‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 209 sur 488 · BACH — BACHAUMONT · texte numérisé non relu

BACH — BACHAUMONT

pouvoir, il appelait également de ses yoeux l’extension du systéme d’assemblées d’états avec une participation plus large a la vie politique. Aussi les partis extrémes, les hommes qui, 4 l'instar des démocrates frangais, sont allés d’un bond au dela de ces idées pratiques, l’ont-ils accusé d’apostasie politique. Quand, a la suite des événements du 15 mai, se constitua le ministére Dobblhoff, qui mettait le pouvoir aax mains de l’ancienne opposition libérale des états, Alex. Bach fut appelé a prendre le portefeuille de la justice. En méme temps le faubourg de Wieden, l’une des circonscriptions électorales les plus importantes de Vienne , le nommait député a la diéte constituante. Le jeune ministre s’occupa alors avec autant de talent que d’énergie de la compléte réorganisation du systéme judiciaire de l’Autriche, et, en dépit des obstacles mis a ses efforts par les malheurs des temps, il ne laissa pas que de faire beaucoup de bien. Mais il ne tarda pas 4 devenir en butte aux attaques haineuses et passionnées de la gauche, et surtout du parti démocratique, qui ne lui pardonna pas d’avoir insisté dans la discussion de la nouyelle constitution pour que la suppression des corvées n’edt point lieu sans une indemnité dont une certaine partie devait ¢tre acquittée par les paysans eux-mémes, comme aussi pour qu’on réservat 4 la couronne le droit de sanctionner ou de rejeter Ics lois votées par la législature. Les idées politiques qu’il eut occasion d’émettre au sujet des affaires de Hongrie, et qui avaient comme toujours pour bases la nécessité de Punité gouvernementale et politique de la monarchie, n’excitérent pas de moins violentes clameurs parmi les membres de la gauche. Lors des événements du 6 octobre 1848, il edt infailliblement péri victime de la fureur populaire, comme son collégue le ministre de la guerre Latour, s’il n'avait pas réussi & s’échapper. Apprenant que l’empereur avait accepté la démission des ministres impopulaires, il partit le 8 octobre pour Salzhourg, ot il passa plusieurs semaines dans la retraite. Dans les premiers jours de novembre il se rendit & Olmutz, et, dans le ministére Schwartzenberg-Stadion qui s’y forma, recut le portefeuille de la justice. Il a pris depuis une part importante a la dissolution de la ditte de Krems‘er, 4 la constitution du 4 mars 1849 , aux mesures adoptées a I’égard de la Hongrie, et 4 tous les actes importants de ce cabinet. A la mort de Stadion , arrivée en mai 1849, il le remplaga comme ministre de l’intérieur, et en cette qualité il a poursuivi avec son énergie habituelle l’ceuvre de la centralisation de l’Autriche, commencée par son prédécesseur. A cet égard on doit surtout mentionner les constitutions de pays données aux diverses provinces de la couronne, et l’administration politique qui y a été organisée. Obligé de donner sa démission (21 aodt 1859), il fut envoyé comme ambassadeur & Rome et occupa ce poste jusqu’a la fin de 1865. Depuis il siége dans la Chambre des seigreurs. Ses ennemis politiques ne contestent ni son habileté, ni son énergie, ni son activité. Comme orateur il est froid mais calme, fin et mordant,

BACHA, BACHI. Titre honorifique chez les Tures (voyes Pacua). Il désigne un officier ou chef de soldats, ainsi que le chef d’un emploi quelconque, Bogandji-bachi signifie le chef des fauconniers, et bostandji-bachi le chef des jardiniers, ou intendant des jardins. Ce mot est toujours précédé d’un autre qui désigne la nature de l'emploi.

BACHAUMONT ( Frangots LE COIGNEUX ps), fils dun président & mortier au parlement de Paris, naquit dans cette ville, en 1624. Le jeune Bachaumont était conseiller-clerc au méme parlement lorsque les troubles de la Fronde commencérent. On prétend méme que ce fut lui qui fournit le nom que l'histoire a conservé a cette opposition guerroyante contre le ministére de |’époque. Ll comparait les troupes peu disciplinées qui soutenaiont cette cause aux écoliers qui, s’amusant alors au jeu de la fronde dans Jes fossés de Paris, se dispersaient A l’'approche du lieutenant civil, puis recommengaient dds qu'il avait dis-

Page 1