GALÈNE
ploité, parce que c’est le seul qui se trouve en quantités suffisantes, Ses principales mines sont en France celles de Poullaouen, dans le département du Finistère, de Saint- Sauveur en Languedoc, de La Croix dans les Vosges, de Vienne dans le département de l'Isère ; en Angleterre, celles du Derbyshire. Les filons qui les composent sont très-nombreux, et renfermés dans de la chaux carbonatée compacte qui contient des coquilles fossiles; dans quelques points, ces filons semblent n'avoir aucune adhérence à la masse de ja montagne, et les surfaces en contact sont luisantes et même miroitantes. Quelques minéralogistes assurent que dès qu’on met cette singulière substance à découvert, elle pétille et fait une explosion, qui détache de gros morceaux de filons; ce fait, assez bien prouvé, n’a pu encore trouver d'explication. Ces mêmes filons contiennent aussi du pétrole et du bitume élastique. L'Espagne, la Silésie et la Carinthie sont également riches en mines de galène.
Sous le nom d’alquifoux, la galène a différents usages dans l’industrie. C. FAYROT.
GALENUS, GALÉNISTES. Voyez ANABAPTISTES.
GALÉOPITHÈQUE (de yxñ, chat, et nideë, singe). Ce nom a été donné par Pallas à un genre de mammifères qui ressemble d’une part aux lémuriens, et de l’autre aux chauves-souris. Ce qui les rend surtout remarquables, c’est la membrane aliforme dont ils sont pourvus, membrane qui commence aux côtés du cou, s'étend dans l’angle que laissent entre eux le bras et l’avant-bras, palme les doigts, est ensuite sous-tendue par les quatre membres, qui sont assez élancés, et passe de là entre les pattes de derrière pour envelopper la queue dans toute son étendue. Cette membrane est pour le galéopithèque comme un parachute qui lui permet, non pas de voler (comme le croyaient les naturalistes qui l’avaient nommé maki volant ), mais de se soutenir assez aisément dans l'air quand il veut s’élancer d’un arbre plus élevé vers un autre qui l’est moins. Les galéopithèques appartiennent à l’Asie et à ses archipels, sont nocturnes, se nourrissent d’insectes et peut-être de fruits. On n'en connaît encore que deux espèces, le galéopithèque roux, et le galtopithèque varié.
GALERE (Marine). Les antiques nations de la Méditerranée se livraient d'immenses batailles navales. On comptait par centaines de mille les combattants qui se heurtaient en pleine mer : eh bien, nous ignorons complétement aujourd’hui la construction de leurs vaisseaux. Nous avons même appelé galère le premier type de leurs navires de guerre, sans songer quecenom-là, inconnu aux anciens, est de la fabrique des sociétés du moyen âge. Les écrivains grecs du Bas-Empire et les historiens latins des croisades ont jeté dans les langues modernes les mots galéias (grec moderne ), et galeæ ( basse latinité), dont nous avons fait galée et enfin galère. La seule trace , mais fugitive et douteuse, de cette apparition chez les Romains se trouve dans € distique d'Ovide :
Est mihi, sitque, precor, flavæ tutela Minervæ, Navis, et a picta casside nomen habet,
Ainsi, la galère tirerait son nom du casque (galea), qui servait quelquefois d’ornement à sa proue. Quoi qu’il en soit, pour nous conformer à l’usage, nous appellerons galères les xaréppaxro vies des Grecs et les naves longæ ou rostratæ des Romains. Les premières galères n'étaient que de simples bateaux découverts, portant vers la proue et vers la poupe des planchers où se plaçaient les soldats pour combattre. Les plus petits avaient de chaque côté dix rames ; la barque à laquelle César confia sa fortune dans la nuit orageuse qui précéda la bataille de Pharsale était de ce genre. Les plus grands en avaient cinquante ; ils ne servaient que pour la guerre; leur fond était plat, leur carène peu renflée, la longueur de leurs côtés en ligne droite, effilés et élancés à l'avant et à l'arrière, mais résistant bien au choc des lames, On mettait un soin particulier dans leur construction ; ils allaient à la voile et à l'aviron, surtout à l’a-