GALLUS — GALOTTI
Après la déclaration de guerre à la Prusse, en 1870, un décret sur la tenue des officiers en campagne remplaça les épaulettes par de simples galons d’or aux manches et au képi; savoir, 1 galon pour les sous-lieutenants, 2 pour les lieutenants, 3 pour les capitaines, 4 pour les chefs de bataillon ou d’escadron, 5 pour le lieutenant-colonel et le colonel, en variant le métal pour le premier: 6 pour le général de brigade et 7 pour le divisionnaire. Il en était déjà ainsi dans l’armée prussienne, où les insignes des grades sont peu apparents en tenue de campagne. Pendant toute la guerre, cette manière de dislinguer les grades fut adoptée par les officiers de tous les corps, infanterie, cavalerie arlillerie, garde mobile et garde nationale.
GALOP (Manége). Ce mot est affecté à rendre la plus élevée et la plus diligente des allures naturelles du cheval. Les étymologistes s’accordent, généralement à le faire venir du grec, x#nn, que les Latins ontrendu par calpare, cala-
pere, et dont les Français ont fait galop, galoper. Cette allure n’est qu’une suite rapide de sauts en avant. On dit le grand, le petit galop; un galop régulier, rapide, élégant, aisé; un galop irrégulier, défectueux; le galop de manége, le galop de chasse, le galop de course, La vitesse du premier est de 300 à 330 mètres par minute ; celle du second, de550 à 600; celle du troisième, de 800 à 900. Ils varient suivant l’âge du cheval et le poids du cavalier. Virgile a peint admirablement le galop du cheval dans ce vers, modèle d’harmonie imitative :
Quadrupedante putrem sonitu quatit ungula campum,
Un bon cheval galope longtemps sans fatigue pour, luimême, ni pour son cavalier. Rossinante, au contraire, patron des coursiers étiques, n’avait, au dire de l’histoire, galopé qu'une fois dans sa vie; c’est plus encore que nos chevaux de fiacre.
GALOP (Danse). De nos jours, où tout va au galop, la valse elle-même à fini par sembler trop lente aux amateurs du bal. Ils ont été chercher dans le bas peuple de la Hongrie et dans les montagnes de la vieille Bavière une danse plus rapide, plus entraînante, que les uns ont appelée le galop, d’autres La galope, d’autres encore {a galopade. Le premier de ces noms, toutefois, est le plus usité. En 1822 cette danse parut pour la première fois, suivant les uns à Vienne, selon d’autres à Berlin , lors du mariage du prince royal de Prusse avec la princesse Élisabeth de Bavière. Ce fut M. Rodolphe d’Appon y, fils de ambassadeur d'Autriche, qui l'introduisit en France, où elle fut dansée pour la prémière fois aux bals donnés pendant le carnaval de 1829 par la duchesse de Berry. Deux ans plus tôt cependant, Mazurier, aidé d’une gentille danseuse, l'avait révélée au public parisien dans le ballet de Za Neige. Les vieux hace bitués du Grand-Opéra n’ont pas oublié le galop du bal masqué de Gustave III; et aucun étranger n’a voulu passer un hiver à Paris sans voir de ses yeux ce galop furieux , échevelé, infernal, qui termine les bals masqués dirigés par Musard, et qu'Auguste Barbier à si énergiquement stigmatisé dans ses vers,
GALOPADE, En termes de manége, une galopade signifie une course d’un espace déterminé fournie au galop par un cheval. Galopade se dit encore d’une étendue déterminée de chemin à parcourir en galopant; il n’y a d'ici là qu'une galopade.
GALOPIN. Ce nom indique ordinairement un de ces petits commissionnaires que l’on fait galoper pour quelques sous dans les rues de la capitale; il ‘applique aussi à ces petits vauriens, ces vagabonds en herbe, qui parcourent en oisifs nos promenades publiques et nos boulevards; et dans ce dernier cas il sert à désigner une des variétés du gamin de Paris. Ouray.
GALOTTI (Anronio), officier napolitain, originaire des environs de Salerne, et secrétaire d’une vente de carbonuri, fit preuve, peu de temps avant ES ja révolution de Naples de 1820, d'un zèlesi inconsidéré, qu’il fut arrêté, con-