BACTRIANE — BADAJOZ
nites, parmi lesquelles les naturalistes les ont définitive. ment classées. G. Cuvier les range entre les scaphites et les hamites. On distingue les espéces dans le genre baculite en celles 4 ouverture ronde et celles 4 ouverture ovale; toutes sont percées par un siphon marginal. On les trouve dans des couches assez anciennes de terrains situés au-dessus de la craie. M. deGerville a observé et étudié un banc puissant ot dominent les baculites dans les environs de Valognes. L. Lavcrenr.
BACULOMETRIE (mot hybride formé du latin baculus, baton, et du grec pétpov, mesure ). C’est l'art de mesurer les distances , de relever les hauteurs , et en général de lever les plans, rien qu’d aide de batons et sans employer aucun instrument goniométrique ou géudésique proprement dit. Bien qu’on puisse avec ce seul secours mesurer de grandes distances et méme celles de points inaccessibles, on ne sesert guére de mesures baculométriques que lorsqu'il s’agit de connaltre tout de suite !’¢lévation dune tour, @un arbre, etc. Pour mesurer la hauteur d’un objet, on enfonce verticalement un baton de longueur connue ; on place ensuite l’ceil aussi prés que possible du sol et de maniére que le rayon visuel qui passe par l’extrémité du baton passe également au sommet de la tour ou de arbre observé. La hauteur de l’objet est alors 4 la hauteur du baton dans le méme rapport que la distance de l’ceil au pied de objet est a la distance de l’eil au pied du baton : cette hauteur est donc connue. On peut arriver au méme résultat par la comparaison des ombres projetées au méme moment par l’objet dont on veut mesurer la hauteur et par un baton de longueur connue; il est évident que les deux hauteurs sont proportionnelles aux longueurs des ombres.
Toutes les données baculométriques ont pour base Jes propriétés des triangles semblables.
On ne saurait naturellement exiger une grande exactitude dans les résultats que donne cette méthode, bonne seulement pour obtenir tout de suite une approximation.
BADAJOZ, ville d’Espagne , chef-lieu de la province de ce nom, dans |’Estramadure , 4 290 kilom. sud-ouest da Madrid, sur la rive gauche de la Guadiana, 4 l’embouchure de la Rivillas , doit asa situation sur l’extréme frontiére du Portugal son importance comme place de guerre, ef aux événements militaires dont elle fut le thédtre l’intérét historique qui lenvironne. On y traverse la Guadiana sur un pont de vingt-huit arches, construit en 1596, en grosses pierres de taille , et qui n’a pas moins de sept cents pas de long, C’est une ville trés-forte, avec une bonne citadelle, un évéché suffragant de Santiago, une population de {2,000 dmes , une magnifique cathédrale, des fabriques de savon et de lainages, des tanneries , des teintureries et un commerce trés-actif avec le Portugal.
Sa fondation remonte a une haute antiquité, Pline )’appelle Colonia Placentis, et Strabon Pax Augusta. C'est probablement de ce dernier nom, dont léquivalent en langue espagnole est Paz de Agosto, que dérive l’appellation actuelle de Badajoz,
Comme place de guerre, elle peut s’enorgueillir de glorieuses annales. Devant ses remparts échoua en 1658 l’effort des Portugais, qui en avaient entrepris le siége. Une pareille issue termina également la tentative faite en 1705 par les armées combinées de l’Angleterre et de la Hollande , qu’appuyait un corps considérable de troupes portugaises. Le marquis de Bray, général de l’armée espagnole, battit en 1709 devant Badajoz le général Galloway, et alla lever des contributions jusqu’aux environs de Lisbonne.
Aprés la paix de Bale, en 1795 , Espagne , devenue l’alliée fidéle de la république frangaise, déclara la guerre a la Grande-Bretagne ; et dés 1797 elle menaga le Portugal d’une invasion s'il ne renongait pas A Valliance anglaise. Les négociations trainérent en longueur jusqu’au Consulat. Alors Bonaparte envoya a Madrid, d’abord son frére Lucien, puis