GAITÉ — GALA
de ces bonnes fortunes peu communes dans les fastes dra: matiques. Trois ans après, Ribier, voulant mettre en actior la fable de La Lice eé sa compagne, et se prétendant propriétaire du (théâtre, perdit son procès avec les héritiers de Nicolet. Bourguignon, gendre de ce dernier, se chargea des fonctions de directeur, et, en 1808, fit reconstrnire la salle, qui menaçait ruine. Sa mort laissa, en 1816, cet établissement aux mains d’une directrice, M%° Bourguignon, sa veuve. Décédée en 1825, elle fut remplacée par une administration composée de Guilbert de Pixérécourt, Dubois et l'acteur Marty. Lafargue, Grevin, Mmes Bourgcois et Adèle Dupuis étaient ses principaux auxiliaires. Un désastre signala les derniers jours de cette administratation : le 21 février 1835, pendant la répétition d’une féerie, des étoupes enflammées Gccasionnèrent un incendie, qui consuma tout lPinté: rieur et le matériel de la salle; elle fut reconstruite la même année par les soins de la nouvelle direction. Le théâtre de la Gaité, on le voit, a eu depuis 1789 presque autant de gou yernements que notre bienheureuse patrie. Oury. Ce fut sous la direction de l'acteur Bernard-Léon que le théâtre de la Gaïté rouvrit en novembre 1835. Cette direction ne fut pas heureuse, et en 1837 le baron de Cès- Caupenne obtint l'autorisation de réunir sous son sceptre les théâtres de l’Ambigu et de la Gaité. Cette tentative n'eut pas plus de succès. Au bout d’un an, le double directeur se vit forcé de remettre son privilége de la Gaité à MM. Montigay et Meyer, dont l'administration traversa les immenses succès du Sonneur de Saint-Paul et de La Grâce de Dieu. Après la révolution de Février, la Gaîté ferma encore, puis rouvrit en 1849, et vit lun des grands succès de notre époque, celui des Cosaques, En 1862, la vieille salle de Nicolet fut démolie, après avoir obtenu une indemnilé de 1,800,000 fr., et rebâtie dans la même année deyant le square des Arts et Métiers. Le genre de répertoire ne changea pas; on augmenta seulement la richesse des costumes et des décors. Son-plus grand succès jusqu'à présent a été le Roi Carotte, de M. Sardou, joué en 1872. GAIUS, Quoique Gaius ait joni d’une très-hante réputalion , c’est cependant un des jurisconsultes romains que l’on connaît le n oins. Une opinion, qui paraît fondée, établit qu'il serait né sous Adrien, et aurait écrit sous
| Marc-Aurèle. On en est donc réduit à des conjectures sur la
. biographie de Gaius ; mais son mérite et sa renommée sont
consacrés par une constitution de Valentinien III, qui le place au nombre des cinq jurisconsultes dont les écrits
: doivent avoir force de loi. Gaius s’est rendu célèbre surtout : par ses Jnstitules, que Justinien a copiées en grande | partie dans les siennes. Pendant longtemps cet important