‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 252 sur 488 · BALADIN — BALANCE HYDROSTATIQUE · texte numérisé non relu

BALADIN — BALANCE HYDROSTATIQUE

ensuite, et cette seconde condition est la plus importante, que le point d’appui divise exactement le fléau en doux parties égales : pour voir si cette condition est remplie, il suffit — de mettre deux corps en équilibre dans les bassins et de les changer ensuite de place : si les bras de levier sont égaux, l’équilibre subsistera encore; dans le cas contraire, il sera détruit , et pour rectifier la balance on changera le point d’appui ou le point de suspension de l'un des bassing.

Ajoutons a la premiére condition que le centre de gravité doit en outre se trouver un peu au-dessous du point de sus-pension. S’il était au-dessus ou s’il coincidait avee ce point, équilibre de la machine serait instable ou indifférent, c’est-a-dire qu’on aurait une balance folle dans le premier cas, paresseuse dans le second.

Quant a la condition d’égalité des bras de levier, si elle n’était pas remplie, on pourrait cependant se servir de la balance sans la rectifier, en employant un procédé dd a Borda et connu sous le nom de méthode des doubles pesées. On place dans un des bassins le corps que |’on veut peser, et on met dans l’autre une matiére quelconque en quantité suffisante pour établir l’équilibre; on retire ensuite le corps du premier bassin, et on le remplace par des poids connus, de maniére 4 ramener l’équilibre. I] est évident que l’ensemble de ces derniers poids équivaut au poids cherché.

Seulement il faut toujours s’assurer que le fléau est bien horizontal, et pour cela il porte en son milieu une aiguille qui lui est perpendiculaire, et qui lorsqu’elle est verticale correspond & une marque fixe.

Une bonne balance doit étre trés-mobile, pour que le plus petit poids ajouté d’un cété ou de l’autre fasse trébucher le fléau. I] faut donc rendre le frottement le plus petit possible : c’est pourquoi on donne au fléau, vers son point de suspension, la forme d’un couéeau, dont le tranchant seul porte sur l’appui. Deux autres couteaux placés aux extrémités, et dont l’aréte est tournée en haut, concourent au méme résultat. Dans Jes balances, dites de Roberval, dont les bassins sont fixés au-dessus du fléau, tout le systéme est porté par unique couteau du milieu ; ces instruments, commodes du reste, ne sont pas susceptibles du méme dogré de justesse que les balances a trois couteaux.

Dans la balance d’essai, qu’on emploie pour les opérations délicates, le fléau est traversé par un couteau d’acier dont le tranchant repose sur des plans d’acier ou d’agate. Le centre de gravité du fléau peut étre élevé ou abaissé av moyen d’un écrou mobile. Enfin, pour conserver le poli au couteau, on adapte a la balance un systéme de fourchettes qui viennent saisir le fléau par dessous et qui le maintiennent pendant qu’on charge les bassins; puis, en laissant doucement redescendre les fourchettes, le couteau vient se reposer sur ses plans, et le fléau peut faire des oscillations plus ou moins grandes, suivant que les fourchettes ont été plus ou moins abaissées. Une telle balance, ayant 500 grammes dans chaque bassin, trébuche facilement par l’addition d'un milligramme dans lun d’eux.

On a imiginé de faire servir la balance aux opérations de larithmétique et de ’algébre. Nous parlerons de cette application a article Caucu.en (Instruments 4), E. MeRLicox.

BALANCE ( Astronomie ). La mythologie fit de la balance le symbole de l’équité, et, par suite, ’'undes attributs de Thémis. Astrée aussi avait une balance qu’elle déposa au ciel, et qui y fut transformée en une constellation du zodiaque placée a Vest de la Vierge. Le signe de la Balance

est -L.

BALANCE HYDROSTATIQUE. Cet instrument est une balance ordinaire dont Pun des plateaux porte inférieurement un crochet auquel on suspend par un fil les corps, qu’on peut ainsi peser alternativement dans lair et dans l'eau. Cette balance sert 4 démontrer par l'expérience le principe hydrostatique d’Arehimeéde; dans la pratique, on l'emploie pour déterminer les densités des corps. La

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