurs du voyage que leur prescrit leur religion, si l’on s’en rapporte à ce proverbe qui a cours parmi eux : « Méfie-toi de celui qui a fait une fois le voyage de La Mecque, et hâte-toi de fuir celui qui y a été deux fois. »

HADJI-AHMED, dernier bey de Constantine, descendait d’un Coulougli, bey lui-même de Constantine en 1776. Son père Mohammed ne s’éleva qu’au rang de khalifat , et épousa la fille de Daoudy-ben-Gannah, chef d'une puissante tribu du Sahara. Ses exactions lui valurent un châtiment qui enveloppa toute sa famille. Ahmed fut sauvé par sa mère, qui se réfugia près de son propre père. Bientôt Ben-Gannah réconcilia le jeune Ahmed avec le bey de Constantine; et en 1818 il fut rappelé, puis créé khalifat à son tour. Il se livra aux mêmes exactions que son père, fit le pèlerinage de La Mecque, et sut se concilier les hommes puissants, si bien qu'en 1827 il fut élevé au titre de bey de Constantine, à la place d'fbrahim-Bey. Quoiqu'il fût en mésintelligence aver le dey d’Alger, il repoussa les ouvertures que les Français lui firent faire en 1830, et vint se ranger avec son contingent sous les ordres de son chef. Après la capitulation d’Alger, il se retira vers Constantine, emmenant les familles les plus considérables de la régence, qui fuyaient avec leur fortune;

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