‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 4)Chapitre 534 sur 552 · HÉBRAIQUES · texte numérisé non relu

HÉBRAIQUES

en 1482 parut le Penlaleuque; en 1486, les Premiers et es Derniers Prophèles ; en 1487 on imprima à Naples les Hagiographes ; enfin, en 1488, une édition complète de la Bible fut faite à Soncino; et par la suite il parut successivement en divers lieux des commentaires rabbiniques sans ou avec le texte biblique.

Les Samaritains n’admettent et paraissent ne connaître qu’un seul ouvrage inspiré, c’est le Pentateuque ; il est écrit en hébreu, mais avec des caractères samaritains. Le texte présente des variantes nombreuses, souvent importantes; nous les avons cousignées dans les notes qui accompagnent notre traduction du Pentateuque. L'existence du Pentateuque samaritain n’a été connue en Europe qu’en 1616 et grâce à Petro de Valle,

La deuxième division de l’Ancien Testament comprend les Prophètes. La prophétie traite des discours et des exhortations d'hommes inspirés : ces hommes cultivaient la musique et la poésie; ils furent les conseillers des roïs, ou plutôt ils donnèrent au peuple , dans les temps prospères, des avertissemenfs, dans les temps malheureux des consolations et des règles de conduite. Isaïe, Jérémie, Ézéchiei, Joel, Amos, Osée, etc., sont tantôt sublimes et comme transportés sur les ailes de l'inspiration , tantôt touchants et mélancoliques, quand ils pleurent les malheurs de Sion. Mais l'histoire aussi est comprise parmi les prophètes : c’est qu’elle apparaît tantôt comme tradition poétique , tantôt comme histoire positive. De ce nombre sont Josué, Les Ju: ges, Samuel, Les Rois etles Chroniques ; et de même que le Pentateuque mentionne un Livre des guerres de Dieu qui ne nous est pas parvenu, dans Josué ( X, 13) il est question du Livre Yaschar, qui ne nous est pas non plus parvenu. Il en est de même de plusieurs productions de Salomon, des chroniques des rois d’Israël et de Juda. Dans Daniel, la tradition et l’histoire paraissent sous la forme d’une prophétie. Le livre des Samaritains qui porte le nom de Josué est écrit en arabe, en caractères samaritains, C’est une espèce de Chronique en 47 chapitres : elle commence par l’histoire des Hébreux, un peu avant la mort de Moïse, et se termine au temps des Romains, sous Alexandre-Sévère.

La poésie lyrique, plus ancienne que l'exposition prophétique, a pour objet suit les événements miraculeux de l’histoire nationale, soit la gloire du Très-Haut; quelquefois aussi | elle chante les plaisirs ou les rpines de l’homme. Dans cette catégorie se distinguent particulièrement les Psaumes. Cette partie de la Bible, ainsi que les Proverbes de Salomon, Job et les Cinq Meguilolh, c’est-à-dire le Cantique des Cantiques, Ruth, les Lamentations, \ Ecclésiaste et Esther, cette réunion de poëmes didactiques, descriptifs et historiques , est connue sous le nom de Hagiographes ou écrits saints.

La loi nationale, la patrie, voilà l'âme de la littérature hébraïque. Même dans les livres historiques, le choix et l’exposition de ce qui est raconté apparaît sous la dépendance du point de vue théocratique de la religion hébraïque, et la plainte du psalmiste retentit des cris de douleur de la nation. L'Ancien Testament contient 24 ouvrages, qui constituent le canon juif. Le motif pour lequel les Samaritains n'ont pas accueilli dans leur canon tous les livres de PAncien Testament, c’est peut-être que leur position à égard des Juifs était hostile. S'ils ont adopté le Pentateuque, c’est à cause de leur grand respect pour Moïse; quant au livre qui porte le nom de Josué, et qui, nous l'avons dit, diffère du Josué des Juifs, ils l’appelèrent ainsi parce que ce général descendait d'Éphraïm. Chez les premiers chrétiens, l'Ancien Testament seul avait une autorité religieuse (de Vette, Zntrod. crit.). Peu à peu, les Evangiles et les écrits des apôtres parviarent à avoir la même autorité,

Quant aux livres appelés apocryphes par opposition aux livres canoniques, ce sont des livres dont la lecture publique était défendue, quoique l'étude en fût prescrite aux chefs : plusieurs font même partie du canon alexandrin. Transmis par les Juifs hellénistes, ces livres sout ou traduits en grec, ou originairement écrits en celle langue : ce sont les

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