‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 142 sur 488 · AUGSBOURG — AUGURES · texte numérisé non relu

AUGSBOURG — AUGURES

marquis de Favras, etc.; Napoléon; la Fuite des Bourbons ; la Révolution ; Lettre d’un colonel Srancais & un évéque anglais. A la seconde rentrée des Bourbons, il se disposait 4 fuir, quand il fut arrété et jeté a la Force, ow il resta détenu jusqu’au 29 aodt 1817.

Redevenu libre, il se remit écrire, et publia successivement plusieurs ouvrages, tels que les Révélations indiscrétes, divers mémoires archéologiques; une Histoire de Catherine I1 , des Considérations sur les Conciles, une continuation de |’Histoire de France du président Hénault , une Histoire des Peintres de l Antiquité , une traduction du Voyage Sentimental de Sterne, etc.

En 1820 il fut nommé conservateur du palais des Thermes, dont la restauration avait été ordonnée; mais en 1822 laréimpression d’une notice sur la vie et les écrits de Dupuis, auteur de ’Originedes Culies, le filrévoquer. Rentré dans son département , il ne craignit pas d’intenter une action criminelle au préfet pour fraudes électorales. Nommé député a la réyolution de juillet, et toujours réélu depuis , ses devoirs législatifs ’empéchérent de mettre 4exécution plusieurs projets scientifiques. Il voulait s’attacher a l’expédition envoyée a la recherche de la Lilloise, pour se livrer en Islande & des travaux sur des poémes peu connus. Du reste on I’avait nommeé « le plus paresseux des savants et le plus savant des paresseux. »

Auguis a fait imprimer un grand nombre de notices. Il avait enrichi de notes plusieurs ouvrages de Voltaire et de Jean-Jacques. On lui doit aussi diverses traductions et des traités de critique littéraire ; la suite de I’ His/oire de Russie de Lévesque. Auguis avait été collaborateur d’une multitude de journaux. Il était éditeur d’une traduction de Martial par Simon de Troyes, bibliothécaire du Tribunat, travail auquel il avait ajouté des notes encyclopédiques. A la chambre des députés il méla longtemps sa voix aux discussions les plus importantes. Nommé conseryateur de la bibliothéque Mazarine, il en remplit les fonctions jusqu’a sa mort, arrivée Ala fin de 1844. .

AUGURELLE (Jo.-Auretius ), alchimiste, poéteet philosophe, né & Rimini vers 1454, mort en 1537, étudia a Padoue, professa les hnmanités 4 Venise, et paratt avoir été chanoine 4 Trévise. Paul Jove le représente passant des journées entiéres prés de ses fourneaux, cherchant la pierre philosophale. Il avait dédié son poéme Chrysopoia , c’esta-dire l’art de faire de Por, 4 Léon X, qui lui envoya une bourse vide , en disant malicieusement qu’a un homme qui possédait le secret de faire de Vor on ne pouvait offrir autre chose qu’une bourse pour le serrer. Augnrelle mourut pauyre. On lui doit encore d’autres poésies latines et un poéme latin sur Ja vieillesse. Z.

AUGURES. Ils formaient chez les Romains un collége particulier de prétres, entouré autrefois d'une grande considération , et qui annongait la volonté des dieux et l'avenir par le vol et le cri des oiseaux, par la foudre, etc. On les consultait aussi bien sur les affaires publiques que sur des questions d’intérét privé; et leur crédit, ainsi que l’influence qu’ils exercaient dans !’Etat, étaient fort grands. Rien qu’en prononcant ces deux mots : Alio die, c’est-d-dire « & un autre jour, » il dépendait d’eux de suspendre une

‘assemblée du peuple et d’annuler les décisions qu’on y

avait prises. Mais déja du temps de Cicéron, époque oii il n’y avait pas de Romain instruit et éclairé qui consentit § remplir les fonctions de devin, les membres de ce collége se faisaient moquer d’eux quand ils se mélaient d’interpréter la volonté des dieux; et les magistrats chargés des auspices les considéraient comme un moyen politique pour faire de l'arbitraire ou bien seulement comme une ennuyeuse formalité. On nommait auguria leurs décisions, de méme que les signes d’aprds lesquels ils les rendaient. Les auguria publics étaient :

1° Les phénomenes physiques, tels que le tonnerre et

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