‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 212 sur 488 · BACHELIER — BACHIQUE · texte numérisé non relu

BACHELIER — BACHIQUE

relira de la cour de Janina, ef, au moyen d’un passe-port qu’il avait obtenu du consul anglais 4 Constantinople, il aborda en Italie , et s’établit sur les fronti#res de France, L’esprit de parti était devenu accessible & la modération: Bacheville en profita pour purger sa contumace , et la cour royale de Lyon le renvoya pleinement absous des inculpations dirigées contre lui. Il mourut en 1835 a Paris.

Quant a son frére, aprés avoir parcouru l’Asie Mineure, il était allé mourir sur les bords du golfe Persique, a Mascate. Laurent (de l’Ardéche).

BACHI. Voyez Bacma,

BACHI-BOUZOUKS, soldats irréguliers de ’armée ottomane. On les employa en 1854 dans la guerre contre les Russes ; mais ils se rendirent peu uliles, et leurs mutineries continuelles et les excés auxquels ils se livrérent les firent bientdt licencier,

BACHIQUE (Air). Tout le monde sait que dans l’opinion de l’antiquité Bacchus avait appris aux hommes a presser le grain du raisin et 4 en composer un breuvage fermenté dont lusage modéré est aussi bienfaisant que l’abus en est pernicieux. L’effet le plus ordinaire du vin étant d’exciter la gaieté, de délier la langue et de faire que chacun s’épanche dans un joyeux abandon, le chant, langage plus animé, plus accentué, plus énergique que la parole, a été dés le principe appelé dans les réunions de buveurs, et souvent en ce cas, autant pour la poésie que pour la musique, les inspirations ont dd étre heureuses. En effet, le premier résultat des libations bachiques est de donner naissance et cours aux saillies gaies et spirituelles , méme de la part de ceux qui d’ordinaire ne les risqueraient point; le trouble de leur téte les empéche alors de se défier d’euxmémes,

Et l'esprit vient quand la raison s’en va,

comme dit une de nos vieilles chansons.

Tel a été chez les Grecs Porigine du dithyrambe; les Egyptiens avaient aussi connu les chansons de table, mais c’est chez les modernes, et particuliérement en France, que ~ lusage en a été le plus fréquent, surtout pendant les deux siécles qui ont précédé le ndétre. Aujourd’hui -il n’existe plus guére que parmi le peuple, qui aurait grand tort d’abandonner ce vieux débris de l’ancienne gaieté francaise (voyez Cuanson). Pris au point de vue musical, le seul qui doive nous préoccuper dans cet article, les airs bachiques doivent surtout se distinguer par la netteté et la franchise de leur mélodie; ils doivent par-dessus tout étre faciles, car lorsqu’on commence a ¢tre pris de vin, on est peu disposé a exécuter les passages auxquels la voix se montrerait rebelle, et il faut d’ailleurs considérer que les morceaux de ce genre sont destinés 4 des personnes qui fort souvent n’ont aucune notion musicale. La coupe est celle des chansons ordinaires, et se régle sur la mesure et le nombre des vers. Le plus souvent les airs bachiques ont un refrain, et il doit étre traité comme devant étre chanté en chorus, c’est-a-dire par tuutes les voix A l'unisson; en conséquence n’étre ni trop étendu vers l’aigu,, puisque alors i} ne conviendrait ni aux basses ni aux contraltos, ni se trop porter vers le grave, car en ce cas les ténors et les soprani ne sauraient y atteindre. Le nombre d’airs bachiques a été immense de 1600 & 1800; on en possdde beaucoup de recueils imprimés et manuscrits, sans parler dune infinité qui ont péri. Au dessert on apportait sur la table les col: lections de ce genre, et chacun devait entonner une chanson 4 son choix, par ce principe, alors universel en France, que

Tout le monde chante Bien ou mal,

Aprés chaque chanson, et souvent méme apres chaque cou plet, on buvait 4 la ronde, le but de la chanson bachique étant surtout d’exciter & boire. Il y avait des airs qui outre

leur refrain particulier, étaient disposés de maniére 4 s’adapter & un refrain général qui se reproduisait & la fin de chaque chanson; alors la personne qui chantait avait en mains le livre et la bouteille, qui faisait ainsi le tour de la table; au refrain général chacun était tenu de vider son verre. Tous les verres étaient ensuite remplis de nouveau, et la beuteille «’arrétait entre les mains de celui qui devait shanter ou, comme on disait alors, récifer; et c'est ainsi qu’on suivait le précepte dun maitre :

Remplis ton verre vide,

Vide ton verre plein,

Ne laisse jamais dans ta main

Ton verre ni plein ni vide;

Ne laisse jamais dans ta main

Ton verre ui vide ni plein.

Oatre ces airs 4 l’usage de tout le monde, on avait dans

les repas d’apparat des chanteurs et musiciens de profession qui, placés 4 une table particulitre, exécutaient des airs, des duos, des trios, etc., dont Bacchus, le vin et les buveurs étaient toujours l'objet. Plusieurs de ces pitces, dont la musique était due aux premiers compositeurs du temps, ont été imprimées; il y en a de fort bien faites et de fort comiques. De notre temps tout cela s’est perdu : il est devenu de ' mauvais ton de chanter a table; et soit dans les repas de corps, soit dans les repas officiels, les seuls maintenant - auxquels la musique vienne préter ses charmes, on n’entend que de ’harmonie militaire ou bien des cheeurs d’opéra qui n’ont aucun rapport a la circonstance. De tant de vieux usages disparus avec l’ancien régime, je n’en vois guére qui soient plus a regretter que celui-la. Adrien pe LAFAGE.

BACHREIRS. Voyes Bascuxirs.

BACHOT, petit bateau plat ou 4 quille, mais sans liures, et dont les bords 4 recouvrement sont cloués les uns sur les autres. On le conduit au croc ou a V’aviron, et on s’en sert pour la navigation intérieure des rivitres, pour la péche, ou encore comme petite embarcation 4 Pusage des grands bateaux. Dans quelques localités la dénomination de hachot est remplacée par celle de fletée ou de batelet.

GBACILE ou Crkisik MARINE. C’est une espéce de fenouil marin, que l’on confit au vinaigre et que l’on mange en salade. Le bacile sert aussi d’assaisonnement. Il croit en abondance sur les cétes de l’Océan; il se plait surtout dans les fentes de rocher ot la mer vient continuellement larroser de ses eaux. La meilleure espece de bacile se recueille sur les rochers du cap Finistére, ot cette plante est connue sous le nom de perce-pierre ou passe-pierre. On peut le cultiver dans les jardins; mais il faut le mettre dans des pots bien abrités et remplis de terre et de sable; il est indispensable aussi de l’arroser souvent et abondamment pendant l'été. A l’aide de ces soins, il végdte assez bicn , mais il n’est jamais d’un aussi bon godt que celui qu’on cueille sur les rochers.

BACILLARIEES. M. Ehrenberg a constitué sous ce nom sa dixiéme famille des animaux infusoires ou microscopiques, ayant pour type les bacillaires, ainsi nommés a cause de leur forme, qui a été comparée a celle d’une petite baguette (en latin bacillus ). 1] distribue les trente-six genres qui composent cette famille en deux principaux groupes, d’aprés la carapace, qui est simple dans les uns et double dans les autres. D’autres groupes secondaires y sont établis selon que ces prétendus animaux sont libres ou fixés, univalves ou bien multivalves, d’aprés leurs variétés de forme, en ayant égard a !’absence ou a la présence dune masse gélatineuse amorphe qui les entoure. M. Félix Dujardin, dans ses Zoophytes infusoires , place les hacillariées parmi les végétaux. M. de Brébisson range les hacillariées ou diatomées et ses desmidiées parmi les algues inférieures. Cette incertitude sur la place que doivent occuper les bacillariées dans l'un des deux régnes organiques tient

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