‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 134 sur 488 · AUDINOT — AUDOUIN · texte numérisé non relu

AUDINOT — AUDOUIN

grand, plus élastique, plus détaché de la téte et dirigé en avant. Cependant, tous les rayons qui tombent sur le pavillon ne sont pas, comme le pensait Boerhaave, dirigés vers le conduit auditif. Le son est regu dans le conduit auditif, qui le transmet, en partie par lair qu’il contient, en partie par ses parois, jusqu’a la membrane du tympan. Celle-ci recoit le son, entre en vibration, et peut, 4 ce qu’il paratt, jusqu’a un certain point, s’accommoder 4 son intensité, en se reladchant ou en se tendant par l’action alternative des muscles antérieur et interne du marteau. Vu sa direction, la membrane du tympan recoit obliquement les rayons sonores, et les transmet al’air contenu dans la caisse, ainsi qu’a la chaine des osselets. La corde du tympan doit participer aux vibrations de la membrane, et communiquer quelques impressions au cervyeau. Le principal usage de la caisse du tympan est de transmettre a l’oreille interne les sons qu’elle a recus de Voreille externe. Cette transmission du son par la caisse a lieu, 1° par la chaine des osselets , qui agit spécialement sur la membrane de la fenétre ovale ; 2° par lair qui Je remplit, et qui agit sur la portion pierreuse et sur la membrane de la fenétre ronde; 3° enfin, par les parois. La trompe d’Eustache sert 4 renouveler l’air de la caisse, et, suivant quelques auteurs, 4 transmettre directement des sons dans cette cavité. Il parait qu’elle donne issue a lair dans les cas ol des sons violents viennent frapper Ja membrane du tympan, Les cellules mastoidiennes, en augmentant I’étendue de la caisse, augmentent aussi la résonnance des sons qui viennent s’y rendre. Le conduit auditif n’est pas la seule partie qui puisse transmettre les sons a Poreille interne ; les chocs produits sur les os de la téte, le bruit d’une montre placée entre les dents , sont également percus. On connait peu les fonctions de Voreille interne. Les vibrations sonores sont propagées par l’interméde du tympan au liquide de Cotugno et A la palpe du nerf auditif. Il est possible que lalymphe qui remplit Je labyrinthe puisse céder aux vibrations trop intenses qui pourraient endommager le nerf, en refluant dans les aqueducs du limagon et du vestibule. La rampe interne du limagon regoit les vibrations par la membrane de la fenétre ronde, le vestibule par Vextrémité de la chaine des osselets, les canaux demi-circulaires par les parois dela caisse; mais on ignore les usages de ces différentes parties. On avait cru que les fibres suecessivement décroissantes de la lame du limagon étaient ainsi disposées pour se mettre en rapport avec la succession des sons, depuis le plus grave jusqu’au plus aigu; mais c’est une pure hypothése. Le nerf acoustique regoit les impressions et les transmet au cerveau, qui les pergoit avec plus ou moins de promptitude et d’exactitude, suivant les individus. »

AUDIUS. Voyes Aupe«us.

AUDOUIN (Jean-Victor), entomologiste remuant, qui a surtout excellé dans l'art de se produire. Se trouvant trop faible par lui-méme pour satisfaire son ardente convoitise sans le dévouement et le concours d’autrui, il fut assez judicieux pour se concilier la protection de M. Brongniart, homme A qui ses ouyrages et ses grands emplois, mais surtout sa liaison intime avec G. Cuvier, donnaient un grand crédit. Audouin devint le gendre de M. Brongniart, précisément & l’époque ot ce savant minéralogiste présidait un concile scientifique que la position de ses membres rendait puissant, Quel que fat alors le candidat & qui M. Brongniart portat intérét, i} était certain d’obtenir au moins dixhuit ou vingt voix & l’Académie des Sciences de l'Institut. Jamais, et en aucun lieu, lamitié et la famille n’eurent d’autels plus propices, C’est ainsi que M. Audouin parvint, sans trop de retard ni de fatigue, A Académie qu’on vient de citer; encore n'y entra-t-il que par une porte dérobée et par un chemin que le soe aurait dd sillonner. Et en effet, entomologiste de courte haleine, disciple et aide de Latreille, qui, luieméme, ancien prétre alors sans froc, et savant de

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