BAILLOT — BAILLY
Ce n’est pas ici le liew de donner le catalogue exaet de toutes les quvres musicales de Baillot. Il a composé dix concertos, des duos, des trios, des quatuors, une grande quantité d’airs variés, de caprices, de fantaisies, de morceaux détachés, parmi lesquels on remarque un andante avec sourdine, morceau délicieux et d’un effet neuf.
En 1841 Baiilot se proposait d’aller faire une tournée musicale dans Jes départements du Nord et de l’Ouest, lorsque sa santé, si robuste jusque alors, se trouva tout 4 coup altérée. I lutta longtemps contre!invasion du mal, et au printemps de l’année suivante les médecins lui ordonnérent les eaux de Vichy. Les bains ne produisirent pas le bien qu’on en attendait, et le 15 septembre 1842 il mourut, a Paris, a lage de soixante et onze ans.
Parmi les artistes, il n’y en a pas eu de plus digne, de plus honorable. L’élévation de son cceur, Ja noblesse de son caractére, sa modestie, sa bienfaisance, lui avaient concilié le respect, l’estime de tous, autant que ses talents lui avaient conquis Vadmiration universelle. J. D’OrTIGUE.
BAILLOU (Gottiaume pe), nommé en latin Ballonius, célébre médecin francais, naquit & Paris, vers l’an 1538. Il cultiva d’abord la littérature, qu’il enseigna méme avec éclat; puis, entrainé par un penchant irrésistible, i embrassa |’étude de la médecine a lage de trente ans, et fut nommé doyen de la faculté en 1580. Ce fut en méditant les écrits d’Hippocrate qu’il exerca tant d’influence sur la médecine de !’époque, influence qu’il dut 4 de grands talents ef a une force d’argumentation telle qu’il fut surnommé le
-Fléau des bacheliers. C’est de lui que date la renaissance
de la médecine d’observation. Attaché a l’étude des influences atmosphériques , i] eut la faiblesse de donner dans l’astrologie judiciaire; mais il approfondit la théorie des maladies endémiques et épidémiques, que le premier il remit en honneur. Dans sa vieillesse il préféra les douceurs de la vie privée & l’honneur de figurer a Ja cour de Henri IV, et mourut en 1616, 4gé de soixante-dix-huit ans. Ses neveux ont publié ses euvres, sous le titre de Ballonii Opera medica omnia, réimprimées plusieurs fois. D* Forcer.
BALLLY (Jean-Sitvain ), naquit 4 Paris, le 15 septembre 1736. Son pére, conservateur des tableaux du Louvre, homme d’esprit et de plaisir, égayait ses loisirs en composant de joyeux vaudevilles pour le théatre dit des Italiens, ou l’on ne jouait que des piéces frangaises. Toute son ambition était de voir son fils lui succéder dans son paisible emploi, et il bornait son éducation a des legons de dessin, Mais le jeune Bailly, entrainé par son govt pour les sciences, prenait des legons de mathématiques de Montcarville et de Clairaut. Il essaya de travailler pour le thédtre, puis renonga a cette carriére par le conseil du comédien Lanoue, auquel i] avait soumis deux tragédies : Iphigénie en Fauride et Clotaire. Il se livra alors tout entier & étude de Pastronomie, sous la direction du savant Lacaille, et publia successivement sur cette science plusieurs ouvrages regardés aujourd’hui encore comme classiques : 1° en 1764, Essai sur la Théorie des Satellites de Jupiter, avec les tables de Jeanrat ; 2° Histoire de Astronomie ancienne, depuis son origine jusqu’a Vétablissement d’Alexandrie , 1 vol. in-4° , 1776; 3° Histoire dé ’ Astronomie moderne, depuis la fondation de V'école d’Alexandrie jusqu’en 1782, 2 vol. in-4°; 4" ses Lettres sur PAtlantide de Platon et sur Vancienne Histoire de (Asie. Beaucoup de ses mémoires insérés dans le recucil de Académie des Sciences, et ses lettres sur l’Atlantide , obtinrent un succés aussi brillant que mérité. 11 concourut pour Péloge de Charles V. En 1785 i) obtint la plus honorable récompense de ses utiles travaux, sa nomination de membre des trois académies.
Montjoie, dont les écrits politiques respirent la plus profonde antipathie pour les principes et les hommes de la révolution de 1789, s’exprime ainsi sur le caractére et la conduite publique et privée de Bailly: « M. Bailly, né de