HASTINGS — HAUBERT
1808. Le frère de celui-ci, lecomte Maximilien de Hatz- Jfeld, né en 1813, embrassa Ja carrière diplomatique, et résida à Paris avec le titre de ministre plénipotentiaire du roi de Prusse. Il y mourut le 19 janvier 1859.
HAUBAN. Pour soutenir les mâts des navires contre le vent et contre les secousses des vagues, on imagina de fixer à leur tête de forts cordages venant prendre leur point d'appui sur la muraille du navire. Les peuples de la Méditerranée se servirent de cordes en chanvre ; les pirates de la Norvège et de l’Armorique tressèrent pour cet usage de grosses lanières en cuir. Ces cordes sont les Aaubans ; afin de les roïdir à volonté, on y adapta un appareil analogue à celui des moufles. Ce moyen s’est conservé jusqu'à nos jours ; seulement il s’est développé avec les progrès de la corderie et des constructions navales. On peut ramener à quatre toutes les forces qui tendent à rompre le mât, qu’elles résultent soit de l’action directe de la voile, soit des ébranlements du navire : deux longitudinales dans le sens de la quille, l’une tirant le mât vers l'arrière, et l’autre vers l'avant; deux transversales perpendiculaires à l'axe. La première est la plus faible : contre elle un cordage suffit; à bord des vaisseaux, on en met deux pour plus de sécurité : on les nomme éfais; mais contre la seconde et les deux dernières on a multiplié les appuis. Les vaisseaux à frois ponts ont jusqu’à neuf haubans de chaque bord ; leur résultante générale, en même temps qu’elle s'oppose aux trois forces qui restaient à contre-halancer, appuie, aussi, fortement le pied du mât contre le fond du navire. J1 faut avoir vu un vaisseau au milieu d’un coup de vent, sur une mer agitée, pour se représenter quels efforts les haubans ont à soutenir : aussi n’épargne-t-on rien pour les affermir. Les cordes dont on les fait sont fort grosses et de première qualité ; elles sont fixées à la muraille par de longues chevilles en fer, et le premier soin du marin est de les maintenir toujours roïdes. Plus l’angle que le hauban fait avec le mât est grand, plus grande est sa puissance : de là, quand la construction navaleeut adopté les navires à muraille rentrante, elle fut obligée d’écarter les haubans à l’aide d’aresboutants ou d’une plate-forme saillante, qui prit le nom de porte-haubans.
Dans ces derniers temps, on a essayé de remplacer les cordes en chanvre par des cordages en fil de fer et par des chaînes : l'expérience a repoussé cette innovation. Une heureuse modification est venue corriger les inconvénients des anciens haubans en conservant tous leurs avantages : leur partie inférieure porte maintenant une crémaillère en fer : ainsi le hauban reste élastique à son sommet; il se roïdit, ou, comme disent les marins, il se ride, avec une facilité extrême, au moyen de la crémaillère ; enfin, il ne craint plus le feu des canons, qui souvent embrasaient sa base. Depuis l'introduction dans la marine des cabestans à empreinte, où les chaînes de fer les plus grosses s’enroulent comme des cordes, on a pu remplacer les crémaillères inférieures par des chaînes enroulées sur de petits cylindres, tournant sur un axe horizontal, qui les roidissent à volonté. Théogène PAGE, vice-amiral,
HAUBERGEON, baubert des écuyers, moins fort et moins riche que celui des chevaliers. Cette ancienne arme défensive, en usage pendant toute la durée du moyen âge, consistait en une espèce de cotte, ou de chemise de maille, faite de plusieurs petits anneaux de fer.
HAUBERT , nom qu’on donnait autrefois à une cotte de maille, à manches et gorgerin, qui tenait lieu de haussecol, de brassarts et de cuissarts. Elle était ornée d’une pièce d’étofle, bordée des armoiries du chevalier. Les écuyers n'avaient pas droit de porter le haubert. Fouchet croyait trouver l’étymologie de ce mot dans le latin a/bus, blanc, les mailles en étant, disait-il, blanches et polies. Du Cange le dérive de l'allemand Aals-berg (défense du cou), que La basse latinité traduit par Aalsberga, albergellum, ausbergotum, osbergum.
HAUBERT (Fief de). Voyez Fier,