‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 210 sur 488 · BACHAUMONT · texte numérisé non relu

BACHAUMONT

paru. Cette plaisanterie fit naitre & quelques opposants I’idée d’attacher 4 leurs chapeaux, comme signe de reconnaissance, un cordon en forme de fronde. Ce signe devint pientot une mode, et leur parti en garda le nom. Dans cette guerre & la fois d’épée et de plume, Bachaumont prit une part trés-active a ce dernier genre de combat; nul ne langa plus d’épigrammes, de chansons, de traits satiriques contre le Mazarin (voyez MAZzARINADES), et ce fut sous ce rapport un des aides de camp les plus utiles du fameux cardinal de Retz.

Lorsque le calme fut rétabli, il vendit sa charge, et se borna a jouir dela vie dans une oisiveté épicurienne, qui ne Yempécha pas toutefois de laisser couler de sa plume un grand nombre de couplets et de petites piéces, insérés dans es recueils du temps. Il est probable que Bachaumont ne fot point arrivé avec ce léger bagage a la postérité : son Voyage, fait et écrit en société avec Chapelle, a suffi pour lui assurer cet avantage. On croit que la part de Bachaumont dans cet ouvrage fut moindre que celle de son collaborateur. Mais le beau passage qui commence ainsi :

Sous un berceau qu’Amour exprés Fit pour charmer quelque inhumaine,

lui est unanimement attribué. Cette agréable bagatelle a produit beaucoup d’imitations, et n’a pas eu de pendant. Bachaumont épousa plus tard la mére de la marquise de Lambert, écrivain moraliste, qui eut quelque nom dans le siécle dernier. L’hymen était déja pour ce voluptueux épicurien un commencement de conversion; lage avancé compléta la sienne, et il mourut dans des sentiments tréschréliens, en 1702, 4gé de soixante-dix-huit ans. Il disait a ses amis : Un honnéte homme doit vivre a la porte de Véglise et mourir dans la sacristie.

BACHAUMONT (Louis PETIT be), né & Paris, a la fin du dix-septi¢me siécke , y mourut en 1771. Ses Mémoires secrets pour servir & Vhistoire de la république des Zeitres sont dans toutes les bibliothéques. Ce journal politique et littéraire est le tableau varié et fidéle des mceurs, de la littérature et des plus importants événements de 1’époque. I] n’a composé que les quatre premiers volumes et la moitié du cinquiéme. Ces Mémoires ont été continués aprés sa mort, et composent 36 volumes in-12. Les articles les plus piquants ont été réimprimés en deux volumes in-8°. I] avait publiéen 1751 un Zssai sur la Peinture, la Sculpture et (Architecture, un volume in-8°. On lui doit une édition annotée de V’excellente traduction de Quintilien par Gédoyn, son parent et son ami, publiée en 1752, 4 vol. in-12.

BACHE. On appelle ainsi en agriculture une variété de chassis qui se rapproche davantage de la serre. Ses parois sont en magonnerie et s’élévent dans une fosse, de sorte que , sans dépasser beaucoup le niveau du sol environnant, elles permettent 4 un homme de circuler a l’intérieur.

On appelle aussi bdche : 1° une grande couverture de grosse toile que les rouliers et les voituriers étendent sur Jeur voiture, ainsi que les bateliers sur leurs bateaux, pour garantir les marchandises de la pluie; 2° une cuvette de hois qui recoit l'eau d’une pompe aspirante a une certaine hauteur, ot elle est reprise par d’autres corps de pompe foulante, qui l’élévent davantage.

BACHELIER, BACHELETTE. Voyes Bacca.avnéat.

BACHELIEK (Nicoas), né A Toulouse, vers 1487, wune famille originaire de Lucques, apprit les premiers principes de la sculpture dans Vatelier de son pére. Il fut envoyé par celui-ci en Italie, ot i! eut pour mattre lillustre Michel-Ange. I] fit bient6t des progrés rapides, et lon montre encore & Rome les statues des douze apdtres faites par cet habile artiste. De retour 4 Toulouse, il y construisit plusieurs palais , ot & l’élégance et 4 Pagrément des lignes if ajouta toutes les richesses de l’ornementation la mieux entendue, Le palais Maynier, ceux de Catellau, de Bernuy,

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