HALIFAX — HALLAM
America) souleva une vive polémique; il prouva qu'il était difficile à un officier anglais et à un tory de juger avec impartiali é les institutions rép ublicaines de l’Amérique- Ses Frauments of voyages and travels, dont neuf volumes ont été imprimés successivement, ne sont pas moins attachants, surtout pour la jeunesse, Son dernier ouvrage, s’'atchwork (1842), est égale ment rempli d’esquisses de voyages et d'aventures. Son esprit s'étant affaibli à la suite d’une douloureuse maladie, il mourut dans une maison de fous, an septembre 1844, à Portsmouth. | HALL (Anxa-ManiA FIELDING, dame), née en 1802, dans le comté de Wexford (Irlande), vint en Angleterre à l'âge de quinze ans, et se maria en 1894 à Londres avec le littérateur S.-C. Hall. Dès 1829 elle s'était faitune place honorable dans la littérature par ses Sketches of the Irish character (3 vol.). Vinrent ensuite ses Chronicles of a school-room (1831), the Buccaneer (1832), te Oullaw (1833), dans lequel elle retrace la lutte entre Jacques IT et Guillaume d'Orange; Tales ofswomen’s trials (1832), l’Oncle Horrice (1837), Marian (1840) et Whilcboy (1845). Ses Lights and shadows (1838), ouvrage consacré à la peinture des mœurs de l’Irlande, sont encore ce qu’elle a fait de mieux ; le succès qu’ilobtint détermina Chambers à lui faire faire pour l’Edinburgh Journal une suite de Stories of the irish peasantry,réimprimées en 1856. Son dernier roman a pour titre Can wrong be right ? (1862). Elle a dirigé le London magazine, puis le Saint-James” Magazine, et en 1852 elle a fondé avec son mari un recueil artistique d’une baule valeur ayant pour titre {ke ArË journal; ïls y travaillaient encore tous deux en 1874. Il y à quelques passages délicatement touchés dans son Midsummer eve (1848), poème du reste assez faible, HALLAELI. Voyez HaLaLi.
HALLAM (Henri), historien anglais, né en 1777, à | Windsor, était fils d’un doyen du chapitre de Bristol, ec- ‘clésiastique instruit qui commença lui-même son éducation. Sorti de l'université d'Oxford après de brillants succès, il étudia le droit, et abandonna plus tard la pratique du barreau lorsqu'il se vit par héritage à la tête d'unefortune considérable, Alors il s’adonna entièrement à ses goûts littéraires, et fut un des premiers rédacteurs de la Revue d'Edimbourg. En 1818 il fit paraître son célèbre ouvrage intitulé : View of the state of Europe during the middle ages (2 vol. in-4°), auquel il ajouta, en 1848, des Notes supplémentaires. Plus tard, il donna encore:
Constitulional History of England from the accession of Henry VII t» the death of George II (1827, 2 vol. in-4°), livre qui est demeuré son chef-d'œuvre; et une Introduclion lo the Literature of Europe in the 15, 16 and 19 centuries (1838-1839, 4 vol. in-8°). Ces trois ouvrages ont eu plusieurs éditions , et sont traduits dans toutes lés langues de l’Europe. Par ses tendances politiques, Hallam appartenait au parli whig; mais il savait être juste et impartial à l'égard des tories, Avec Brougham, Mackintosh, lord John Russell, lord Althorp, il fut en 1825 l’un des fondateurs de la Society for diffusion of useful Knowledge. Il avait eu plusieurs enfants, dont l’un, Arfhur- Henri, mort en 1833, a été immortlalisé par Tennyson, son ami, dans le touchant poèmeintitulé Zn memoriam. Hallam est mort, le 22 janvier 1859, à Londres. « Il porte dans l’histoire, a écril Mignet, une vue haute, un sens net, une intelligence libre, un art simple. Il n'embrasse pas les événements dans des récits élendus , il ne les colore pas dans des scènes animées ; au lieu de raconter, ilexpose; au lieu de montrer, ilexplique. Sur lois les objets de quelque importance pour la société humaine, la formation des États, l'origine des mœurs et le développem ent des institutions, il recueille les témoignages les plus certains comme les plus solides, et des hauteurs d’une science étendue, avec une raison ferme, il prononce des décisions magistrales. C’est en effet un magistrat de l’histoire. »