‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 259 sur 488 · BALDAQUIN — BALDUNG · texte numérisé non relu

BALDAQUIN — BALDUNG

tellement & Alexandre VII, que ce pape gratifia l’auteur

dune médaille d’or, Au reste, autant il excellait dans la poésie latine, autant il était mauyais poéte quand il es-

sayait d’écrire dans sa propre langue. On a un recueil de

ses poésies imprimé 4 Cologne, 1660, contenant des odes, des épodes, des sylves, des poésies héroiques, des satires,

des poésies diverses. Une autre édition en a paru & Munich

en 1729. Ses ceuvres choisies ont été publiées 4 Turin en

1805-1818, par Jean-Conrad Orellius.

BALDER. Voyez Batpur.

BALDI (Bernarpino), abbé de Guastalla, né 4 Urbin, en 1553, d’une noble famille originaire de Pérouse, est resté célébre dans l’histoire des sciences, par la merveilleuse universalité de ses connaissances. A une mémoire vraiment extraordinaire, 4 une incomparable vivacité d’intelligence, il joignait la plus vive ardeur pour l'étude. Aussi s’essaya-t-il dans tous les genres; il fit des vers (et ses poésies sont demeurées classiques en Italie); il s’occupa de géograpbie, d’histoire, de philosophie, d’archéologie, de mathématiques, écrivit sur les diverses branches de la science humaine plus de cent ouvrages différents, et trouva encore le temps d’apprendre non-seulement toutes les langues de Europe, mais une grande partie de celles de l’Orient. On cite parmi ses ouvrages un poéme didactique, Nautica (la Navigation ), de délicieuses églogues, cent apologues, presque tous de son invention, des commentaires sur Vitruye ef sur les problémes de mécanique d’Aristote. Il mourut en 1617.

BALDINUCCI (Fitiro), né a Florence, en 1624, mort en 1696, avait acqnis des connaissances trés-étendues sur la peinture et la sculpture. L’étude approfondie des ouvrages des grands maitres lui avait fait faire tant de découvertes, qu’il put répondre au veeu que lui exprima le cardinal Léopold de Toscane, et entreprendre une histoire compléte de la peinture. Baldinucci la commenga 4 Cimabué, le restaurateur de l’art, et la continua jusqu’aux grands peintres qui florissaient dans la derniére partie du dix-septiéme sidcle. Il ne put, au reste, exécuter qu'une partie de son plan, et faire paraitre de son vivant que trois yolumes de cet ouvrage. Le restant, qui n’est guére qu’ébauché et qui offre de grandes lacunes, parut seulement aprés sa mort, et fut publié a Florence, del’année 1702 a V’année 1720. On aaussi de lui un Traité sur la Gravure sur cuivre, suivi de la vie des plns célébres graveurs, ouvrage fort estimé. Le style de cet écrivain est pur, ses renseignements exacts, L’Académie della Crusca Vavait admis au nombre de ses membres,

BALDUCCI (Francesco), poéte, néa Palerme vers la fin du seiziéme siécle, et mort & Rome en 1642. Entrainé par un caracttre ayentureux et une imagination ardente, il consuma sa jeunesse dans une vie pleine de hasards et de miséres. A bout de ressources, il s’élait vu réduit A s’enrdler dans les troupes envoyées en Allemagne par Clément VIII. Reyenu en Italie, il chercha d’abord a vivre de ia protection de quelques grands seigneurs, puis crut trouver dans l'état ecclésiastique un refuge assuré contre le malheur qui semblait décidément son lot ici-bas, et devint chapelain de l’hdpital Saint-SixteA Rome. Etant tombé malade chez le prince Gallicano, qui lui avait donné un logement dans son palais, i] craignit d’étre importun, et se fit transporter 4 ’hdpital Saint- Jean de Latran, ov il expira, aprés vingt-deux jours de fivre. Ses Rime (Rome, 1645-1647) lui assurent une place honorable parmi les meilleurs poétes anacréontiques de l'Ilalie; peut-dtre, cependant, ses Canzoni Siciliane ( insérées dans le tome I*' du Muse Siciliane, 1647 ), écrites dans le dialecte sicilien, ont-elles encore plus de charme., Au rapport de Crescimbeni, Balducei aurait le premier composé des cantates et des oratorios.

BALDUNG (Hans), dit Ze Verd, Pun des principaux peintres de la vieille école allemande, et dans les travaux duquel il est facile de reconnaitre l’influence d’Albert Durer

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