BAKER
chemin de fer qui re’ie A fravers la Dobroudcha le Danube a la mer Noire. Aprés avoir épousé Mlle de Sass , jeune hongroise dun esprit cullivé et aventureux , il entreprit avec elle un voyage d’exploration sur Je haut Nil (1861), D’abord il reconnut avec soin le cours de l’Atbara et celui du Nil bleu, a‘fluents du Nil, et atteignit Khartoum (juin 1862), ot il fit un séjour de plusieurs mois. Lorsqu’il s’embarqua sur le Nil blanc, une centaine de serviteurs lui servaient descorte et il n’avait pas moins de trois grands bateaux et de vingt-neuf anes et chameaux pour transporter ses provisions et bagages. Aprés avoir traversé toute une région de foréts et de marécages , Baker arriva a Gondokoro, rendez-vous des caravanes de lintérieur et des trafiquants d’esclaves. La, il fut rejoint par Speke et Grant, qui avaient pris la route de |’Abyssinie; ces voyageurs lui firent part de la découverte qu’ils venaient de faire du lac Victoria Nyanza, ainsi que de l’evistence d’un antre grand lac situé 4 louest et oti les indigenes plagaient Vune des sources du Nil. Baker résolut aussit6t de s’y rendre s’il était possible, quoique son escorte edt été réduite 4 dix-sept personnes. Aprés une série d’aventures dans lesquelles sa femme fit preuve d’une adresse et d’un courage au-dessus de tout éloge, il atteignit les bords escarpés d’une vaste mer intérieure, qu’il nomma lac Albert Nyanza. Ce fut le 14 mars 1864 qu’il completa ainsi la découverte des mystérievses sources du Nil; son voyage avait duré trois années entiéres, De retour en Angleterre, Barker fut nommé chevalier et recu dans la Société de gécgraphie. Il a consigné le récit de ses explorations dans Youvrage intitulé : ‘he Albert Nyanza, great basin of the Nile (1866), traduit en frangais l'année suivante.
On a encore de lui: the Nile tributaries of Abyssinia (1867, in-8°).
BAKEWELL, ville d’Angleterre, comté de Derby, sur la Wye, complait, en 1871, 10,727 habitants. Les antiquités qu’on y a trouvées ont fait penser qu’elle occupe Vemplacement d’une cité romaine. Sa manufacture de coton a été créée par le célébre Arkwright. Dans les environs s’éléve le chateau de Chatsworth, qui appartient au duc de Devonshire.
BAKHSCHISCH. Ce mot, dans fa langue persane, désigne en général un présent; mais de nos jours il est généralement en Orient I’équivalent de notre pour-boire, que les parties prenantes n’attendent pas en silence, mais qu’elles réclament impérieusement et sans vergogne pour peu qu’on tarde a le leur accorder. Tout voyageur, en Turquie comme en Egypte, dans l’Asie Mineure aussi bien qu’en Syrie, est constamment mis en demeure par le cri de bakhschisch! bakhschisch! d’avoir & payer comptant le moindre des services. I] n’y a pas jusqu’aux ambassadeurs étrangers acerédités prés la Porte qui ne soient forcés eux-mémes, quand ils ont audience du grand-seigneur ou de quelque haut dignitaire de empire, de prévenir par le don volontaire@un bakhschiscA \a réclamation qui ne manquerait pas de leur en étre faite de la maniére la plus expresse par les portiers et autres domestiques. Peu a peu l’usage a transformé le taux des bakhschisch en sommes fixes. Les riches Orientaux sont d’ailleurs bien moins tourmentés que les étrangers par ces cris de bakhschisch! bakhschisch! de leurs nationaux pauvres, de méme qu’en Italie l’indigéne est bien moins en butte aux obsessions des mendiants que les voyageurs anglais, russes, francais, etc.
BAKOU, ville denviron 8,000 habitants, dans la péninsule d’Abschéron et non loin de Ja mer Caspienne, En raison de ses nombreuses sources de naphte et des colonnes enflammées qui s’élévent de terre, Bakou est tenu par les Parsis, vulgairement appelés Guébres, et par les flindous, pour une ville sainte, et surnommé le Paradis des Roses. De méme que les chrétiens et Jes juifs vont en pélerinage a Jérusalem, ceux qui adorent la Divinité sous le