ATLAS — ATMOSPHERE
posée d’air pur, mais qu’elle contient ordinairement, dans des proportions variables , de la vapeur d’eau en suspension ef dans certains cas d’autres vapeurs émanées dela surface de la terre, ou des gaz formés par action des décharges électriques.
L’atmosphére est-elle limitée? Au premier abord, il semble quelle doive s’étendre 4 une grande distance, et sa hauteur, calculée d’aprés la loi de Mariotte, est en effet infinie, Cependant, il est d’abord évident que ’atmosphére terrestre ne peut dépasser un certain point, celui ot l’attraction de la terre se trouve contrebalancée par l’attraction de la lune; sil en était autrement, la lune entrainerait avec elle toutes les parties de notre atmosphére soumises 4 son attraction, et dés lors ces parties en seraient séparées a jamais. D’un autre cété, la force centrifuge s’oppose a I’extension indé-— finie de l’atmosphére ; car l’air partageant le mouvement diurne de la terre, la limite de l’atmosphére est tout au plus au point ot la force centrifuge est égale a la force centripéte, puisqu’au dela le fluide serait lancé dans l’espace par le mouvement de rotation, etne resterait pas uni avec la terre. .
L’atmosphére étant limitée, on adi chercher sa forme et — ses dimensions. Les lois de l’aérostatique nous apprennent — que si la terre était immobile, ’atmosphére présenterait une surface parfaitertrent sphérique. Mais la terre ainsi que : la masse d’air qui ’entoure ayant un mouvement diurne, . leurs différentes parties éprouvent d’autant plus les effets — de la force centrifuge qu’elles sont plus éloignées de ’axe de rotation. Il s’ensuit que l’atmosphére affecte la forme d’un sphéroide aplati vers les péles. Une autre cause vient augmenter cet aplatissement : c’est la chaleur solaire, dont les rayons agissent plus énergiquement sur les régions équatotiales que sur les zones glaciales.
M. Biot, empruntant les éléments de ses calculs a trois séries V’ohservations barométriques, thermométriques et hygrométriques faites 4 des stations successives par Gay- Lussac , de Humboldt et M. Boussingault, arriva 4 donner 47 kilométres a la hauteur totale de l’atmosphére ; hauteur que Humboldt et M. Boussingault réduisirent a 43 kilométres et que d’autres élevérent & 88. M. Coulvier-Gravier, partant de cette donnée que les étoiles filantes ne peuvent s’enflammer que dans l’atmosphére, et yu’elles brillenta plus de 880 kilométres, étend jusq.ze 1a la hauteur de notre enveloppe.
Nous laissons de coté l’examen de la pression atmosphérique, sur laquelle est basée la théorie du narométre. Nous ne parions pas non plus de l’inflexion que subissent les rayons lumineux qui traversent l’atmosphére , ce phénoméne n’étant qu’un cas particulier de la réfrac tion,
Atmosphere des planétes. Les observations astronomiques ont établi existence d’atmosphéres pour les planétes principaies; quant aux satellites, nos connaissances sur leur état physique sont encore peu avancées.
Lorsqu’on yoit une ¢toile disparattre derriére une planéte, on peut déterminer quel sera le temps de cette disparition en supposant que la lumiére n’éprouve aucune déviation en rasant les bords de la planéte. Si la durée de occultation observée est moindre que celle déduite du calcul, on en conclut que cette planéte est entourée d’unc atmosphére qui infléchit les rayons lumineux venus de I'étoile. Si ces deux temps sont égaux, ce dont la lune offre un exemple , cest que la planéte est dépourvue d’atmosphére.
Dans son Faxposition du Sysléme du Monde, Laplace donne de grands détails sur l’'atmosphére des planétes et du soleil. «.... L’atmosphére (d'une planete), dit Villus' « astronome, est aplatie vers ses pdles, et renflée a so « équateur; mais cet aplatissement a des limites, et da « le cas ov il est le plus grand Je rapport des axes du pé « et de Péquateur est celui de deux a trois. — L’atmosph «ne peut sétendre A Vequateur que jusqu’au point ot « force centrifuge balance exactement s> pesanteur; car