HAHNEMANN — HAIE
et lesuccès qu’obtinrent ses Poèmes (1835), ses Nouveaux
Française, venue à Kwæthen pour recevoir ses soins; celle-ci !
le décida à se rendre à Paris. On y vit, malgré son grand âge, Habnemann se livrer à la pratique avec une remarquable activité, conservant l'énergie de son intelligence et toute la plénitude de la santé jusqu’à l’hiver de 1843 ; il mourut le 2 juillet de cette même année. La ville de Leipzig, d’où il avait été chassé en 1820, lui éleva une statue en 1850.
Les ouvrages qu'il a publiés sont nombreux, et plusieurs considérables ; les principaux ont été traduits en français par Jourdan. Citons surtout : Organon, ou l’art de guérir, vol. in-8°, qui a eu de 1810 à 1844 seulement cinq éditions allemandes, et a été traduit dans toutes les langues européennes ; la Matière médicale pure, 6 vol. dans l’édition allem., 3 dans la traduction de Jourdan; Doctrine et traitement des Maladies chroniques, 5 vol. in-8° (1828), 3 dans la traduction. Auparavant Hahnemann avait publié : Zmpoisonnement par l'arsenic. Instructions sur les maladies vénériennes el sur une nouvelle préparation mercurielle; L'Ami de la santé; Dictionnaire de Pharmacie; Manuel pour les Mères; Le Café et seseffets ; La Médecine de
l'expérience; Fragmenta de Viribus Medicamentorum !
posilivis. Dans divers journaux on trouve de lui une série de travaux sur divers points de chimie et d'hygiène. Dans ses tra-
ductions on compte cinq ouvrages français, un italien etonze !
anglais, parmi lesquels : la Matière médicale de Cullen (1820); la Médecine pratique de Ball, et le Traité de Chimie médicale de Monro. D' ESCALLIER.
HAHN-HAHN (Ina, comtesse de), fille du comte Charles-Frédérie de Habn, qui se rendit fameux par sa folle passion pour le théâtre et les ruineuses dissipations
dans lesquelles elle l’entratna, est née le 22 juin 1805, à !
Tressow, dans le grand-duché de Mecklembourg-Schwerin. Son enfance s'écoula au milieu de privations pénibles causées par l’état de déiabrement de la fortune de son père, qui pendant ce temps-là parcourait joyeusement l’Allemagne avec la troupe dramatique dont il avait fini par prendre
la direction. En 1824, elle épousa son parent, le comte Fré- ;
déric-Adolphe de Hahn-Hahn. Un divorce prononça en 1829 l'annulation de ce mariage, et pendant que son mari se remariait avec la comtesse Agnès de Schlippenbach, la comtesse Ida demandait à la poésie et à de nombreux voyages des consolations pour ses douleurs et des compensations pour ses illusions perdues. En 1835 elle parcourut la Suisse, et séjourna à Vienne pendant les années 1836 et 1837 ; en 1838 et 183) elle visita l'Italie, et la France en 1840 et 1842. En 1843 elle alla voyager en Suède, et de là se rendit en Orient, Aujourd'hui ce bas-bleu allemand, qui dans ces derniers temps s’est convertie au catholicisme, réside d’ordinaire à Dresde ou à Berlin, dans les rares intervalles de calme et de repos que lui laissent ses incessantes pérégrinations.
C'est dans le genre lyrique que la comtesse Ida de Hahn- Habn essaya d’abord son talent, incontestable quoiqu’il manque de placidité et qu'il péche par Pabsence de critique;
Poëmes (1836), ses Nuits véniliennes (1876) et ses Chants et Poésies (1837), témoigne des vives sympathies qu'elle éveilla dans le public. Pins tard elle s’appliqua avec ardeur à cultiver un genre dans lequel elle a montré beaucoup de fécondité, le roman social, et réussit dans les divers tableaux qu’elle essaya de tracer de la société au moyen de romans qui se succédèrent rapidement, et qui ont été réunis depuis en collection, sous le titre de Scènes de la s0ciélé. Depuis sa conversion, elle a publié : Babylone et Jérusalem (1851), Voix de Jérusalem (852), les Amants de la Croix (1852), Tableaux de l'histoire d' L'Église (1856-1864 ,3vol.), Maria Régina (1860), Doralice(1861, 2 vol.), Peregrina (1864. 2 vol.), etc. On ne saurait nier ue dans le cercle aristocratique oureligieux, dans lequel l'écrivain emprisonne sa pensée, se rencontrent une foule d'observations psychol ogiques pleines de profondeur eten même temps d’une finesse toute féminine, mais qui trop souvent sy prolu isent aux dépens de l'invention et de la simplicité. On retrouve les mêmes défauts et les mêmes pue dans les nombreux récits de voyages qu’on a elle.
HAÏDERABAD. Voyez HYDERABAD.
HAIDOUCRKS ou HEIDOUQUES (en allemand Heiducken), nom qui désignait primitivement , chez les Valaques et les Serbes, ce qu'indique celui de klephtes chez les Grecs modernes, c’est-à-dire une race d’hommes, jalcux de leur indépendance, refusant de se courber sous le joug des Turcs, et se réfugiant en conséquence au fond des forêts, d’où ils entretenaient constamment une guerre de brigandages contre leurs oppresseurs. Plus tard, les rois de Hongrie les prirent à leur service, pour en faire une milice particulière ; et Étienne Bocskay leur assigna en propre, au delà de la Theiïss, dans le comitat de Saboltsch, deux contrées où ils vinrent s'établir, sous la protection d'institutions particulières et de nombreux priviléges. On les appelle encore Ze district des Haïdoucks ; elles ont une superficie d'environ 18 myriamètres carrés ,40 à 50,000 ha- Litants, protestants pour la plupart, et six centres principaux de population appelés les six villes Haïdoucks.
Par la suite, ils perdirent leur qualité de milices , et leur nom fut donné aux sergents et huissiers des fonctionnaires publics hongrois, ainsi qu'aux trabans dont les seigneurs de ce pays avaient toujours d'habitude un certain nombre parmi leurs domestiques. La mode d’en avoir pour laquais s’établit aussi plus tard dans les petites cours d'Allemagne. Seulement, au lieu de les faire venir du fond de la Hongrie, on se contenta, par économie, d’affubler de leur costume de grands et vigoureux gaillards, carrément membrés, racolés tout bonnement dans la contrée. C’est comme chez NOUS :
Un juge, l’an dernier, me prit à son service; Il m'avait fait venir d'Amiens pour être suisse.
HAIE (de l’allemand Aagen, clore). C’est ainsi qu'on appelle toute clôture naturelle ou artificielle des champs, des vignes, des jardins, etc. On distingue deux sortes de ces clôtures : la haie vive, faite avec des arbres, des arbustes, enracinés, communément épineux ; et la 2aie morte, construite avec des ronces mortes, des pieux, des planches
: ou des fagots.
Les haies vives peuvent être formées d'arbres fruiliers ; et alors on en retire de grands avantages, 11 suffit à cet effet de diriger convenablement leurs branches latérales, et d'élaguer celles qui tendraient à s'élever. Les arbres les plus propres aux haies fruitières sont le poirier, le néflier, le cerisier, ete. et surtout le prunier, le noyer, l'amandier et le coignassier. Le chêne blanc, le hêtre, le frène , l’érable, dans le Nord, et dans le Midi, Palisier, le sorbier, le sureau, le charme, etc., peuvent également servir à la formation de haies d'arbres ou d'arbustes forestiers, Mais la haie épineuse est celle de toutes qui garantit le mieux des ,