‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 132 sur 488 · AUBUSSON — AUCKLAND · texte numérisé non relu

AUBUSSON — AUCKLAND

vins, eaux-de-vie d’Armagnac, laines, plumes 4 écrire, etc. Un chemin de fer Ja relie 4 Tarbes et 4 Périgueux.

Auch est située sur le penchant d’une eolline an pied de laquelle passe le Gers, qui la divise en haute et basse viile. Ces deux parties communiquent entre elles par un escalier de plus de deux cents marches, qu’on appelle Pous/erlo (Poterne ). Les rues sont étroiles et mal pavées; mais les places publiques sont réguliéres. La haute ville surtout renferme une belle place terminée par une promenade, dou Yon découvre les Pyrénées. La cathédrale, commencée sous Charles VIII et achevée sous Louis XV, est un monument remarquable par l’élévation de ses vodtles, la beauté de ses vitraux, que Marie de Médicis projeta de faire transporter & Paris, et ’élégance de son portail moderne, ot l’ordre corinthien se méle au composite. On remarque encore a Auch Photel de la préfecture, autrefois hétel de V’intendance, un vaste hépital, un séminaire et une jolie salle de spectacle,

Auch est une ville trés-ancienne ; les Romains l’appelaicnt Augusta Auxorum. Elle fut prise par Grassus, un des lieutenants de César. En 721 les Sarrasins brilérent. la partie de la ville qui s’étendait sur la rive droile du Gers. Des fouilles, qu’on a récemment pratiquées en cet endrvit, ont amené la découverte de précieuses antiquités romaines. Auch fut ensuite capitale de PArmagnac. Lesarcheyéques — d’Auch ont porté jusqu’en 1789 le titre de primats d’Aquizaine. \\ s’est tenu dans cette ville plusieurs conciles.

AUCKLAND (Witt, EDEN, comte), homme d'Etat anglais qui sous l’administration de William Pitt exerca une grande influence sur les affaires de son pays, était néen 1750. Il commenga sa carriére politique a l’age de vingt-six ans, en 1776, comme membre de la chambre des communes, et fut chargé, en 1778, d’une mission particuliére auprés des insurgés de Amérique du Nord, a leffet de les déterminer a rentrer dans l’obéissance envers la mére-patrie. Les négociations ouvertes a cet effet étant demeurées sans résultat, Auck- — land revint en Angleterre en 1779, reprit son siége 4 Westminster, et, membre influent des communes, eut une grande part a la réforme des lois pénales, 4 Vorganisation d’un nouveau systéme de police et a la réorganisation des prisons.

En 1780 il obtint la place importante de secrétaire d’Etat pour l’Irlande, qu’il échangea en 1785 contre celle de premier lord secrétaire du conseil de la gnerre et des colonies. Nommé la méme année ambassadeur a Paris, il y négocia, en 1786, ‘un traité de commerce avec la cour de France. En 1788 il passa & Vambassade de Madrid; et lannée suivante il se rendit en Hollande en qualité d’envoyé extraordinaire auprés des états généraux; fonctions qu’il remplit jusqu’en 1794, et qui lui donnérent une grande influence sur Jes mesures adoptées par les puissances étrangéres au milieu des graves circonstances produites par le développement toujours plus rapide et plus menagant de — la révolution frangaise. A son retour en Angleterre, soumis a une enquéte parlementaire en raison méme du réle qu'il venait de jouer, sa conduite ful reconnue sans reproche. A partir de ce moment jusqu’a celui de sa mort, arrivée en 1814, son activité politique fut concentrée tout entidre dans la sphére parlementaire.

AUCKLAND (Georces EDEN, comte), fils du précédent, né le 20 aodt 1784, est surtout connu par son administration des possessions britanniques dans l'Inde, dont il fut nommé, en 1835, gouverneur général par le ministére Melbourne. Dans ces importantes fonctions il exerga une prépondérante influence sur la direction des relations de gon pays avec la Chine, et par suite sur la guerre qui en résulta, Il joua un réle important dans les affaires de la Perse et de l’Afghanistan; et l'on peut & bon droit regarder la guerre qui éclata en 1839 entre l’Angleterre et ce dernier pays, comme le résultat de sa politique. Des 1841 le ministére Peel s’empressail de lui envoyer pour successeur, dans le gouvernement général de V'Inde, lord Elieuborough.

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