AVEIRO — AVENEMENT
ture grecque a l’université, et dirigea de 1809 a 1815 I’édu cation des enfants de Murat. Aprés la chute de ce prince, il plaida avec succés comme avocat, sans pour cela renoncer a sa chaire. En 1820 on lui confia celle d’économie politique, et plus tard celles des Institutes et des Pandectes. Chargé la méme année de rédiger le catalogue de la collection de médailles que posséde le Museo Borbonico, ilafourni des articles instructifs au splendide ouvrage commencé en 1824 sous le titre de Real Museo Borbonico. En 1832 il devint secrélaire perpétuel de l' Accademia Ercolanese, et en 1839 il fut nommé. directeur du Musée Bourbon. Il mourut le 9 janvier 1850. Il a réuni lui-méme dans ses Opuscole diversi (1831-1836) une grande partie de ses écrits. En 1808 il avait fondé un Journal de numismatique ; le Bulletino Archeologico Napolitano, qu’il commenga en 1843, fut interrompu par les événements de 1848. Nous citerons encore de lui: Del aes grave del Museo Kircheriano (Naples, 1839); Conghietture sopra un’ iscrizione sannitica (Naples, 1841); Descrizione di una casa disotierata in Pompei (Naples, 1840); Osservazioni su alcuni dischi marmorei figurati (Naples, 1841).
AVE MARIA. C’est par ces mots latins que commence une priére 4 la Vierge en usage parmi les catholiques, et désignée aussi sous le nom de Salutation angélique, parce que lange Gabriel salua, dit-on, la Vierge en ces termes : « Je yous salue, Marie (Ave Maria), pleine de grace, le Seigneur est avec yous; » auxquels l’Fglise a ajouté d’abord ces paroles qu’Elisabeth adressa a sa cousine, quand elle en fut visitée : « Vous étes bénie entre toutes les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. »
En vertu d’un décret rendu par Grégoire Ie* (590-604), cette priére fut récitée d’abord par les prétres, le quatritme dimanche de |’Avent, lors de la célébration de la messe, 4 l’offertoire. Depuis le onziéme siécle elle devint, comme le Pater Noster, une priére commune aux laiques, 4 mesure que le culte de la Vierge Marie se répandit; et vers la fin du douziéme siécle elle fut officiellement sanctionnée en cette qualité. Le pape Urbain VI ajouta, en 1261, le nom de Jésus a la derniére phrase, et a partir de la premiére partie du séiziéme siécle la formule finale fut comme aujourd’ hui: « Sainte Marie, mére de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et a Pheure de notre mort. »
La cloche de l’église rappelle aux fidéles, le matin, a midi et le soir, Pobligation d’élever leur Ame a Dieu par la priére. Les catholiques satisfont a ce devoir en récitant une priére nommée Angelus , et dans laquelle on retrouve l’Ave Maria. Un décret rendu en 1326 par le pape Jean XXII ordonne a chaque catholique de réciter trois fois de suite, 4 chacune de ces trois époques de Ja journée, la Salutation angélique.
Les rosaires ou chapelets, récilés en ’honneur de la Vierge, sont composés de plusieurs dizaines de grains, sur lesquels on dit des Ave Maria, et qui en ont pris le nom. Chaque dizaine est séparée par des grains plus gros, sur lesquels on dit des Pater.
La récitation de l’Ave Maria est en grand honneur dars I’Eglise catholique. Des graces particuliéres y sont attachées. Quoiqu’elle se trouve peu dans les offices, les fiddles sont engagés a la dire et a la redire. Des confréries se forment pour la répéter. Enfin cette privre avait donné son nom a quelques couvents de femmes. Il y en avail un 4 Paris, qui est aujourd’hui converti en caserne.
AVENEMENT, venue, arrivée. Ce mot ne se dit guére que du temps oi le Messie s'est manifesté aux hommes, et de celui dans lequel il doit paraitre pour les juger ; ou plus humainement de l’élévation a une dignilé supréme, celle, par exemple, d’un pape au pontificat, d’un empereur au trone impérial, d’un prince A une couronne royale. Nos rois ont pendant un temps prélevé un droit 4 propos de leur avénement. Voyes Joveux AVENEMENT.