BAGDAD — BAGNE
fester. A Berne il épousa une petite-fille de Villustre Hal. ler. Dés 1793 il obtint du gouvernement danois une mi sion littéraire, qui lui fournit les moyens de visiter l’Autri et l’[talie. A son retour en Danemark, en 1796, il oblint emploi public ; mais il y renonga bientét pour entreprend al’étranger un nouveau voyage, pendant tequel il eut la dou. leur de perdre sa femme. II se remaria ensuite, 4 Paris, ay une Genevoise, et ilrevint habiter Copenhague en 1798. M dés 1800 il partit encore une fois pour Paris, avec le des sein de s’y fixer définitivement, et en 1803 il y obtint un pension du gouvernement danois.
Nommé en 1811 professeur de langue et de littérature danoises 4 ’université de Kiel, avec le titre de conseiller de justice , il donna sa démission de cette place en 1814, ' en avoir jamais rempli les devoirs, et revint 4 Copenhague avec une pension de 1,500 écus. Dans cette capitale il entreprit alors contre ihlenschleger et ses partisans une guerre littéraire achurnée, conduite de part et d’autre sans la moindre dignité, et & laquelle GZhlenschlager mit fin, aprés un assez long silence, en publiant un mémoire contenant I’historique de ses relations passées avec Baggesen.
L’homme du caractére le plus doux et le plus aimable dans le commerce intime était sans indulgence et méme souvent sans justice comme poéte ; sa plume mordante frondait avec acharnement tout ce qui lui déplaisait, et sa verve satirique ne sut jamais s’arr¢ter, méme devant son propre intérét. Il en résulta pour Baggesen une vie errante et ayentureuse, et il fut heureux d’avoir trouvé un protecteur aussi constant que le duc de Holstein-Augustenburg ; les libéralités de ce prince aidérent toujours le poéte lorsqu’il se trouva dans l’embarras, soit par la nécessité de se soustraire aux orages qui le menagaient, soit par suite du désordre que son — insouciance introduisait sans cesse dans ses affaires. Une maladie lente et douloureuse le conduisit en Bohéme pour y prendre les eaux en 1826, et il retournait dans sa patrie, quand, le 3 octobre, la mort le surprit 4 Hambourg.
BAGLIVI ( Georces ), célébre médecin italien, né a Raguse, en 1669, substitua aux subtilités dont la science était alors obscurcie la méthode de Vobservation, dont les anciens offrent le modéle. Le pape Clément Xi le nomma d’abord professeur de médecine, puis de chirurgie et d’anatomie, au collége de la Sapience 4 Rome. Son éloquence, son érudition et sa pratique judicieuse lui firent bienté{t une brillante et juste réputation. Ses ouvrages ont remis en honneur !a doctrine hippocratique , renversé les théories galéniques, préparé la classification méthodique des maladies, ouvert la voie a la physiologie expérimentale, et sanctionné alliance de la médecine avec la science de organisation. Il mourut a trente-huit ans, en 1707, avant l’4ge oti les talents ont acquis tout leur développement. Ses wuvres ont été plusieurs fois imprimées sous le titre de Opera omnia medico-practica et anatomica. D* Forcer.
BAGNACAVALLO , dont le véritable nom était Bartolomeo RAMENGHI, néa Bologne, vers l’an 1486, mort en 1542, Pun des éléves les plus distingués de Raphael, avait commencé par travailler dans l’atelier de Francia. I) était originaire de Bagnacavallo, petite ville des Etats romains, dont le nom lui est demeuré. I peignit plusieurs tableaux dans les appartements du Vatican. Plus tard il alla se fixer & Bologne, oi le temps a fini par détruire les magnifiques peintures dont il avait enrichi l’église de Saint-Petronius, grandes et admirables pages que les Carrache étudiérent attentivement. La galerie de Dresde posséde un de ses plus beaux tableaux , représentant la Vierge Marie avec l'enfant Jésus, Ce qui distingue surtout les toiles de cet artiste, c’est la noblesse de son style et la vigueur de son coloris.
BAGNE. Dans les anciens codes de la France, la peine la plus grave, aprés le supplice d’une mort ignominieuse, était celle des galéres, Le condamné aux galéres perpétuelles, aprés avoir été flétri sur Pépaule droite dus