‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 170 sur 488 · AVANCEMENT MILITAIRE — AVANT-GARDE · texte numérisé non relu

AVANCEMENT MILITAIRE — AVANT-GARDE

de Pancienneté et ceux du mérite, accorde pour les grades subalternes les deux tiers des emplois vacants a l’anciennété et autre tiers au mérite, pour les officiers supérieurs la moitié 4 Pancienneté, la moitié au choix ; enfin pour les officiers généraux, tous les emplois au choix ; elle détermine la durée du service dans chaque grade avant d’en pouvoir obtenir d’autres ainsi que les exceptions qui peuvent ayoir lieu en campagne; enfin, pour imprimer du mouvement A avancement et éviter que les emplois ne soient remplis par des hommes trop Agés, la loi a fixé Page de la retraite dans chaque grade. F. pe Béruone, off. sup, d’état-major.

AVANCEMENT D’HOIRIE. Voyez Homie.

AVANIE (du grec vulgaire d6avia, signifiant affront Jait avec supercherie), terme en usage dans le Levant pour désigner les vexations que les pachas et les douaniers turcs font éprouver, en dépit des consuls, aux marchands chrétiens , qui doivent leur offrir des présents s’ils veulent éviter des amendes considérables et toujours injustement prononcées, sous prétexte de contraventions aux lois et réglements en vigueur.

Cette expression , transportée du sens propre au figuré, signifie , dans le langage ordinaire, une insulte marquée au coin du mépris, faite sans nécessité et de gaieté de coeur; différant en cela de Poutrage, qui ordinairement n’est que le résultat de la colére et de l’affront, qui implique ’idée de brusquerie et d’attaque plus ouverte. On peut faire un affront 4 l’ennemi qu’on estime; on ne lui fera point d’avanie. L’insulée, comme l’affront, est dans les paroles, l'avanie dans les procédés,

AVANT-BRAS. Voyez Bras.

AVANT-GARDE, corps détaché, formé ordinairement de troupes d’élite : il marche et prend position en ayant de l’armée pour I’éclairer et la couvrir.

Les armées de l’antiquité, qui se rangeaient dans l’ordre profond , qui campaient resserrées dans un espace étroit , qui n’avaient pas besoin de beaucoup de temps pour se préparer 4 combattre, n’exigeaient pas de corps détachés pour éclairer et couvrir leurs marches. Le récit de cent batailles ou la victoire fut décidée par des surprises prouverait méme quwelles négligeaient souvent de faire reconnaitre le terrain sur lequel elles s’avangaient.

Dans les temps modernes , on a beaucoup abusé de ’habitude de former des avant-gardes. Les mauvais généraux les compromettent souvent : jamais on ne vit tant de combats d’avant-garde que sous les Contades et les Soubise. La honteuse bataille de Rosbach ne fut qu’un de ces combats d’avant-garde, qu’une surprise sur une armée qui prétait le flanc.

Le fameux combat du pont d’Aumale, que quelques auteurs peu militaires ont vanté, mais que le sévére Sully appelle une erreur hérotque, n’est pas un combat d’avantgarde, mais une reconnaissance de l’armée du duc de Parme, que le courage et l’audace du Béarnais poussérent peut-ttre trop loin.

Dans la guerre de marches, la meilleure maniére est de s’avancer réunis , et de s’éclairer au loin par le moyen des troupes légéres, dont il faut s’environner comme d’un nuage. Un bon général doit avoir tous ses moyens dans sa main, et n’étre obligé de combattre que lorsqu’il juge l'occasion favorable. La nécessité de soutenir une avant-garde qui s’est aventurée engage, au contraire, souvent des batailles qui n'ont pas de résultats décisifs, Lorsque Charles VIII revenait du royaume de Naples, son avant-garde était & deux jours de marche du corps principal; on sait ce qui en arriva.

Dans la guerre de positions, il est plus dangereux encore de pousser une avant-garde hors de la ligno. Si Pemplacement ou vous la mettez est meilleur, il faut y porter l'armée ; s'il est plus mauvais, on doit se borner A y placer des éelaireurs,

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