‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 195 sur 488 · AYALA — AYMON · texte numérisé non relu

AYALA — AYMON

AYEN (Ducs d’). Voyez Noarures.

AYLANTE, genre d’arbres comprenant quatre especes, dont trois sont originaires de I’Inde et des Moluques, et la quatriéme de la Chine et du Japon. Cette derniére espéce, qui porte aussi les noms de vernis de la Chine, vernis du Japon, faux vernis , est un arbre forestier, naturalisé en France, oti on le voit dans tous les pares et jardins , dont il est Pun des ornements par ses feuilles composées, seg fleurs nombreuses et en grappes, la force de son trone et la majesté de son port. Acclimaté en Europe depuis longtemps, et employé avec succés pour les plantations d’alignement, l’aylante du Japon ne peut manquer de prospérer dans les plantations forestitres, ayant plus qu’aucun autre la propriété de repousser sur racines quand il a été abattu et surtout coupé entre deux terres, selon le procédé moderne de coupe des bois. Son écorce est vermifuge et ses feuilles peuvent servir a nourrir une espéce particuliére de ver a soie.

L’aylante dela Chine s’éléve de vingt 4 yingt-cing métres de hauteur, sur une tige toujours droite. Indépendamment de l'emploi qu’on peut en faire pour les batiments et comme

bois de foyer, il est recherché par les menuisiers et les tour- —

neurs. Ayant été longtemps sans produire de graines parmi nous, on multipliait cet arbre exotique par boutures, marcottes, et par les jets qui s’élevaient naturellement de ses racines , ou par ces racines elles-mémes, découpées et cassées par fragments de dix 4 quinze centimetres, plantés , ou pour mieux dire semés; mais, actuellement qu’il produit facilement des graines, on le multiplie par elles, et ce procédé, conforme a la nature, est le plus facile et le meilleur, C. Touiarp ainé, AYMON (Les quatre fils), Renaud, Guichard ou Guiscard, Adélare ou Alard et Richard ou Richardet. L’histoire du moyen ge offre peu de guerriers dont la renommée soit devenue aussi populaire que celle de ces quatre fréres, possédant en commun, suivant la légende, un seul cheval , devenu célébre sous le nom de Bayard. Ils étaient fils d’Aymon, ou Aymont (en langue d’Oc Almoné ), duc de Dordogne selon les uns, prince des Ardennes suivant les autres, Saxon d’origine, qui, d’aprés une troisiéme version, aurait obtenu de Charlemagne le gouvernement de

la province dont Alby était la capitale. Froissart raconte

sérieusement Vhistoire de ces personnages, auxquels, a moins d’un excés de foi, rare 4 notre époque, les modernes ne sauraient accorder qu’une existence toute poétique. C'est une parcelle détachée du cycle carlovingien avec ses douze pairs, ses chevaliers de la Table Ronde, ses grands coups de lance et d’épée, ses enchantements, ses royaumes fabuleux et ses monarques introuyables, grand fonds de merveilleux sur lequel a vécu toute l’épopée romanesque italienne des quinzi¢me et seiziéme siécles.

Enfin Arioste donna a ces ombres fugitives un corps, une existence, une immortalité poétique dans son Koland furieux, ou le premier fils dAymon, Renaud, quil appelle Renaud de Montauban, parce qu’il a commandé pendant plusieurs années cette place fortc, joue certainement le plus beau réle. En méme temps il nous fait faire connaissance avec sa sceur Bradamante, fille du duc Aymon, et de Béatrix, qui edt pu compter, dit-il, Priam, roi de Troie, parmi ses ancétres, et dont il fait descendre le duc de Ferrare, auquel il dédie ses vers, et Anne de Bretagne, femme de Louis XII, roi de France.

Généralement on regarde la fable des quatre fils d’Aymon comme d'origine bordelaise ou provengale, H est certain toutefois que l’original frangais, intitulé Zes ede T Fils

Aymon, Renaud de Montauban , la Conqué: rébisonde par Renaud, leur cousin Maugis @ Aigremont, etc., a été imprimé pour la premidre fois en 1493. On en trouve un extrait dans la Bibliotheque des Romans. Cependant rien ne prouve que ce livre soit ’unique source ott Lon,ait puisé

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