BACCIOCHI -—- BACH
Vienne en {542. Un autre trait caractéristique de cette fa mille intéressante est usage qui s’y était établi de rassem bler en recueil toutes les compositions de chacun de ses merabres : cela s’appelait Jes archives des Bach. Charles- Philippe-Emmanuel Bach les possédait vers la fin du siécle dernier ; en 1790 elles ont passé dans les mains de M. Georges Pelchau, 4 Berlin.
Nous donnerons ici la biographie des principaux membres de cette intéressante famille.
BACH (JEAN), musicien 4 Gotha, y vécut au commencement du dix-septiéme siécle.
BACH (Henri), organiste d’Arnstadt, naquit 4 Weimar, le 16 septembre 1615. Son pére était musicien et fabricant de tapis, et lui donna les premiéres lecons de musique. Henri montrait de grandes dispositions , et son frére ainé, Jean Bach, prédicateur et musicien 4 Erfurt, acheva son éducation. En 1641 il fut nommé organiste d’Arnstadt, et pendant cinquante ans remplit cette fonction. Il eut la satisfaction de compter vingt-huit arriére-petits-enfants. — Ses deux fils , Jean-Christophe, organiste de cour a Eisenach, et Jean-Michel, organiste dans le bailliage de Gehren, et
beau-pére du célébre Sébastien Bach, méritent d’étre cités. —
BACH (JeAN-AMBROISE), Musicien de la cour 4 Eisenach, pére de Sébastien , naquit en 1645 et mourut en 1695.
BACH (Jean-Sépastien), compositeur de la cour de Pologne, maitre de chapelle du duc de Weissenfels et du prince d’Anhalt-Keethen, directeur de la musique de écola de Saint-Thomas & Leipzig, fils du précédent, naquit a Eisenach, le 21 mars 1685. Ayant perdu ses parents avant Page de dix ans, il se rendit auprés de son frére ainé, Jean- Christophe Bach , organiste 4 Ordruff, et commenga a entrer dans la carriére musicale sous sa direction. Son penchant irrésistible pour l’art se développa dans un age si tendre avec une telle force, qu’il le porta a dérober a son pére un livre de musique de clavecin, de Froberg, Kerl et Pachelbel , qu’il n’avait pu obtenir par ses vives instances. Pendant six mois il le lisait, le copiait au clair de lune, craignant d’étre découvert en plein jour, jusqu’a ce qu’enfin son pére Yapercut et lui retira impitoyablement ce livre si précieux. Aprés la mort de Jean-Christophe, i] passa au gymnase de Lunebourg, d’ou il fit de fréquentes excursions a Hambourg, pour y entendre le fameux organiste Jean-Adam Reinken. La chapelle ducale était composée en grande partie de Francais; Sébastien Bach la visita souvent, et s’appliqua 4 connaitre Ja musique frangaise; ce fut une nouveauté pour tui. Nommé en 1702 musicien de la cour de Weimar, il obtint deux ans aprés lorgue d’Arnstadt. C’est la principalement qu’il acquit les grands talents qui le distinguerent ensuite comme compositeur et comme organiste. I! y parvint plus par son ardeur pour le travail, ses réflexions et son génie, que par l’étude suivie des ouvrages des plus grands maitres, tels que Bruhn, Reinken et Buxtehude, et par un séjour de trois mois qu'il fit 4 Lubeck pour y étudier la maniére du célébre organiste Buxtehude.
En 1707 il fut appelé & Mulhouse comme organiste; il —
n’y resta qu’un an et quitta cette ville pour entrer au service du duc de Saxe- Weimar, qui !ui donna la place d’organiste de la cour. Le succés prodigieux qu'il y obtint, les applaudissements qu'il regut, portérent son enthousiasme au plus haut degré. Uniquement occupé du soin de se perfeetionner, d’acquérir de nouvelles connaissances et de mériter ainsi Ja faveur dont il se voyait honoré, Bach parvint ce talent inimitable dans l'exécution qui porta si loin sa renommée, et composa pour cette cour beaucoup de ses plus belles piéces d’orgue. La place de maitre de concerts, qu'il obtint en 1714, Vobligeait 4 composer et a exécuter la musique d’église.
En 1717 il défendit la supériorité de sa nation contre Marchand, fameux organiste frangais, 4 qui le roi de Pologne offrait des appointements considérables pour le fixer