AUGEREAU — AUGITE
Lebrun. Ses débuts littéraires datent de 1844, époque a la quelle fut représentée l'Odéon la Cigué, comédie en deux actes,en vers. Elle obtint un éclatant succes. La Comédie- Frangaise, qui avait d’abord refusé cette piéce, la reprit deux ans apres, et elle est restée depuis au répertoire.
Le 23 mars 1848 M. Augier donna 4 la Comédie-Frangaise VAventuriére, qui passe pour le chef-d’ceuvre de son auteur, quoiqu’elle n’ait eu de succés ni 4 son apparition, ni a sa reprise au Gymnase, oi des changements malheureux Vayaient défigurée. Gabrielle, comédie en cing actes, qui parut l’année suivante au Théatre-Frangais, fit une sensation plus vive. L’Académie Frangaise lui décerna en 1850 un prix de 7,000 fr. M. Emile Augier, avec la donnée la plus exploitée au thédtre, et en la dégageant presque de toute intrigue secondaire, a pourtant trouvé le moyen de soutenir et d’accroitre l’intérét cing actes durant. Les caractéres manquent un peu de ton et de vigueur peut-étre; mais la poésie en est siriche ct les pensées si touchantes et si belles, qu’il est difficile de ne pas s’y laisser entrainer.
Sans parler de Habit vert, que M. Augier fit avec Alfred de Musset, ni de la Chasseau Roman, avec M. Jules Sandeau, comédies jouées toutes deux aux Variétés , le Théatre- Francais lui doit encore’ Homme de bien, comédie en trois actes jouée en 1845, et qui tomba aprés quelques représentations pénibles , et le Joweur de flite , comédie en un acte, petite piéce ambigué et prétentieuse, qui passa inapergue a la fin de 1850. En 1854 il fit une excursion sur notre premiére scéne lyrique, par un opéra en trois actes, intitulé Sapho, dont M. Gounod composa la musique. Malgré Pappui des premiers artistes , et les combinaisons ingénieuses de la mise en scene, cette piéce fut trouvée langoureuse et fade. Peut-¢tre aussi était-ce la faute du sujet. M. Augier écrivit ensuite pour M''€ Rachel Diane, drame semi-historique en cing actes et en vers, qui fut joué sans grand succés par cette grande actrice au Thédtre-Frangais, en 1852.
Ce qui distingue surtout M. Augier, c’est d’avoir cherché A substituer une sorte de comédie de sentiment a la comédie de caractéres, qui semble épuisée, et 4 Pimbroglio, qui wintéresse plus. Son style n’est pas non plus le style banal et maniéré de la comédie du dix-huitiéme siécle; mais s'il est facile et coulant, si le vers est quelquefois bien frappé, il n’est pas toujours exempt d’incorrection ni de mativais govt, Henri pe Rocuerorr.
M. Augier a donné depuis: Philiberte , comédie en trois actes et en vers, au Gymnase, 1853, reprise au Théatre-Francais en 1857; la Pierre de touche , comédie en cing actes et en prose, au Thédtre-Frangais (avec M. Sandeau), 1854; le Gendre de M. Poirier, en quatre actes, au Gymnase (avec le méme ), 1854; Ceinture dorée, comédie en trois actes at en prose, au méme thédtre ( avec M. Ed. Foussier), 1855; le Mariage d’Olympe, comédie en trois actes en prose, au Vaudeville, 1855 ; la Jewnesse, comédie en cing actes et en vers, & |’Odéon, 1858; les Lionnes pauvres, piéce en cing actes , au Vaudeville (avec M. Ed. Foussier ), {858 ; Un beau Mariage, comédie en cing actes, au Gymnase (avec le méme), 1859. Depuis il a donné au Théatre-Francais plusieurs pidces qui peignent avec des couleurs tresvives les moeurs relachées du second empire : /es E{frontés (1861), le Fils de Giboyer (1862), violente satire contre le parti clérical; Paul Forestier (1868), drame de passion o# auteur atteint les bornes de I’extréme hardiesse; la Contagion (1866) fut jouée 4 l’Odéon, puis portée par M. Got sur les principales scénes de France. On doit encore 4 M. Augier deux volumes de poésies, et les Méprises de UAmour (1857), comédie non représentée. II siége dans Académie frangaise depuis 1857. Chevalier de la Légion Whonneur en 1850, ilen a été nommé commandeur en 1868.
AUGITE. Laugite ou pyroxene des volcans se présente en petites masses laminaires ou en cristaux courts, nets et de forme assez simple, d’un vert tirant sur le noir, L’augite